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SUMMARY:Exposition Anna.Laclaque – Femme fractale
DESCRIPTION:Anna.Laclaque – Femme fractale\nVernissage Jeudi 18 septembre de 18h à 20h\, en présence de l’artiste.\nExposition jusqu’au 31 octobre 2025\nEntrée libre\nDu lundi au samedi de 14h30 à 18h30 \n \nLe projet FEMME FRACTALE est né de promenades nocturnes à travers les métropoles du monde. anna.laclaque projette sa propre image sur des murs de maisons\, des objets\, de l’eau ou des déchets rencontrés au hasard. Les projections fusionnent avec les surfaces ; la silhouette de la femme est fragmentée\, multipliée\, déformée et fractalisée jusqu’aux limites du reconnaissable.\nL’artiste s’intéresse à explorer les limites de son propre soi dans différents environnements et contextes. Plutôt que d’être un écran de projection pour les autres\, elle se projette pour se réinventer et se redéfinir sans cesse. Dans l’obscurité de la nuit\, ce fragile instant d’autodétermination jaillit un aperçu mystérieux et fugace d’elle-même. Les photographies de Michel Lavignon témoignent de ces métamorphoses mystérieuses et éphémères.\nPour l’auditorium de l’exquis théâtre de jazz de la Galerie Depardieu\, anna.laclaque a sélectionné quelques « femmes fractales » particulièrement adaptées et les a installées dans le théâtre comme auditrices. \nINSTALLATION SPATIALE. VOIX. VIDÉO. PERFORMANCE. PEINTURE.\nDÉCLARATION ARTISTIQUE\nL’œuvre d’anna.laclaque a pour thème la représentation de la diversité fluide de l’individu. Afin d’élargir le spectre des différentes facettes de l’être et ainsi de les rendre tangibles\, l’artiste développe de vastes installations issues d’un travail transmédia utilisant les médias du chant\, de la performance\, de la vidéo et de la peinture. anna.laclaque puise sa matière artistique dans un travail performatif avec son propre corps et sa propre voix.\nSa voix d’opéra\, déformée par des effets électroniques en direct\, joue un rôle central dans de nombreuses performances et s’intègre comme élément structurel dans ses vidéos expérimentales et ses installations spatiales et multimédia. \nThe project FEMME FRACTALE was conceived during nighttime strolls through the world’s metropolises. anna.laclaque projects her own image onto randomly encountered house walls\, objects\, water\, or garbage. The projections merge with the surfaces; the woman’s figure is fragmented\, multiplied\, distorted\, and fractalised to the limits of the recognisable. The artist is interested in exploring the boundaries of her own self in different environments and contexts.\nInstead of being a projection screen for others\, she projects herself to continually reinvent and redefine herself. In the darkness of the night\, this fragile moment of self-determination flashes forth\, a mysterious\, fleeting glimpse of herself. Michel Lavignon’s photographs bear witness to these mysterious\, transient metamorphoses. For the auditorium of the exquisite jazz theater of the Galerie Depardieu\, anna.laclaque has selected some particularly adapted « femmes fractales » and installed them in the theater as audience. \nROOM INSTALLATION. VOICE. VIDEO. PERFORMANCE. PAINTING.\nARTISTIC STATEMENT\nThe theme of anna.laclaque’s art is the representation of the fluid diversity of the individual. To expand the spectrum of the various facets of the self and thus make them tangible\, the artist develops expansive installations that arise from transmedia work including singing\, performance\, video\, and painting. anna.laclaque draws her artistic material from performative work with her own body and voice. Her opera voice\, distorted by live electronics\, plays a central role in many performances and flows as a structural element into her experimental videos and multimedia spatial installations.
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SUMMARY:Exposition Corinna Rosteck – Double jeu
DESCRIPTION:Corinna Rosteck – Double jeu\nVernissage en présence de l’artiste.\nExposition jusqu’au 25 octobre 2025\nEntrée libre\nDu lundi au samedi de 14h30 à 18h30 \nJanus Double ©CorinnaRosteck\nCapturer l’invisible \nCorinna Rosteck présente à la Galerie Christian Depardieu des œuvres photographiques et des vidéos fascinantes\, créées en collaboration avec diverses compagnies de danse internationales\, des performances et d’autres partenaires créatifs. L’artiste travaille avec des expositions multiples et doubles. Les superpositions capturent l’invisible\, des moments de transition qui se superposent\, créant une transparence incroyable et aussi une certaine irritation. La plupart des œuvres photographiques ont le caractère d’une peinture. Est-ce un rêve ? Un tourbillon de cheveux longs et légers. Un tissu transparent\, qui semble fondre\, entoure la danseuse. Où est le visage ? La silhouette s’estompe dans le mouvement\, se dédouble. Janus Double est le titre de la photographie exposée. La composition centrale en noir et blanc de deux danseurs capture de manière très précise la dualité\, la contradiction et l’ambivalence du dieu romain des commencements et des fins. Les lignes des deux corps s’unissent comme un grand « X »\, tout en essayant simultanément de se détacher l’un de l’autre. La lumière et l’ombre racontent l’histoire de l’interaction déchirante de la production actuelle de la chorégraphie de Nora Wertheim.\nDans l’abstraction\, le mouvement est tangible et visible. Les œuvres photographiques vont de la pièce Rough Cut de Pina Bausch au butô japonais moderne. L’exposition offre un incroyable éventail de photographies de danse et de mouvement sur des surfaces brillantes uniques. \nCorinna Rosteck presents at Galerie Christian Depardieu fascinating photographic works and videoart\, which were created in cooperation with various international dance companies\, performances and other creative partners. The artist works with multiple and double exposures. superimpositions capture the seemingly invisible\, moments of transition on top of each other\, creating incredible transparency and also irritation. Most of the photographic artwork have the character of a painting. Is this a dream? A feathery swirl of long hair. Seemingly melting\, transparent fabric surrounds the dancer. Where is the face? The figure blurs in the movement\, doubles itself.\nJanus Double is the title photograph of the exhibits on display. The black and white\, central composition of two dancers captures the duality\, contradiction and ambivalence of the Roman god of beginnings and endings in the most precise way. The lines of the two bodies unite like a large “X”\, simultaneously trying to break away from each other. Light and shadow tell the story of the lacerating interplay of the current production of Nora Wertheim’s choreography. In the abstraction\, the movement is tangible and visible.\nPhotographic artworks range from Pina Bausch’s piece Rough Cut to modern Japanese Butoh – the exhibition offers an incredible spectrum of dance and movement photography on unique shiny surfaces. \nhttps://www.corinna-rosteck.de/\nhttps://linktr.ee/corosteck\nhttps://www.instagram.com/corosteck/ \nVisuel Janus Double ©CorinnaRosteck\, photo artwork on metal on Aludibond\, 50x90cm\, Performance and Choreography with Noa Wertheim (Vertogo Dance Company) /dancer and perfomaner from Tanz_Kassel/ Staatstheater Kassel \n 
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SUMMARY:Exposition Haralampi G. Oroschakoff – “Prêt-à-porter”\, 2015 – 2024
