Expositions


Exposition 2010 : "Murs vifs"
Du 11 février au 6 mars 2010

« L'art de Miguel est un art du bâti, un art qui dit (ne cache pas) le projet, le travail et la construction ; un art qui se concrétise dans des fragments de mur mobile, en (re)construction ou en (re)naissance qui ont pris la place des tableaux. Dans cette construction, le rôle de la couleur est singulier : selon les périodes, la jubilation colorée alterne avec l'emploi de noirs denses, bitumeux, souvent mêlés de suies- auxquels les agrégats du béton – ils vont des graviers aux granulats polymères, aux tissus, copeaux, sciures et cendres- donnent des aspects, des densités et des effets sans limites. Dans tous les cas, ces éléments qui contribuent à construire le mur définissent, en même temps, les réserves et les pertes dans les murs qu'ils construisent. Ces trouées et ces pertes, plus ou moins importantes, ne sont pas creusées après coup dans le béton sec : elles sont le produit d'une procédure de construction. » (2007"L'art fait le mur" Raphaël Monticelli)
« Naturellement les artistes en ont profité. Seurat s'est mis à peindre aussi le cadre. Mais alors où s'arrêter ? Pourquoi ne pas déborder sur le mur à côté ? On avait cru que le cadre était là pour protéger la peinture des agressions extérieures. On s'apercevait qu'il servait aussi, un peu comme le mur de Berlin, à la contenir dans ses frontières, à l'empêcher de se répandre, de s'évader, à protéger notre logis de l'envahissante peinture. » (2007 "Pile ou face » à propos de Martin Miguel, Michel Butor)