Présentation


Artiste au parcours atypique, complète ses installations par des photographies de grand format sur la même problématique.
Une "mystérieuse énergie noire" (sic) dont pour le moment on ne sait rien et on ne peut rien dire si ce n'est... qu'elle existe. On peut donc remarquer sans trop extrapoler que ce que nous observons quand nous observons l'univers ce n'est pas le réel, mais notre perception du réel. Nous devons alors nous interroger sur ce qui fonde la perception. Or il semble, et dans un même mouvement, qu'il soit également question d'une "révolution des sciences cognitives". Notre perception d'un univers tridimensionnel ne pourrait être qu'une "extraordinaire illusion" puisque celle-ci n'est qu'une construction de notre cerveau à partir d'une image à deux dimensions formée sur la rétine... Les règles de la perspective nous renseigne davantage sur notre appareil visuel et ses caractéristiques que sur le réel. La physiologie de la perception et la psychologie sont une chose, mais elles ne peuvent suffire à tirer des conclusions définitives sur la nature ultime de la réalité. A l'infini, dans toutes les directions, ce que nous observons en dernière analyse c'est "nous-mêmes", notre pensée, notre capacité à élaborer des concepts, émettre des hypothèses. L'observateur est l'observé.
Ajoutons à cela une sidérante prolifération des moyens de communication et des images et nous y sommes : toutes les conditions sont réunies pour qu'enfin le "réel" se déchire. Chacun de nous peut, potentiellement, communiquer avec toute la planète. Chacun de nous peut créer, archiver, avoir accès à des milliards de données, d'informations, d'images et de sons... Face à une telle cacophonie, chacun de nous doit déterminer ce qui pour lui fait sens. Et quelles types de connexions il souhaite établir avec les autres. Chacun de nous, et pas seulement les artistes, crée son propre monde. Il en a toujours été ainsi. Nous venons seulement de le comprendre. D'en prendre conscience. Quelle solution reste-t-il quand on comprend que le monde n'est pas "réel" mais que nous sommes le monde ?
Commencer par s'inventer soi, puis tenter d'établir des connexions nouvelles, inédites. Peut-être. Le moyen le plus simple pour rendre ces notions accessibles est la création d'un cube dont les six faces internes sont un miroir. Une des faces est un quart de cercle. Le cube ainsi est toujours "ouvert". Entrer dans le cube et tenter l'expérience. Il pourrait alors s'agir d'un acte inaugural..