DESCRIPTION:Haralampi G. Oroschakoff – “Prêt-à-porter”\, 2015 – 2024\nVernissage Jeudi 5 juin de 16h à 21h\, en présence de l’artiste.\nExposition jusqu’au 31 juillet 2025\nEntrée libre\nDu lundi au samedi de 14h30 à 18h30 \n \nLe peintre et écrivain de renommée internationale Haralampi G. Oroschakoff présente ses dernières œuvres à la galerie Depardieu. Il s’agit de sa troisième exposition individuelle dans cette importante galerie située au cœur de Nice. \nLa série « Prêt-à-porter » présentée ici a été réalisée entre 2015 et 2024 et se compose de 11 peintures\, 32 œuvres sur papier\, ainsi que de 5 objets bijoux en cire\, argent\, zircon/or et céramique. \n« Le prêt-à-porter\, la mode vestimentaire prête à porter\, en taille standard et à l’état fini\, s’oppose à la haute couture surmesure. C’est Yves Saint Laurent qui a présenté le premier défilé de prêt-à-porter sur le podium en 1960\,même si Pierre Cardin en était le véritable inventeur. \nLa série du même nom se réfère à cet acte révolutionnaire de « démocratisation » de la mode\, avec tous les triomphes et drames qui ont suivi dans la mondialisation inéluctable du quotidien.\nSi le style est lié au raffinement et à l’obstination\, l’art en est la contribution subversive et individualisée. Si la beauté oblige toujours\, son invention est un acte individuel ». \nHaralampi G. Oroschakoff\, descendant d’une vieille famille russe exilée\, est un pionnier et un bâtisseur de ponts culturels et historiques entre l’Est et l’Ouest. Depuis 1981\, il s’est engagé dans une confrontation qui englobe l’identité\, l’histoire et la spiritualité. \nSes œuvres d’art\, composées de peinture\, de dessin\, d’installation et d’écriture\, allient une profondeur symbolique et une iconographie complexe\, des éléments issus de la tradition orthodoxe\, de l’avant-garde russe et du modernisme occidental.\nOroschakoff vit et travaille à Berlin\, à Vienne et sur la Côte d’Azur. Alors qu’il était encore un petit garçon\, tenu par la main de ses parents\, Cannes est devenu\, après Vienne\, le deuxième centre de la famille et a ouvert au jeune Haralampi les voies de Picasso\, Matisse et Bonnard. En 1998\, après 30 ans passés à Cannes\, la famille s’est installée en face\, à Théoule sur Mer. \nSes œuvres se trouvent dans de nombreuses collections publiques\, notamment au MUMOK de Vienne\, au Lenbachhaus de Munich\, à la Berlinische Galerie\, au Museum für Moderne Kunst de Prato\, dans les collections Duerckheim et Andra Lauffs-Wegner ainsi qu’au MCA de Chicago. \nSur la Côte d’Azur\, Haralampi G. Oroschakoff a participé à d’importantes expositions.\nReprésenté par la galerie Joachim Becker à Cannes\, ses œuvres ont été présentées dans les concepts d’exposition à grande échelle de Christian Bernard\, dont « Sous le soleil exactement » I et II à la Villa Arson à Nice en 1988-1989\, et avec Gina Pane dans « Icônes » sous François Nedellec au Musée de la Castre à Cannes en 1988. Sa vaste exploration picturale de l’avant-garde russe « Être là au Bord du Monde : Voyageurs et Orientalistes »\, commencée en 1998 sous la direction artistique de Christian Bernard au Musée d’Art moderne et contemporain (Mamco) de Genève\, l’a conduit en 1999 au State Russian Museum/Museum Ludwig de Saint-Pétersbourg et en 2000 au Centre Contemporain/Espace St. Bernardin du Cannet. \nEn 2021/2022\, sa vaste exposition individuelle « Visages des frontières » a eu lieu au Musée des explorations du monde à Cannes. Elle se poursuivra à l’automne 2025 au Musée national d’art de Bakou/Azerbaïdjan. \nVisuel : Prêt-à-porter #1\, 2022\nAcrylique et vernis sur toile\n80 x 60 cm
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SUMMARY:Exposition Oksana Sokolova – 8 jours au pouvoir
DESCRIPTION:Oksana Sokolova – 8 jours au pouvoir\nVernissage Jeudi 15 mai de 18h à 21h\, en présence de l’artiste.\nExposition jusqu’au 21 juin 2025 prolongée jusqu’au 26 juillet 2025\nEntrée libre\nDu lundi au samedi de 14h30 à 18h30 \n \nOksana Sokolova\, artiste plasticienne et architecte\, utilise divers médias comme la photographie\, l’installation et la peinture pour explorer les défis sociétaux\, les mutations temporelles et les actions individuelles. Les sujets explorés sont mis en avant en fonction de ses questionnements. Ils peuvent varier et prendre diverses formes en fonction du contexte dans lequel elle se voit évoluer. \nSon projet « 8 jours au pouvoir » tente de mêler critique sociale et discours politique\, mettant un accent sur les thèmes de la liberté et de manipulation des masses. \n« Le projet « 8joursaupouvoir » raconte l’expérience d’une personne qui détient le pouvoir.\nLa vie des gens\, a-t-elle une valeur égale entre celle qui possède le pouvoir et ceux qui le\nsubissent ? La question de liberté est à la base de ce projet. Ce qui m’intéresse particulièrement ici\, c’est les ressentis non pas de la personne manipulée\, mais de celui qui manipule\, qui « se trouve aux commandes ». Durant une expérience de 8 jours j’ai tenté de m’observer pendant la manipulation des êtres vivants – les escargots\, pour les obliger à dessiner des tableaux avec leur bave sur des supports que j’ai créé pour cela. Ce projet a plusieurs lectures possibles\, où la restriction des libertés peut être explorée sous les différents angles. » O.S. \nOksana Sokolova est diplômée en architecture et en arts plastiques à Paris. Actuellement\nelle vit et travaille à Nice.
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SUMMARY:FINISSAGE Moïse SADOUN - Bipolarités
DESCRIPTION:Samedi 10 Mai 2025 de 16h à 19h\nFINISSAGE Moïse SADOUN – Bipolarités\nEn présence de l’artiste. \n« C’est un autre temps qui inspire Moïse Sadoun\, celui du déplacement des lieux pour leur rendre une autre mémoire. En dernier recours je dirai que cette série des arbres éveille le regard et déplace l’esprit vers des horizons inaccessibles. Moïse Sadoun questionne en permanence le geste du photographe d’un côté et l’implication plastique de l’autre. Cette torsade me surprend et suspend ma réﬂexion sur la photographie. » Patrick Rosiu\, artiste 2025 \nEntrée libre
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SUMMARY:Exposition Cécile Andrieu – ARCHI-TEXTURES
DESCRIPTION:Cécile Andrieu – ARCHI-TEXTURES \nVernissage Jeudi 17 avril de 16h à 21h\, en présence de l’artiste.\nExposition jusqu’au 31 mai 2025\nEntrée libre\nDu lundi au samedi de 14h30 à 18h30 \n \nDésœuvrer au nom du monde. Les archi-textures de Cécile Andrieu\nCécile Andrieu continue\, admirablement obstinée\, à « désœuvrer » l’écrit\, les mots\, leurs intentions de sens\, pour les rendre à la matérialité et livrer ainsi à l’attention une esthétique paradoxale de l’inscription. De ce geste répété en des variations elles-mêmes repliées sur l’insistance : exposant des séries\, des scansions\, des rappels\, croît une affirmation créative qui tire sa nécessité de l’histoire. Car ce retour de l’imprimé à une matière ouvrée\, égrenée\, roulée\, enveloppée\, scrupuleusement reconditionnée\, fait monter à la présence un lien vital et originel au langage\, que noie aujourd’hui l’empire du visuel et du code. Etrange anamnèse qui donne à voir l’assourdi ou le défait en martyrisant l’objet de sa plaidoirie ! Qui confie la défense du sens à des supports du langage qu’elle rend méconnaissables ! Mais aveu clair du combat engagé lorsqu’il triture des dictionnaires et des encyclopédies\, notamment médicales\, sommes hantées par l’esprit analytique\, énumératif\, positiviste\, inventaires déjà découpés eux-mêmes en rubriques\, dénués de véritable texte. La création plasticienne remonte alors de son enfer : au creux et aux antipodes du langage-objet\, elle s’éclaire d’une autre parole\, restée vivante\, dont l’absence devient comme l’ultime chance de manifestation. Elle assume l’acte à la fois désespéré et patient de contrer un impossible : la numérisation du monde\, effacement de la vie au profit d’un artefact radicalement muet\, vecteur de contrôle et de marchandisation. L’imprimerie avait certes déjà refoulé la parole. Mais le silence multiplié du texte imprimé rapproche les êtres éloignés\, leur apprend des liens insoupçonnés\, fait voyager l’esprit. Les pouvoirs d’oppression l’ont vite su : la liberté écrit son nom. Les livres sont leurs ennemis. Avec le numérique\, le texte est devenu chiffre. Et le monde une machinerie destinée à faire du chiffre. En réplique oblique à cette destruction technologique et affairée de la présence\, Cécile Andrieu expose la condition matérielle des mots. Ses installations invitent à entrer dans un silence qui écoute notre présent\, à éprouver l’angle mort d’un langage envahi de discours et en voie de mutation vers le formalisme. Son évocation texturée de la civilisation du livre\, ses jeux dans l’illisible\, ses typographies orphelines\, méditent notre extinction. Mais révèlent une objection. \n(Jean-Marc Mouillie\, écrivain)
