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Exposition Giuseppe Fabris – Lockdown

septembre 17 @ 14 h 30 min - octobre 31 @ 18 h 30 min

Ouverture de l’exposition le 17 septembre.
Exposition au sous-sol jusqu’au 31 octobre 2020.
Entrée libre

La bella e l’ostrica

La réalité dépasse toujours de toute façon la fiction.

Cette série de dessins est un foisonnement de signes, dans lequel l’unique fil conducteur est la silhouette qui apparaît toujours au bas de la feuille. L’univers qui se crée dans l’espace est, la plupart du temps, indéfini et composé de gribouillis incertains, de traits à peine suggérés et interrompus comme un griffonnage d’enfant, ultime particule d’un mouvement qui erre sans but à travers un automatisme qui construit ou déstructure le signe, qui peut donner forme à un reconnaissable, tel qu’un objet, un visage, un animal ou autre et c’est seulement à cet instant qu’il se décide à se définir pour se mettre au point ou le laisser comme un fond voilé. Cette façon d’agir nous oblige à aiguiser notre regard pour découvrir différentes situations à peine suggérées, qui donnent ainsi assez d’espace à l’observateur pour imaginer une ou plusieurs histoires qui, en fin de compte, vont toujours rester suspendues et indéfinies.
Après avoir observé le premier dessin, m’est venue à l’esprit une phrase liée à une image : « Le sommeil de la raison engendre des monstres », titre d’une eau-forte de Francisco Goya, dans la série des Caprices.
L’espace blanc et neutre a toujours été pour moi un défi en dessin, mais c’est aussi beaucoup plus que cela, un acte de conscience, tout ce qui transparaît de ce fond neutre, de la parole et du dessin à la peinture et qui est, qu’on le veuille ou pas, un signe. C’est pour cette raison que j’ai longtemps utilisé le dessin d’une façon graphique et pour ainsi dire aseptique et analytique, pour qu’on lise clairement ce que je voulais dire.
Aujourd’hui le signe improvisé et sans modèle devient chaud et nomade en passant du paradoxe au confusionnisme, mais n’est jamais utilisé comme remplissage stérile puisque conscient. Le signe peut être lyrique, cacophonique, analytique, statique , paradoxal, poétique, vulgaire, parfois violent même si tout est maîtrisé et contrôlé.
Avant tout il y a l’homme, le leitmotiv, je m’achemine donc sur un parcours jamais défini ou tracé, comme dans une aventure, comme une marche dans un bois sans sentier, comme un voyage sans but, comme… Le Voyage.
Je déambule dans cet espace réduit à peine plus grand qu’un A4 qui devient incroyablement vaste par rapport au moyen utilisé, un feutre à pointe fine, tel le transmetteur minuscule des synapses qui fluctuent dans le macrocosme de l’inconscient.
Cette immersion en moi-même pendant que je me promène ou que je cours dans le noumène porte aussi, pour qui veut donner le temps à son temps, à faire un parcours intime et méditatif, donc un non-dit, une image cachée, une histoire à composer qui fait la place à l’interprétation personnelle.
Dans ce voyage dans l’inconnu, les définitions des limbes et du Bardo coïncident, bien que dans le premier cas ce non-lieu est animé d’angoisse et d’inquiétude, alors que dans le deuxième il nous est dit qu’avec la profonde libération de l’esprit nous sommes prêts à rencontrer sereinement et sans peur les divinités pacifiques et courroucées.

Détails

Début :
septembre 17 @ 14 h 30 min
Fin :
octobre 31 @ 18 h 30 min
Catégories d’évènement:
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Organisateur

Galerie Depardieu

Lieu

Galerie Depardieu
6 rue du docteur Jacques Guidoni
Nice, 06000 France
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Téléphone :
0966890274