Expositions


Exposition 2008 : Marcel ALOCCO invite
Du 16 mai au 20 juin 2008

Christian Depardieu a donné carte blanche à Marcel Alocco pour exposer avec les artistes de son choix dans sa galerie. L'enfant du pays, qui fut l'un des pionniers de la célèbre Ecole de Nice, a choisi un singulier échange franco-italien.
Au rez-de-chaussée vous découvrirez six artistes aux démarches fort différentes d'apparence, de structures et de matériaux. A travers des pratiques textiles, fabrication, couture et tissage (Maria Colonna, Sophie Losson, Marcel Alocco) ou celles de matériaux lourds, pâtes colorées, plâtres et bétons armés (Michèle Brondello, Martin Miguel) ou encore la mise en question de la vérité-mensonge de l'objet artistique à travers l'acte de restauration simulé ou la dénonciation brutale (« Io mento » écrit William Xerra), ce sont les strates successives de l'œuvre dans son histoire personnelle et historique qui sont mises en jeu par ces six artistes.
Au sous-sol vous trouverez les jeunes artistes, Isabella Genovese, Francesca Manetta, Claudia Valla, formées en diverses disciplines à l'Ecole de Brera, constituant le groupe « Coccodrilli a Manovella » créé à Piacenza (Italie). Les « Coccodrilli a Manovella » travaillent depuis trois ans sur des installations évolutives en salle ou en extérieur : aux trois étapes de « Hortus » présentées en Italie en 2007 et 2008, succédera à Nice une exposition centrée sur le thème de la mystérieuse transformation de la chrysalide.

Exposition 2010 : Marcel ALOCCO : « D'Ève aux Demoiselles »
Du 11 mars au 6 avril 2010

Le travail sur la matérialité du tissu, déchiré, cousu, ou dé-tissé, se poursuit aujourd'hui aussi autour de copies de dessins d'enfants auxquels il donne le même statut muséal qu'aux images tirées de l'histoire de l'art, de Lascaux à Cranach, jusqu'à Picasso….

Raphaël Monticelli : La Peinture en Patchwork - Morceau choisi

….La Peinture en Patchwork, c'est d'abord un principe paradoxal d'éparpillement/unification... Le premier geste du Patchwork d'Alocco, ce n'est pas de réunir des fragments qui existent, c'est de déchirer une toile sur laquelle il a préalablement déposé des images, c'est de se constituer un stock de fragments dans lesquels la déchirure de la toile provoque celle de l'image... L'éparpillement produit ainsi un traitement indifférencié de l'image et de l'un de ses outils, son support, de sorte que leur distinction devient caduque.
….La Peinture en Patchwork, c'est ensuite un principe paradoxal de décomposition/composition... L'éparpillement de l'état initial du tableau détruit la composition première; le remontage des fragments, tendanciellement aléatoire, propose une composition autre, dans laquelle le regard n'est pas guidé par le vouloir-composer de l'artiste mais par les ruptures entre fragments, son vouloir rompre, ainsi se crée un espace particulier qui met le regard en mouvement, et qui est le lieu où se joue symboliquement notre rapport quotidien aux ruptures d'espaces... En d'autres termes l'espace du Patchwork d'Alocco, c'est le lieu nouveau dans lequel se brise le schéma gauche/droite/Haut/bas, il marque la volonté de donner un espace sémiotique nouveau.

Catalogue "Marcel Alocco, Peinture en Patchwork, quinze fragments",
Centre d'Arts Plastiques de Royan, (Février 1995).