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SUMMARY:Les visiteurs du soir
DESCRIPTION:Du 4 au 6 avril 2025\nLes visiteurs du soir \nFestival d’art contemporain à Nice\, Villefranche-sur-Mer\, Cagnes-sur-Mer et Carros \n \nLa Galerie sera ouverte: vendredi\, samedi et dimanche : 14h30-19h.\nExposition « LA PROMENADE POP DE CRISTOBAL LE POISSON ROUGE » de Maurice Renoma avec projection des deux vidéos de « Mer rouge » et « Mix toilettes » de Maurice Renoma + exposition de photographies au sous-sol « Bipolarités » de Moïse Sadoun. \n+d’informations\, programme complet :\nhttps://www.botoxs.fr/evenement/les-visiteurs-du-soir-3/
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SUMMARY:Exposition Moïse SADOUN - Bipolarités
DESCRIPTION:Moïse SADOUN – Bipolarités\nVernissage Jeudi 13 mars de 18h à 21h\nExposition jusqu’au 10 mai 2025\nEntrée libre \n \nLe premier écart qui s’impose à la vision de cette série c’est l’image inversée qui décale l’idée que l’on se fait d’une image photographique. Une première interrogation\, qu’est-ce qui est à voir dans ce travail plastique\, couleur\, accentuation\, opposition ? Les arbres sont les lignes de force\, le négatif des branches me rappelle ce qu’il y a de vivant dans l’acte créateur à chercher ce qui circule dans la surface photographique. je suis surpris par le décalage qu’elle implique entre les deux moments de la fabrique d’une image photographique : le négatif et le positif. Mais ce qui interroge d’avantage c’est la question du temps sur laquelle Moïse Sadoun insiste. Pour lui c’est là l’un des points centraux de l’enjeu de son travail\, celui de la prise de vue travaillée dans le temps premier de son rendu\, celui de l’état naturel prolongé de son appropriation et de son énigme. \nA partir de cette réﬂexion du temps\, il est nécessaire de saisir ce qui se passe dans la trace du rendu. Le regard s’attarde et essaye de se frayer un chemin dans les entrelacs des branches d’arbres venant irriguer la surface photographique. Il me semble qu’en photographie on peut voir le temps de plusieurs façons\, celui de la prise de vue\, cette impression de l’immédiateté\, temps souverain lié à l’obturateur de l’objectif\, ce n’est pas ce temps qui intéresse Moïse Sadoun\, mais plutôt celui qui est contenu dans le rendu\, dans la surface. La prise de vue est un acte lié à un processus d’élaboration lent et complexe qu’il exprime de cette manière « marcher dans les arbres c’est regarder\, parcourir\, réﬂéchir\, projeter\, s’interroger sur notre rapport au monde et au lieu\, avec la profonde conviction que la relation avec l’arbre est une relation avec nous-mêmes. » \nCette approche de la perception qui dure est la marque de la photographie de Moïse Sadoun\, mais là encore il me semble que son approche va plus loin. Il ne reste pas uniquement à la surface des événements\, des tensions et des intentions rendues par les arbres pris souvent en contre plongée\, il nous livre ce qu’il exprime dans « son désir d’appropriation de la forêt en problématisant l’espace à plusieurs niveaux\, en créant une tension entre « le penser à l’endroit et « le penser à l’envers » dans le rapport à la lumière. » \nJe m’attarde sur ces photographies d’arbres\, elles m’interrogent sur ce croisement entre le négatif et le positif\, je reviens dessus\, sur cette pensée\, comment ma vision se fait et se défait dans ce travail plastique ? Que dire de ce double moment ? si ce n’est cette réﬂexion de l’artiste « l’espace négatif ne correspond pas au positif\, c’est souvent un espace voisin\, complice\, lesquels génèrent leur enlacement en postproduction. » \nCes photographies sont porteuses d’une lumière qui vient non pas du sujet lui-même mais plutôt d’une lumière dérivée appartenant à l’intérieur des choses. Moïse Sadoun précise « ne pas mettre de frontière entre le visible et l’invisible\, accéder à une autre vision du paysage\, fruit d’un croisement confus entre le vu et un ressenti onirique et fantastique ». \nC’est ainsi que le travail complexe entre les différents éléments qui transforment la surface fait apparaître des ﬁgures par croisement entre l’image première des arbres et le travail plastique grâce auquel l’artiste déplace les éléments pour obtenir une nouvelle image composite qui emmagasine l’ensemble de ses intentions visuelles. \nUne part d’affrontement dans l’oeuvre photographique de Moïse Sadoun vient éclairer ce qui se passe entre le négatif et le positif de la photographie. Voir plus large voilà ce qu’il en résulte. Une vision d’un intérieur qui se déﬁnit dans le négatif et qui rend possible son étonnement\, macule de la forme révélant les moindres détails enfouis dans la surface perceptible de notre regard. Une conception qui permet au point de vue\, à l’angle d’attaque et à la captation par l’objectif de tourner l’objet de la prise de vue pour devenir moment saillant du perçu. \nNous voilà face à ce qui doit se révéler\, se deviner\, d’une façon furtive. Les dessous de l’image s’invitent pour mieux dévoiler ses attributs\, moments inattendus de la pulsion olfactive. L’inversion joue un rôle primordial dans la photographie de Moïse Sadoun\, une bipolarité qui perturbe à la fois l’objet et la vision qu’elle procure. Contraste profond\, accentuation des noirs\, graphisme tendu\, tout ce qui s’inscrit dans la surface photographique devient moment rayonnant du vivant dévoilant le lieu de l’affrontement entre l’homme et son environnement. \nCe qui me paraît important de souligner\, c’est cette complexité entre le choix des arbres et leur faitage avec le travail plastique que réalise l’artiste. Cela amène un caractère étrange dans le rendu proposé. Il dérobe et révèle en même temps ou dans le même temps ce qui se cache dans ce processus visuel\, les dessous de l’image sont évoqués comme pour signiﬁer leur importance dans un non-voir immédiat. Ils évoquent ce que l’art interroge en permanence\, l’Éros\, cet enchevêtrement des ﬁgures\, des lignes\, des actions\, des lieux dans le temps modulé par ce qui se capte et se décale à partir d’une élaboration plastique. \nC’est un autre temps qui inspire Moïse Sadoun\, celui du déplacement des lieux pour leur rendre une autre mémoire. En dernier recours je dirai que cette série des arbres éveille le regard et déplace l’esprit vers des horizons inaccessibles. Moïse Sadoun questionne en permanence le geste du photographe d’un côté et l’implication plastique de l’autre. Cette torsade me surprend et suspend ma réﬂexion sur la photographie.\nPatrick Rosiu\, artiste 2025
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SUMMARY:«  La Promenade POP de Cristobal le Poisson Rouge »  Exposition de Maurice Renoma
DESCRIPTION:«  La Promenade POP de Cristobal le Poisson Rouge » \nExposition de Maurice Renoma \nVernissage Jeudi 6 mars de 16h à 21h\nExposition jusqu’au 12 avril 2025\nEntrée libre \nAprès la Bretagne (Saint-Quay-Portrieux)\, la Normandie (Trouville) et le Grand Est (Strasbourg)\, Cristobal le poisson rouge s’offre une Promenade pop à Nice à la Galerie Depardieu du 6 mars au 12 avril 2025. \n\n \nProtagoniste des dernières expositions et expérimentations artistiques de Maurice Renoma (Mythologies du Poisson Rouge\, Scène Symphonique\, Anamorphose\,…)\, Cristobal est le symbole des réflexions écologique et humaniste de l’artiste\, présentées sous forme de fables\, de mythologies.\n \nDepuis 2017\, Maurice Renoma fait voyager cet alter ego artistique à travers le monde pour dénoncer les ravages de la pollution liés à la surconsommation et la dégradation de la conscience collective.\n \nCristobal nage à travers des mises en scènes spectaculaires et immersives\, cocasses et poétiques\, pointant les problématiques écologiques mais aussi sociétales.\n \nSi le Pop Art se montre volontiers provocateur\, voire politique\, et tend à désacraliser l’œuvre d’art en la rendant accessible à tous\, Maurice Renoma a aussi créé sa propre icone pop : Cristobal\, ce poisson rouge né de polymères\, qui utilise le pouvoir de l’image pour incarner la critique du matérialisme et du consumérisme observés dans les sociétés modernes.
