BEGIN:VCALENDAR
VERSION:2.0
PRODID:-//Galerie Depardieu - ECPv6.15.20//NONSGML v1.0//EN
CALSCALE:GREGORIAN
METHOD:PUBLISH
X-WR-CALNAME:Galerie Depardieu
X-ORIGINAL-URL:https://www.galerie-depardieu.com
X-WR-CALDESC:Évènements pour Galerie Depardieu
REFRESH-INTERVAL;VALUE=DURATION:PT1H
X-Robots-Tag:noindex
X-PUBLISHED-TTL:PT1H
BEGIN:VTIMEZONE
TZID:Europe/Paris
BEGIN:DAYLIGHT
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:CEST
DTSTART:20210328T010000
END:DAYLIGHT
BEGIN:STANDARD
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:CET
DTSTART:20211031T010000
END:STANDARD
BEGIN:DAYLIGHT
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:CEST
DTSTART:20220327T010000
END:DAYLIGHT
BEGIN:STANDARD
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:CET
DTSTART:20221030T010000
END:STANDARD
BEGIN:DAYLIGHT
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:CEST
DTSTART:20230326T010000
END:DAYLIGHT
BEGIN:STANDARD
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:CET
DTSTART:20231029T010000
END:STANDARD
END:VTIMEZONE
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20220217T160000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20220326T183000
DTSTAMP:20260427T035021
CREATED:20220128T194150Z
LAST-MODIFIED:20220128T194150Z
UID:3634-1645113600-1648319400@www.galerie-depardieu.com
SUMMARY:Exposition Jacques Renoir – Délices en cieux
DESCRIPTION:Jacques Renoir – Délices en cieux\nVernissage le jeudi 17 février de 16h à 21h. \nEn présence de l’artiste\nExposition jusqu’au 26 mars 2022\nEntrée libre \nUn catalogue sera édité dans le cadre de l’exposition.\nJacques Renoir fera une présentation et dédicace le jeudi 17 février 2022\, pendant le vernissage. \n \nLa délicencieuse exposition de Jacques Renoir \nLa photographie de nu remonte aux années 1850. C’est dire l’ancienneté de ce motif qui représentait alors presque la moitié des prises de vue en circulation. Avec le portrait et le paysage\, on a l’essentiel des thèmes portés par une technique nouvelle qui venait tout juste de naître.\nLa peinture gardait jalousement ses prérogatives multiséculaires et renvoyait cet art naissant aux animations de foire\, aux besoins des artistes d’avoir des modèles à reproduire pour pas cher\, et aux scientifiques. Quant aux nus\, les salons de l’Académie proposaient en couleurs des scènes audacieuses\, incroyablement sensuelles et qui s’affichaient avec le voile pudique des références antiques et de l’autorité incontestable des maîtres anciens.\nPourquoi ce rappel du passé quand il s’agit de parler d’une exposition qui se tient aujourd’hui à plus de cent cinquante ans de distance ? Parce que la parenthèse de la « révolution sexuelle » et du « il est interdit d’interdire » a vécu. Nous en revenons a des problématiques d’un XIXe siècle qui nous parait plus proche que jamais. On excuse la présentation muséale et non voilée de la peinture de Courbet « L’origine du monde »\, mais la même réalité en photo dans le même contexte enflammerait le tribunal des réseaux sociaux.\nOr Jacques Renoir a voulu cette présentation\, avec l’indépendance du créateur qui poursuit ses propres exigences. Chaque photo a été choisie avec soin\, avec cette ingénuité qui est la signature de sa souveraine liberté.\nLes photos « enflammées » retiennent l’attention. On pense à un autodafé de représentations érotiques\, à moins que ce ne soit le corps lui-même qui prenne feu de désir. Le temps de la disparition est suspendu\, laissant le spectateur à sa méditation. Les mêmes photos sont exposées dans leur intégralité. Certaines d’entre elles ont été prises dans le contexte d’une chapelle privée désaffectée. La position du corps évoque souvent une crucifixion à moins que ce ne soit un abandon\, un envol ou une offrande. On pourra toujours évoquer le martyr de sainte Julie ou d’autres saintes crucifiées parfois représentées avec la poitrine nue\, ou encore le martyr de femmes chrétiennes arméniennes durant le Génocide.\nLa photo de l’affiche joue avec le double sens de son titre : « Délices en cieux ». On y voit ce que j’appelle une « Fleur du mal » : un corps mort ou endormi\, aux bras étendus\, peut-être déposé dans cette fosse éclaboussée alentour de coquelicots comme autant de taches de sang. On pense aux « poppies » de la tradition anglo-saxonne qui font référence à la Première Guerre mondiale et au poème de John McCrae qui évoque les tombes des soldats morts au combat : « In Flanders Fields » : « Dans les champs des Flandres\, les coquelicots fleurissent entre les croix… ». On pourrait également penser en voyant ces papavéracées au dieu du sommeil et des rêves\, Morphée\, dont ils sont le symbole. Il y a ici une inquiétante étrangeté.\nLes images de corps blancs sur fond blanc\, ou de corps noirs sur fond noir\, sont particulièrement intéressantes. Ce n’est plus seulement le corps qui est dévêtu\, mais l’image elle-même qui se dépouille. Ici la photographie se montre telle qu’elle est : une « écriture avec la lumière \nLes blancs sur fond blanc sont particulièrement émouvants. Le corps féminin est opalescent\, à peine habillé d’un trait. On est au bord d’une disparition dans la lumière qui s’écrirait presque totalement.\nJacques Renoir n’est pas un jeune homme certes\, mais c’est un jeune artiste. Il n’hésite pas à se renouveler et à prendre des risques comme de se mettre en scène nu au milieu d’une de ses expositions.\nL’autre prise de risque est celle du triptyque « Le berceau » que j’appellerai les « crèches ». Ces photos peuvent produire sur le spectateur un effet que je rapprocherai du « Déjeuner sur l’herbe » de Manet\, et que le peintre désignait familièrement de « Partie carrée ». Dans les deux cas\, il s’agit d’un détournement de l’allégorie ou de la représentation traditionnelle. L’un y verra un objet de scandale\, ou au mieux une de ses images limites qu’il vaudrait mieux réserver pour l’alcôve. Un autre méditera sur la réalité de l’enfantement que masque la représentation sacrée. Un autre encore fera comme Émile Zola devant « Le déjeuner ». Celui-ci précise que la foule aurait dû juger « comme doit être jugée une véritable œuvre d’art… Elle a cru que l’artiste avait mis une intention obscène et tapageuse dans la disposition du sujet… Le sujet est un prétexte\, Tandis que pour la foule le sujet seul existe » (in Édouard Manet\, 1867).\nJe voudrais terminer sur une des photos qui me parait la plus emblématique\, celle ou une femme nue\, vue de dos est enserrée d’ombre entre les deux lèvres de la cavité d’un tronc d’arbre. Il y a là un effet de mise en abîme que vient renforcer une forte ligne parcourant le corps de haut en bas. Le travail de la lumière fait un effet de Bocca della Verità\, de Bouche-de-la-Vérité. Si le corps ne disparaît pas\, c’est qu’il dit la vérité\, vérité du corps\, vérité du magnifique et soutenu travail de Jacques Renoir. \nR. Sélavy. Prêtre\, écrivain.
URL:https://www.galerie-depardieu.com/event/exposition-jacques-renoir-delices-en-cieux/
LOCATION:Galerie Depardieu\, 6 rue du docteur Jacques Guidoni\, Nice\, 06000\, France
CATEGORIES:Agenda,exposition
END:VEVENT
END:VCALENDAR