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SUMMARY:Exposition Serge Maccaferri – Support actif
DESCRIPTION:Serge Maccaferri – Support actif\nVernissage Jeudi 23 janvier de 16h à 21h\, en présence de l’artiste\nExposition jusqu’au 1er mars 2025\nEntrée libre \n \nSerge Maccaferri est un élément « historique » de l’Ecole de Nice. Il est membre du groupe INterVENTION (avec Alocco\, Charvolen\, Dolla\, Miguel\, Saytour\, Viallat\, Quin et Monticelli) dès 1968 puis co-créateur en 1969 du Groupe 70 (avec Charvolen\, Miguel\, Isnard et Chacallis).\nIl développe depuis plus de 50 ans une vision artistique d’une rare unité. Cette vision il la définit ainsi : « Mon travail est proposé comme matériau d’expérience et de réflexion\, il n’est ni allusif\, ni représentatif mais matérialiste. Mon propos se situe dans le champ de la peinture\, une fois celle-ci réduite à ses constituants élémentaires ».\nExit le châssis et la toile\, Serge Maccaferri travaille sur les pertes\, les bois brûlés\, les « trous » comblés … Depuis 1970\, année de ses premières expositions à la Galerie Alexandre de la Salle à Vence\, d’autres lieux\, Paris\, Toulouse\, La Rochelle\, Limoges\, Marseille\, Bourges\, Antibes\, Menton\, Vallauris\, Berlin\, Milan\, Bologne ou encore Tokyo l’ont présenté en galerie ou musée.\nPour cette deuxième exposition en 2025 à la galerie Depardieu de Nice\, il approfondit la notion de « support actif ». Ce support constitué de matériau de récupération (lattes de bois\, canisses\, grillages\, contenant plastique …) reçoit en ses interstices de la matière (plâtre\, sciure\, cendre\, colorant\, peinture\, siccatif …) ; le résultat peut paraitre aléatoire (car Serge Maccaferri laisse vivre matière et couleur) mais il n’en est rien\, l’acte est calculé\, expérimenté et parfaitement maitrisé. Par ailleurs la partie visible\, généralement lisse\, des peintures -objets présentées portent les stigmates des objets sur lesquels ils ont été conçus (carrelage\, tissus\, carton ou papier froissés). Les « supports actifs » se devinent\, se dévoilent et l’ensemble\, même si ce n’est pas le but initialement recherché\, dégage une esthétique et une poésie graphique remarquables\, véritable dépassement du conflit entre abstraction et figuration. \nJean-Pierre Frediani\, historien\, \nancien directeur des affaires culturelles de la ville de Menton\, \nDu lundi au samedi de 14h30 à 18h30
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SUMMARY:Finissage de l'exposition L'éloge du temps
DESCRIPTION:Samedi 18 Janvier 2025 de 16h à 19h\nFinissage de l’exposition L’éloge du temps \nLa galerie Depardieu expose cinq artistes Start\nTiziana Bendall Brunello / Alain de Fombelle / Pierre Jehel / Philippe Mardini / Claudie Poinsard \n \nAu programme\, rencontre avec les artistes\, et dernière visite de l’exposition\, autour d’un verre.\nEt à 18h\, Performance lecture en musique avec Alain de Fombelle pour les textes\nEt Jean « Wolfe » Rosanis au violon pour la musique. \nEntrée libre
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SUMMARY:L'éloge du temps - La galerie Depardieu expose cinq artistes Start
DESCRIPTION:L’éloge du temps \nLa galerie Depardieu expose cinq artistes Start\nTiziana Bendall Brunello / Alain de Fombelle / Pierre Jehel / Philippe Mardini / Claudie Poinsard\nVernissage Jeudi 5 décembre 2024 de 16h à 21h\, en présence des artistes\nExposition jusqu’au 18 janvier 2025\nEntrée libre \n \nCette exposition collective L’éloge du temps est elle-même tissée des regards et des secrets des cinq artistes réunis pour l’occasion.\nSon titre fait partie de l’exposition\, donc de son fonctionnement. Un titre\, c’est un poteau d’angle. Il borde et cadre\, disait Jacques Derrida. Et parce que celui-ci a le front haut\, il réclame qu’on l’envisage. Outre le fait qu’il informe\, qu’il attire l’attention\, qu’il peut et doit susciter l’intérêt\, un titre c’est un ciel qui donne une coloration et une indication de ton sur ce qui sous lui se trouve déployé.\nLa préoccupation des cinq artistes-exposants concerne le temps dont la représentation dans l’histoire de l’art\, des Memento mori aux Montres molles en passant par les Vanités\, est récurrente.\nLe temps\, certes\, mais lequel ? Celui qui passe\, celui qui reste\, celui dont on manque\, celui qui nous\npresse\, celui qui nous pèse quand il ne nous tue pas\, celui qu’il fait dehors ou dit autrement s’agit-il du temps physique\, mesurable\, quantitatif et linéaire\, le Chronos de nos montres ou de ce juste temps juste du moment opportun\, ce Kairos de nos extases à moins que ce ne soit celui illimité\, de l’Aiôn quand « l’éternité est amoureuse des ouvrages du temps » selon les mots deWilliam Blake… Comme il conviendrait d’opérer le « nettoyage de (sa) situation verbale » dont parlait Vladimir Jankélévitch.\nS’il y a une chose que nous partageons tous\, c’est ce choc existentiel qui nous fait prendre conscience de notre finitude. Oui nous sommes mortels et tout cela finira mal. Nous avons été jetés dans le temps.\nNous voilà embarqués sur un cours au débit irrégulier – sa noise est affaire de rencontres : apories et écueils – dans la régularité\, oserais-je dire qui fait – on le voit – que quoi qu’on fasse ça avance\, finalement. C’est bien ce qui étonne – souvenons-nous de Jean Giono : « le temps\, c’est ce qui passe quand rien ne se passe » – c’est que ce qui nous pousse\, ce moteur\, lui ne passe pas\, ce sont les instants qui passent\, se succèdent\, se renouvellent sans cesse\, irréversiblement.\nÉtant entendu que les maintenant ne sauraient coexister\, que l’un chasse l’autre\, et ce incessamment\, on pourrait risquer l’image d’un temps qui serait comme une gomme qui passerait son temps à se gommer elle-même. Comment représenter cette force toujours au travail qui désarticule le temps\, qui fait que le présent est juste impossible puisque jeté dans le changement continuel.\nOn pense à l’Hamlet de Shakespeare qui s’exclamait : Time is out of joint ! Comment aborder le disjoint\, l’entre-deux\, sans-bord et comme tel inabordable ? Comment figurer cet insaisissable autrement qu’en le trans-figurant ? En ce sens l’art nomme toujours autre chose. Ses œuvres citent\, appellent\, font venir devant autre chose. Elles organisent un espace scénique où ses objets paraissent à travers leurs représentants. Ainsi en va-t-il du temps. De cet irreprésentable\, il n’y a pas de présentation possible\, pas de mise en présence. Un trou affleure sous l’imaginaire. Sans image le temps\, mais pas sans représentation !\nVous vous souvenez\, Picasso disait à sa manière provocatrice : « Il faudrait tout peindre ». J’entends le conditionnel qui me dit que précisément “tout” ne peut pas être peint. Langage du désir\, la peinture ouvre la série des “comme si…”.\nCe sont autant de lunettes d’approche que nous présentent les œuvres réunies dans cette exposition\, toutes s’attachant non à reproduire le visible\, mais bien à tâcher de rendre visible comme le voulait Klee ce qu’il pourrait en être du temps\, de ce temps qui fait passer la réalité en devançant dans ce qui passe le souffle qui va l’emporter et participe ainsi de ce qui le ressuscite. Ainsi s’entretient la vie.\nOui\, il y a à louer ce temps non plus cause\, mais signe / marque de notre condition humaine qui nous voit privés de puissance\, rendus à nos pouvoirs et à notre liberté.\nAlain Freixe\, octobre 2024 \nDu lundi au samedi de 14h30 à 18h30\, entrée libre
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SUMMARY:Journée vidéos d'art à la galerie
DESCRIPTION:Samedi 30 Novembre 2024 à partir de 15h\nProjections !\nJournée vidéos d’art à la galerie\nEn synergie avec le festival OVNI. \n \n« Du robotisme au film d’animation »\, une selection de videos d’art à la galerie Depardieu.\nVidéos de : Hélène Mukhtar / Nicole Cohen / Adrianne Wortzel / N_VR / Zoè Gruni / Daniel Rothbart / Simon Couvin \nEntrée libre \nEn collaboration avec :\nAudio Vidéo Design\nBang & Olufsen\n60 rue Gioffredo\, 06000 Nice \nVisuel provenant de la vidéo d’Hélène Mukhtar
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SUMMARY:Exposition Natalie Victor-Retali (N_VR)  -  Intimités
DESCRIPTION:Natalie Victor-Retali (N_VR) – Intimités\nVernissage Jeudi 31 octobre 2024 de 18h à 21h\, en présence de l’artiste\nExposition jusqu’au 30 novembre 2024\nEntrée libre \n \nLa jouissance féminine\, dont on ne parle jamais\, est un enjeu majeur de la libération des\nfemmes\, ces deux entités : la Femme sacrée et la Femme jouissante devront tenir ensemble si l’on veut avancer un peu sur le chemin d’une véritable égalité. \nIl est des lieux inaccessibles\, secrets et sacrés dont certains pensent qu’ils sont à l’origine du monde. Il m’est venu l’envie de les explorer pour moi-même. \nL’autoportrait est un art difficile\, je m’y suis attelée voici déjà une décennie\, je n’étais pourtant jamais allée aussi loin dans l’exploration de moi-même\, n’hésitant pas à mettre au jour ce qui devrait rester caché mais que tout le monde rêve toujours de voir\, les visages et autres parties du corps y alternent avec le sexe lui-même comme des contrepoints à cette découverte… \nLa pulsion scopique étant un formidable aiguillon\, pourquoi ne nous permettrait-elle pas de découvrir ce qui doit être caché y compris à notre propre regard ? Voilà encore une différence majeure entre l’homme et la femme ; le premier se délectant sa vie durant de la vision de son organe génital\, la seconde devant se contenter de tenter de choisir l’Autre qui y regardera de plus près (médecin ou partenaire) dans le meilleur des cas. \nLa technique du scanner permet cette introspection d’un nouveau genre avec une grande\nprécision doublée d’un écrasement qui est une référence facétieuse à la position la plus\nhabituelle de la femme dans l’acte amoureux.
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SUMMARY:STARTING SUNDAY à la galerie
DESCRIPTION:Dimanche 13 Octobre 2024 de 15h à 19h\nSTARTING SUNDAY à la galerie\nOrganisée par le Comité Professionnel des Galerie d’Art (CPGA) \n \n+ de 100 galeries d’art vous ouvrent leurs portes\nLes galeries d’art\, le plus grand musée gratuit de France\nOuverture exceptionnelle de la Galerie Depardieu ce dimanche 13 octobre\, avec les expositions :\nZoè Gruni – Motherboard & Jean-Claude Bertrand – Résonances harmoniques \nProgramme complet\nhttps://www.comitedesgaleriesdart.com/ \nEntrée libre
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SUMMARY:Exposition Zoè Gruni  -  Motherboard
DESCRIPTION:Zoè Gruni – Motherboard\nVernissage Jeudi 10 octobre 2024 de 16h à 21h\, en présence de l’artiste\nExposition jusqu’au 30 novembre 2024\nEntrée libre \n \nLa « carte mère » est responsable de la transmission et de la synchronisation correcte de centaines de signaux différents\, tous à haute fréquence et sensibles aux perturbations entre les processeurs\, les cartes d’extension et les périphériques externes. Par conséquent\, pour que le circuit soit performant et fiable\, il est essentiel que la carte mère soit bien fabriquée. « Motherboard » est un projet sur la maternité. Il s’agit d’une série d’images photographiques prises avec le déclencheur automatique pendant des moments de jeu avec mon fils. Le « masque peint » qui leur est appliqué conduit à la transformation continuelle des personnages et parfois à l’inversion du rôle de la mère et du fils. L’ironie et le drame se mêlent à des éléments symboliques empruntés à la mémoire collective : l’antiquité\, la mythologie\, la culture pop\, la technologie numérique et les thèmes sociaux. \n« Ma recherche artistique découle de la nécessité d’exorciser la peur de la différence. À partir d’une réflexion intérieure qui tend vers une dimension collective\, mon corps est le catalyseur qui me permet d’aller à la rencontre des autres à travers différents types d’interactions. La performance est la base de mes projets. Cependant\, les actions ne sont pas conçues comme un spectacle mais comme un processus en constante évolution… Les différents médias utilisés dans les performances – photographie\, dessin\, sculpture\, vidéo et installation – me permettent d’explorer toutes les facettes et de superposer les différents moyens d’expression. Je recherche des œuvres faites à la main et artisanales qui me relient à une dimension populaire. La recherche anthropologique et socioculturelle est devenue un aspect de plus en plus important pour moi. La participation d’autres personnes à mon travail est également fondamentale. J’accueille l’autre dans le projet et l’invite à interagir\, parfois dans le rôle principal\, parfois en tant que partenaire pour créer un collectif temporaire. Travailler avec son propre ego est très complexe. Mais malgré ses difficultés\, c’est précisément ce que je veux faire : expérimenter la vie à travers l’art »\nZoè Gruni.
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SUMMARY:Jean-Claude Bertrand  -  Résonances harmoniques
DESCRIPTION:Jean-Claude Bertrand – Résonances harmoniques\nVernissage Jeudi 12 Septembre 2024 de 18h à 21h\, en présence de l’artiste\nExposition jusqu’au 26 octobre 2024\nEntrée libre \n \nJean-Claude Bertrand\, né en 1948\, est passionné par toutes sortes de musiques\, musique classique et contemporaine et le jazz sa grande passion. Les émotions qui naissent en lui à l’écoute de la musique tracent un chemin créateur pour explorer les harmonies chromatiques. Serait-il possible de traduire ses émotions en couleurs ? Avec du rouge\, du bleu\, du jaune\, les trois couleurs primaires accompagnées des tonalités du blanc au noir\, Jean-Claude Bertrand se plonge dans la matérialité picturale. Le plaisir immense qu’il ressent est intact à chaque fois. Il trouve en lui la porte de la liberté intérieure\, celle qui ouvre le chemin des possibles.\nAvec la maîtrise d’une main toujours plus sûre de ses eﬀets\, Jean-Claude Bertrand entrelace et superpose les strates multiples d’une partition chromatique délicatement modulée. Les gris-bleu aux opalescences irisées se réchauﬀent d’ocres frottés\, la matité poudreuse des couleurs contraste avec la brillance laquée des écritures gestuelles. Les toiles se voilent de transparences et d’opacité translucide. En un jeu plastique subtil\, elles tissent des modulations émergeant des profondeurs\, là où le cœur de la toile palpite\, vibre\, chuchote. La musicalité de la couleur apparaît\, se dévoilant dans le silence de l’atelier. Jean-Claude Bertrand\, écoutant les couleurs vibrer à son oreille\, peint le monde invisible des modulaPons chromatiques…\nLes œuvres de Jean-Claude Bertrand sont comme un reﬂet de soi\, une image miroir d’une forme verticale qui surgit de la matière colorée. Les couleurs entrent en résonance avec le lecteur-spectateur et lui procurent des sensations et des émotions oubliées lovées au cœur de sa mémoire sensorielle.\nCatherine Koenig – Résonances harmoniques – juillet 2024
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SUMMARY:Daniel Rothbart  -  Plus fugitif que la lumière
DESCRIPTION:Daniel Rothbart – Plus fugitif que la lumière\nVernissage Jeudi 5 septembre 2024 de 16h à 21h\, en présence de l’artiste\nExposition jusqu’au 5 octobre 2024\nEntrée libre \n \nLa galerie Depardieu a le plaisir de vous présenter Plus fugitif que la lumière\, le dernier travail de Daniel Rothbart. Seize collages et une installation cinétique seront exposés. More Fugitive Than Light: Poems of Rome\, Venice\, Paris\, 2016-2017\, le nouveau livre du poète et du critique d’art Richard Milazzo\, avec des collages de Rothbart\, sera également présenté. Plus fugitif que la lumière sera la douzième exposition personnelle de Daniel Rothbart à la Galerie Depardieu.\nRothbart crée des sculptures flottantes pour les mers\, les lacs\, les rivières et les citernes\, animées par le mouvement de l’eau. Ses sculptures pour la sculptures terrestres incluent des formes inspirées de vaisseaux qui font partie intégrante de ses collaborations avec d’autres artistes\, écrivains et poètes. En manipulant des cartes postales trouvées\, des photographies\, et des images fixes de films\, Daniel Rothbart explore l’identité culturelle\, le déplacement\, et la transformation de paysages avec l’arrivée de sculptures dans ses collages.\nLes projets d’atelier de Rothbart incluent RamleAnthropocene\, à la Piscine des Arches / Centre d’art contemporain Ramle CACR\, à Ramle\, en Israël ; Horloges à l’eau\, sur le fleuve Hudson / The Hudson Eye\, à Hudson\, à New York ; Théologies impénétrables\, l’Église Sainte-Élisabeth / Kunstwechsel\, à Aix-la-Chapelle\, en Allemagne ; Air de Venise\, à Venise\, en Italie ; et WATERLINES\, à la Galerie Depardieu\, à Nice\, en France. Il a exposé à la Galleria Nazionale d’Arte Moderna\, à Rome\, en Italie ; le Musée d’art contemporain MoCAB\, à Belgrade\, en Serbie ; Momenta Art et Proteus Gowanus à Brooklyn\, à New York ; à la galerie Andrea Meislin\, Exit Art\, et WhiteBox Contemporary Art Center à New York City.\nIl est l’auteur de trois livres. Jewish Metaphysics as Generative Principle in American Art (1994) explore la relation entre la culture juive et l’abstraction américaine d’après-guerre. The Story of the Phoenix (1999) examine les thèmes fluides de la création\, de la destruction et de la paternité. Seeing Naples: Reports from the Shadow of Vesuvius (2018) est un récit de voyage inspiré des expériences de Rothbart en tant que boursier Fulbright à Naples au début des années 1990. L’œuvre combine un récit personnel avec l’histoire de la ville\, ancienne et moderne\, qui parle des valeurs et de la culture napolitaine.\nRothbart a reçu une bourse du New York State Council on the Arts\, une bourse de la New York Foundation for the Arts et a également été invité à la Résidence des Artistes Herzliya\, à Herzliya\, en Israël en 2023 et à La Napoule Art Foundation\, à Mandelieu-la-Napoule\, en France en 2002. Son travail fait l’objet d’une monographie d’Enrico Pedrini publiée en 2010 par Ulisse e Calipso à Naples\, en Italie.\nLe travail de Rothbart se trouve dans des collections publiques et privées\, notamment dans le Musée d’Art Moderne de New York.\nwww.danielrothbart.org – youtube.com/danielrothbart\nMore Fugitive than Light: Poems of Rome\, Venice\, Paris\, 2016-2017 : English – Français
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SUMMARY:Elli Chrysidou  -  Fragmented memories in Red
DESCRIPTION:Elli Chrysidou – Fragmented memories in Red\nJeudi 27 juin 2024 de 16h à 21h\nVernissage en présence de l’artiste\nExposition jusqu’à fin juillet 2024\nEntrée libre \n \n« Fragmented Memories in Red » est une œuvre qui explore les complexités de la fragmentation de la mémoire. Cette œuvre d’art entremêle des images traitées tirées de l’histoire de l’art\, créant une tapisserie d’émotions et de souvenirs. La couleur dominante\, le rouge\, palpite à travers l’œuvre\, symbolisant la passion\, l’intensité et l’interconnexion des souvenirs dispersés. Chaque fragment\, délicatement tissé\, invite le spectateur à réfléchir à la nature complexe de la mémoire et à son impact profond sur notre perception du passé. \n« Fragmented Memories in Red » est un voyage visuel qui remet en question les limites de la mémoire et invite à l’introspection sur la fluidité de nos souvenirs. \nDu lundi au samedi de 14h30 à 18h30\nEntrée libre
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SUMMARY:Exposition Doris Kuert   - Suivez les Muses // Figures mythologiques
DESCRIPTION:Doris Kuert  – Suivez les Muses \nFigures mythologiques \nJeudi 13 juin 2024 de 18h à 21h\nVernissage en présence de l’artiste\nExposition jusqu’à fin juillet 2024\nEntrée libre \n \nFigures mythologiques / Photographie analogique / Émulsion photographique \nLe choix des noms\, en particulier ceux de l’Antiquité grecque\, est voulu par Doris Kuert. Electra\, Artémis\, Méduse et Salomé suscitent en elle certaines associations qui – on a presque envie de dire : chaque jour – ouvrent une nouvelle facette.\nAndreas Jahn \nMes modèles sont des femmes de mon entourage\, des amies ou même l’une de mes filles. Elles sont prêtes à mettre en scène des gestes convenus ou spontanés. Un simple vêtement sert d’accessoire. La combinaison d’un corps féminin et d’un tissu évoque une dignité antique et une grâce éphémère. Cela éveille des associations d’idées – et certaines poses évoquent le nom d’une femme des mythes gréco-romains\, ce qui donne au drame suggestif une véritable apparence. \nLe procédé de l’émulsion photographique permet d’obtenir des effets passionnants à partir d’intentions\, de phénomènes aléatoires\, de traces de travail et prend au sérieux les processus d’une solarisation. Les photos présentées ici sont le résultat heureux du développement\, de l’expérimentation et du fait de se laisser surprendre. Il est parfois arrivé qu’un travail m’échappe littéralement et que l’image s’évapore comme une chimère parce que la gélatine de la plaque offset ou du papier s’écoule.\nDoris Kuert \nDu lundi au samedi de 14h30 à 18h30\nEntrée libre
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SUMMARY:Exposition Sandi Renko - Structures visuelles optiques
DESCRIPTION:Sandi Renko – Structures visuelles optiques \nSamedi 4 Mai 2024 de 16h à 20h30\nVernissage en présence de l’artiste\nExposition jusqu’au 22 juin 2024\nEntrée libre \n \nD’origine italo-slovène\, Sandi Renko est né à Trieste en 1949. Il est diplômé de l’Institut d’art Umberto Nordio\, qui compte parmi ses professeurs Miela Reina\, Enzo Cogno\, Ugo Carà et Marcello Siard. Grâce à eux\, il commence à fréquenter le Centro Arte Viva\, qui\, à cette époque\, fait connaître à la ville les œuvres d’Enzo Mari\, de Getulio Alviani\, de Bruno Munari et d’autres. Il est ainsi attiré par le domaine expérimental de l’art cinétique et programmé. Sa première œuvre en canneté\, un médium qui déterminera le développement d’un langage artistique personnel axé sur la géométrie et la tridimensionnalité et sur l’interaction entre l’observateur et l’œuvre\, date de 1969.\nAu début des années 1970\, il s’installe à Padoue et ouvre un studio de design\, de communication visuelle et de direction artistique\, travaillant avec des entreprises de premier plan dans la conception de meubles\, de systèmes d’ameublement et d’éclairage. Stimulé par le contexte artistique et intellectuel de Padoue\, qui fait encore écho aux expériences du Gruppo N\, il commence à participer à des expositions collectives\, à des happenings et à des événements impromptus\, consolidant ainsi ses affinités avec l’art concret. Il applique également la rigueur du design à la production artistique et poursuit un parcours toujours linéaire et cohérent\, basé sur une technique personnelle.\nDepuis 2000\, encouragé par Alberto Biasi\, il intensifie son activité artistique en expérimentant de nouvelles couleurs et de nouveaux matériaux. Il s’est aventuré dans des projets synesthésiques\, produisant une série d’œuvres sonores multisensorielles.\nUne première exposition complète de sa production a été organisée en 2015 au Padiglione delle Arti à Marcon\, Venise. En 2016\, il expose aux côtés de représentants historiques de l’art programmé et cinétique\, dont Cruz-Diez\, Le Parc et Tornquist\, lors de l’exposition The sharper perception qui se tient à New York\, et l’année suivante\, il est présent à l’exposition Biasi\, Campesan\, Munari et autres amis de Verifica 8+1\, dans le cadre de la 57e Biennale de Venise.\nÀ partir de 2019\, il déménage son atelier de Padoue à Trieste. Il renoue également avec des collègues slovènes par l’intermédiaire de la ZDSLU (Association des sociétés d’artistes visuels slovènes).\nL’exposition personnelle Sandi Renko Fuori dalle righe. 50 ans de perception visuelle\, dans laquelle il a exposé plus de soixante œuvres au Palazzo del Monferrato à Alessandria.\nEn 2021\, il fait partie des artistes sélectionnés pour la sixième biennale internationale Origins in Geometry\, organisée par le Museum of Geometric and MADI Art de Dallas (TX).\nEn 2022\, l’un de ses projets a été sélectionné pour l’appel Odprta Vrata/Open Doors de l’Obalne Galerije/Coastal Galleries à Piran : Continuum\, une installation multisensorielle réalisée en collaboration avec deux jeunes créateurs\, Aleš Brce\, graphiste\, et Marko Jugovic\, compositeur.\nIl a été invité à participer à l’édition 2022 de l’exposition Palinsesti à San Vito al Tagliamento\, où il a présenté\, outre une installation spécifique\, une série d’œuvres créées pour l’occasion afin d’accompagner une sculpture cinétique.\nIl a participé à des expositions individuelles et collectives en Italie\, en Slovénie\, en Autriche\, en Croatie\, en Allemagne\, en France\, en Suisse et à New York. Il est représenté par des galeries italiennes et étrangères. \nLégende\nROTOKUBIK 224\, acrylique et aérographe sur plaque synthétique fraisée\, 143 x 143 cm\, 2024
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SUMMARY:Exposition Marine Gambardella - Un Homme dans l’espace
DESCRIPTION:Marine Gambardella – Un Homme dans l’espace\nJeudi 25 Avril 2024 de 18h à 21h\nVernissage en présence de l’artiste\nExposition jusqu’au 8 juin 2024\nEntrée libre \n \nUn Homme dans l’espace\nTous les humanoïdes que je dessine représentent le rêve\, le souvenir\, les pensées intérieures.\nLes corps sont\, eux\, détachés d’un contexte\, d’un passé et d’une histoire. Ils vivent dans un monde\ninvisible à l’œil et ne se réfèrent à aucune tradition\, à aucun genre et aucune genèse dans un monde sans fin et en mouvement continu.\nMon travail graphique fondé sur les corps et le mouvement repose sur la contradiction. Il n’y a pas ou le plein ou le vide\, ou l’assimilation ou la répulsion\, ou la protection ou l’attaque\, ou l’intérieur ou l’extérieur… il y a tout ça à la fois.\nC’est à travers l’idée du cyborg tel que le voit Donna Haraway dans Manifeste cyborg que je propose cette série : « le cyborg est une créature qui vit dans un monde post-genre (…) Le cyborg n’a pas d’histoire de ses origines au sens occidental du terme – ultime ironie puisqu’il est aussi l’horrible conséquence\, l’apocalypse finale de l’escalade de la domination de l’individuation abstraite\, le moi par excellence\, enfin dégagé de toute dépendance\, un homme dans l’espace.» \nAnthony Roques\, danseur-chorégraphe\, premier prix du CNSMDP :\n«Faire trace de l’éphémère du mouvement. Comme une persistance rétinienne\, le corps en négatif révèle tant de grâces et de disgrâces. L’empreinte mémorielle dans le cerveau\, ce que les neuroscientifiques appellent un engramme\, Marine Gambardella s’en saisit et révèle le sublime\, le monstrueux au détour de corps en torsion\, suspendus\, entremêlés\, brûlants\, presque arrachés. Le dessin est détaillé\, précis\, avec des textures vaporeuses\, ce qu’il faut de contours déformés comme lorsque l’on ferme les yeux et que le spectre d’un souvenir nous apparaît. Cette série de dessins fait rimer puissance et pudeur. A la fois saisis par l’étrangeté\, attendris par la douceur\, et hypnotisés par la sensorialité que suggèrent ces métonymies graphiques.\nQu’est-ce qui bouillonne dans ce tumulte chorégraphique ? Une multitude d’histoires\, de vécus\, de perspectives\, mais aussi de l’abstrait\, la beauté du geste. Le corps découpé\, décuplé\, l’œuvre de Marine y redonne subtilement du vivant. C’est jaillissant. Quelque part\, le chaos est réjouissant.» \nDu lundi au samedi de 14h30 à 18h30\nEntrée libre
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SUMMARY:Sylvie Teissier - Vitrine-Bd Prince Henri- Luxembourg
DESCRIPTION:Sylvie Teissier – Vitrine-Bd Prince Henri- Luxembourg\nVernissage jeudi 14 Mars 2024 de 18h à 21h\nEn présence de l’artiste\nExposition jusqu’au 20 avril 2024\nEntrée libre \nLe 14 mars à 19h pendant le vernissage\nLecture dans le cadre du « Printemps des poètes »\npar Sophie Tournier et Sylvie Teissier.\nTextes de Sophie Tournier \n \nDans la vitrine\, elles posent\, un peu absentes\, épaules nues ou laine de saison\, tête inclinée dans les nuages\, entre néons et coulures de pluie. Qui sont ces belles à la plastique irrésistible et qui semblent nous ignorer ? A quoi songent-elles?\nLà-haut\, le ciel changeant\, là-bas les trains qui emmènent. On pourrait presque entendre derrière la vitre ce qu’elles disent. \nJ’ai un peu froid\, mon rouge à lèvres te plait ?\nSi j’étais toi\, j’irais courir sous l’averse. \nSylvie Teissier a surpris dans l’objectif quelque chose de leurs regards habités\, une intensité. Dans l’univers de l’artiste\, la photo est urgence à capter la vie\, partout où elle s’insinue et se fait sentir. Il faut témoigner de tout ce qui veut respirer\, cloitré dans la matière\, il faut lui donner corps et âme. Et comme par magie\, nous projetons sur ces mannequins de silicone des sentiments humains\, des idées de traverser la vitre vers cet au-delà des apparences. C’est tout l’art du photographe\, nous faire voyeur de nos propres intimités.\nDepuis sa première exposition au Luxembourg à Esch-sur-Alzette en 2015\, Sylvie Teissier s’intéresse à ce jeu du miroir de l’être. La transparence est propice aux apparitions. Quoi de mieux que le reflet des vitrines pour exprimer la réalité\, la déformer\, l’interpréter et rendre compte de cet état de flottaison\, entre rêve et expérience.\nIci\, intérieur et extérieur\, dedans et dehors\, se réfléchissent et s’entrelacent à l’infini. Les gouttes de pluie forment des points d’appui pour ancrer le regard mais la pluie offre un nouveau reflet au reflet. Tout est mise en abyme.\nLa nostalgie traverse ces portraits humanisés\, non sans humour. A travers le cadrage\, la photographe crée des lignes subtiles\, lignes de vie\, fils électriques\, guirlandes lumineuses \, qui pourraient nous faire penser que ces belles rêveuses vont s’animer et sortir du cadre comme d’une boîte. Le jeu des couleurs électrisées contribue à l’impression de réalité.\nVitrine-Bd Prince Henri-Luxembourg nous invite à reconsidérer ce lacis d’apparences et de reflets à notre propre miroir. Car le regard sur soi demande le regard d’autrui ; et si cet autre qui vous fait face n’est qu’imitation de l’être\, poupée\, mannequin\, alors quelque chose se brouille\, se disperse\, dans l’énigme sans fond de soi. C’est ce qui n’en finit pas d’être fascinant dans cette déambulation du regard que porte la photographe sur le monde.\nSophie Tournier
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SUMMARY:Hommage à Alain Lestié
DESCRIPTION:Hommage à Alain Lestié\nVernissage Jeudi 7 Mars 2024 de 16h à 21h\nExposition jusqu’au 27 avril 2024\nDu lundi au samedi de 14h30 à 18h30\nEntrée libre \n \nAlain lestié nous a quitté le 25 janvier 2024. C’est l’un des artistes que j’ai le plus exposé dans ma galerie depuis 20 ans. Au fil des années\, j’ai pu mesurer combien sa réflexion sur l’art était profonde\, mêlant littérature et poésie. Toute son œuvre me paraît empreinte de deuil et de mélancolie. En 2014\, cinq de ses œuvres ont été exposées à la Fondation Maeght dans l’exposition « Ceci n’est pas un musée » d’Olivier Kaeppelin. \nComme je l’écrivais déjà en 2008\, son travail entièrement au crayon sur du papier artisanal Fabriano très épais (680gr/m²) est une véritable poésie de l’abstrait et du concret selon un processus mental qui lui est propre. Une réflexion sur l’aliénation de notre époque contemporaine à la technologie qui nous entoure.\nSes œuvres non datées sont intemporelles\, comme une interprétation quasi philosophique du monde. Les textes qu’il a publié sont empreints d’une réflexion sur la profondeur attachée à ses œuvres qui se caractérisent par la variété infinie des teintes entre le noir et le blanc en passant par toutes les nuances de gris. \nAu delà de l’artiste\, je voudrais évoquer l’homme remarquable qu’il fut. Nous échangions sur tous les sujets et j’ai pu constater sa grande compréhension et la justesse de ses analyses au sujet des problèmes d’actualité. Discret\, travaillant beaucoup à ses œuvres\, il réfléchissait en même temps et produisait des écrits remarquables\, souvent publiés. \nN’oublions pas son épouse Huguette disparue peu de temps avant lui. On ne peux pas ne pas penser que la disparition d’Alain soit liée à celle dont il fut si proche. \nAvec son fils nous avons décidé de maintenir en son hommage\, la prochaine exposition qu’il avait programmé et préparé avec ses soins habituels. Elle se tiendra en mars et avril 2024. \nAinsi\, sa présence sera plus forte que la mort. \nChristian Depardieu
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SUMMARY:Véronique Champollion - L’Œuvre de Papier vernissage + projection + exposition
DESCRIPTION:Jeudi 8 février 2024\nVéronique Champollion – L’Œuvre de Papier \nVernissage de 18h à 20h\nProjection du film L’Œuvre de Papier d’Alain Amiel à 19h\nCommissariat : Alain Amiel \nExposition jusqu’au 9 mars 2024\nEntrée libre \n \nLa matière princeps de Véronique Champollion est le papier\, surtout le papier journal\, le papier portant des écritures\, dont elle détourne le sens. Elle l’utilise pour le mouler\, le sculpter\, le tordre\, et créer toutes sortes de volumes. Mais le papier journal ne sert ici que de matériau de consolidation. Les bas-reliefs présentés\, estampes mises en volume\, bénéficient de la qualité d’un papier pur chiffon\, du passage à la presse et d’une encre d’imprimerie d’une intensité exceptionnelle. Ces œuvres sont issues du besoin de dépasser le format maximum de la grande presse de l’Atelier du Safranier d’Antibes et de celui de passer à la troisième dimension. \nDepuis trois décennies\, des milliers de figurines sont nées de ses mains\, de son imagination\, de son rapport avec l’histoire de l’art ou l’histoire tout court qu’elle revisite avec humour. \n Tout commence sur des papiers neufs où sont d’abord posés ses mots\, ses croquis\, ses dessins. Elle écrit des histoires\, invente des personnages\, leur donne un caractère\, une personnalité puis les rend agissant. Après les avoir imaginés\, écrits\, décrits\, dessinés\, elle les met en volume. À ses personnages nés sur le papier en deux dimensions\, une nouvelle vie leur est donnée : ils se transforment alors en sculptures. \n Les Muses et bas-reliefs exposés\, inspirés des plafonds des palais et églises de Gênes\, sont une parodie d’éléments de décor. Il y a une certaine ironie à réaliser des bas-reliefs aux thèmes monumentaux avec un matériau si léger et fragile.  \n \n Le film : \n Alain Amiel a réalisé un film qui reprend le parcours de Véronique Champollion depuis ses études aux Arts Déco de Paris\, et à partir de son installation à Antibes\, ses activités nombreuses d’enseignante\, de performeuse et d’artiste multidisciplines. Dans son interview réalisée dans sa maison envahie par ses œuvres\, on découvre la grande variété de ses productions et l’hyperactivité que Véronique Champollion déploie depuis quelques décennies à Antibes et au bien delà.
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SUMMARY:Exposition Martin Miguel – Gambade et cavalcade
DESCRIPTION:Martin Miguel – Gambade et cavalcade\nVernissage Jeudi 25 Janvier 2024 de 16h à 21h\nExposition jusqu’au 2 mars 2024\nDu lundi au samedi de 14h30 à 18h30\nEntrée libre \n \nLa peinture en sandwich\n(De l’éviction du support à l’illusion du support)\nÉvincer le support ne veut pas dire ne pas en utiliser. Il est difficile d’imaginer comment réaliser quelque chose sans support. Si cette chose se faisait dans l’air\, comme un feu d’artiﬁce\, l’air en serait le support\, sans doute éphémère\, mais néanmoins nécessaire pendant la durée de cette chose.\nDans mes derniers travaux\, on voit du papier marqué par un dessin en creux portant des traces couleur rouille. L’habitude de l’esprit\, depuis les temps préhistoriques\, de voir des ouvrages dessinés ou peints voire gravés sur des supports préalables\, naturels ou artiﬁciels\, à toute opération\,\ninsinue que mes papiers préexistent avant toute espèce d’inscription.\nC’est une illusion ! \nLe support préalable existe bel et bien\, mais n’est pas présent lors de la mise à disposition aux regards\, du travail réalisé. Ce support préalable\, composite\, ce sont des plaques de bois recouvertes d’un ﬁlm plastique ; il est éjecté de l’œuvre à un moment du processus de sa réalisation.\nSur le ﬁlm plastique\, je « dépose » un dessin\, mais déjà faut-il éclaircir ce qu’est ce dessin ; il est le résultat de multiples opérations :  Cela commence par la recherche sur internet de ﬁgures de l’art pariétal préhistorique (on en a déjà donné la raison ailleurs). J’en fais rapidement un relevé au crayon sur un petit bout de papier en omettant certaines parties\, me concentrant essentiellement sur un contour. J’insère ensuite cette ﬁgure dans une autre ﬁgure\, géométrique celle-là\, un carré qui renvoie au carré archéologique des fouilles. C’est une extension du dessin originel et une délimitation qui à la fois concentre et ouvre un espace. Je reproduis cet état en un dessin au format plus grand (1m x 1m ou 50 cm x 50 cm jusqu’à présent) qui me sert de patron pour réaliser un nouveau dessin\, celui-là en ﬁl de fer de 4 mm de diamètre. Il va sans dire que des pertes se sont produites depuis l’image originelle. Ce dessin en ﬁl de fer est réalisé en suivant le patron avec pince\, pince-étau\, marteau\, tube\, alternativement à plat et en l’air avec quelques sensations douloureuses dans les mains et les doigts.\nJe dépose donc ce dessin\, cet objet\, sur le support provisoire et le parcours en le couvrant d’une pâte à papier\, fabriquée de déchets\, dont on peut faire l’analogie avec la peinture. Car la peinture\, outre l’effet coloré qu’elle produit\, peut avoir cette consistance pâteuse\, et être considérée pour cette qualité de masse\, d’objet avant l’effet de sa couleur. Néanmoins\, je ne me prive pas de jouer avec la couleur en adjoignant\, selon diverses façons\, aux pâtes à papier\, des grains de pigments ou des encres ou toutes sortes d’autres matériaux. Il y a comme une mutation du rôle des matériaux dans une situation traditionnelle qui est de mettre de la peinture sur un dessin qui est lui-même sur un support parfois en papier. Il y a l’option aussi de considérer le support\, le dessin\, la peinture comme des objets dans leurs métamorphoses réciproques et leurs combinaisons. Le papier\, qui est habituellement support\, est un constituant qui devient matière/couleur activée au même titre que la peinture. Le dessin qui est habituellement accompli sur un support est lui-même un objet support supplémentaire sur lequel se déverse de la matière. Le mode opératoire et ses constituants ne sont plus dans l’ordre et la situation habituels et la production des formes\, leurs caractéristiques\, tient à ces états inhabituels.\nL’opération de positionnement de la pâte sur le dessin en ﬁl de fer étant réalisée\, je recouvre l’ensemble d’un autre ﬁlm plastique puis d’une autre plaque de bois que l’on pourrait nommer deuxième support\, sur laquelle je dépose des poids pour exercer une pression et faire s’écouler l’eau de la pâte à papier. Cette situation peut faire penser à un hamburger mais aussi à un coffrage de maçonnerie sauf que le sandwich se « mange » en entier alors que le coffrage\, lui\, disparaît\, certes en laissant quelques indices de son passage.\nVient le temps du séchage pendant lequel le ﬁl de fer\, au contact de la pâte humide\, produit de la rouille (machine à couleur) qui se diffuse dans celle-ci. À un certain moment\, après retournements successifs avec toujours une face à l’air libre\, le dessin/objet/support/ﬁl de fer est enlevé laissant son empreinte en creux dans la pâte et son dépôt de rouille. Lorsque la pâte\, en forme de feuille\, est sèche et durcie puis séparée du support préalable\, j’adapte et colle un châssis en bois au dos pour éviter d’éventuelles brisures au cours des manutentions et présentations.\nCette mise en œil par l’écrit d’un mode opératoire que son résultat ne révèle pas au premier regard\, se veut descriptive mais aussi conceptuelle dans la mesure où des notions comme support\, dessin et peinture sont à reconsidérer selon leur façon d’exister\, d’apparaître\, disparaître ou muter lors d’un processus. Ce qui est à voir est ce que l’on ne voit peut-être pas\, ce que l’on ne voit pas est à voir spéculativement ce qui n’exclut pas sensations ou sentiments et émotions. Le temps du voir\, quel que soit son ou ses moteurs\, doit se moduler sur les temps de l’œuvre grâce à ses stigmates révélateurs\, pour avoir quelque espoir de visions. Vaincre la contradiction entre l’objet unique ﬁnal\, éblouissant\, et la quantité d’objets distincts\, de situations et de gestes qui le permettent donne sens.\nMiguel été 2019
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SUMMARY:Exposition Ryan Arbilo – Chambres de bonne
DESCRIPTION:Ryan Arbilo – Chambres de bonne\nVernissage Jeudi 7 Décembre 2023 de 16h à 21h\nCommissaire de l’exposition Sylvana Lorenz\nExposition jusqu’au 20 janvier 2024\nDu lundi au samedi de 14h30 à 18h30\nEntrée libre \nL’exposition « Chambres de bonne » présente une série de photographies en noir et blanc de 50×70 cm\, réalisées entre 2022 et 2023 pendant la période du COVID\, lorsque les femmes de ménage philippines ont été confinées. Ces photographies mettent en lumière la condition difficile de ces femmes dans des chambres exiguës\, dont la surface ne dépasse généralement pas 10 m². L’artiste Ryan Arbilo\, profondément concerné par la situation de ses compatriotes\, a souhaité une fois de plus mettre en évidence leur souffrance. Il s’est rendu de chambre en chambre pour les photographier\, et c’est ce travail qu’il présente pour la première fois à la galerie Depardieu. \n \nCe nouveau sujet\, toujours en lien avec la difficile condition des travailleurs philippins en France\, fait suite à la série intitulée « Chicken hands » en 2016\, qui montrait les mains déformées des femmes de ménage à cause du travail manuel\, ainsi qu’à la série « Halo-Halo-Mix-Mix » en 2019\, mettant en scène des couples mixtes et leurs enfants\, précédemment présentée en décembre 2021\, à la galerie Depardieu. \nLa vie de ces femmes ressemble étrangement à celle des anciens occupants du 19e siècle : elles doivent se lever à 6 heures\, prendre le métro à 6h30 et arriver chez leurs employeurs à 7 heures pour préparer le petit-déjeuner et s’occuper des enfants qu’elles accompagnent à l’école à 8h30. Elles retournent au domicile de leur employeur pour effectuer les tâches ménagères\, nettoyer une pièce en profondeur\, laver\, repasser. L’après-midi\, elles se rendent chez un autre employeur\, pour le même programme. Elles travaillent en moyenne 12 heures par jour\, pour un salaire horaire de 15 euros. Elles ne peuvent se permettre de perdre une minute de repos ou de s’occuper de leurs propres affaires. Leur journée se termine à 19 heures\, lorsqu’elles peuvent enfin rentrer dans leurs chambres sans ascenseur\, après avoir gravi 6 ou 8 étages par l’escalier de service\, sans ascenseur\, avec toilettes collectives sur le palier et unique point d’eau\, qu’elles paient entre 500 et 600 euros par mois. Sur un même étage\, on peut trouver jusqu’à 30 chambres. C’est cependant le seul endroit où ces travailleuses domestiques peuvent profiter\, pendant quelques heures\, d’un peu de liberté et de vie personnelle. \nDans ces chambres\, elles cuisinent sur de petits réchauds\, font la vaisselle et la toilette au lavabo\, et mangent assises sur leur lit devant une table pliante. Les photos révèlent leur capacité à optimiser chaque espace de rangement. Des étagères couvrent les murs jusqu’au plafond\, et des objets sont placés sous le lit\, avec une croix du Christ accrochée dans presque chaque chambre. \nCes « sixièmes » offrent un inconfort terrible. En hiver\, sans chauffage central\, il y fait froid\, tandis qu’en été\, sous les toits\, on étouffe sous les mansardes. Une faible lumière perce à travers les lucarnes qui donnent parfois sur la rue\, mais le plus souvent sur des cours intérieures\, imprégnées de l’air vicié des cuisines et des toilettes qui s’y ouvrent également. Les chambres sont encombrées de petits meubles et de bibelots en tout genre. La promiscuité qui règne à cet étage entre les domestiques des deux sexes\, dans des chambres mal fermées et séparées par des cloisons trop minces\, rend l’expérience des « sixièmes » physiquement et psychologiquement difficile à supporter\, favorisant l’anxiété et les névroses. \nLes photographies de Ryan Arbilo révèlent cet enfer dans lequel ces femmes vivent au quotidien. \n 
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SUMMARY:Exposition Blanche Franssen – Je de miroirs
DESCRIPTION:Blanche Franssen – Je de miroirs\nVernissage Jeudi 7 Décembre 2023 de 16h à 21h\nCommissaire de l’exposition Sylvana Lorenz\nExposition jusqu’au 20 janvier 2024\nDu lundi au samedi de 14h30 à 18h30\nEntrée libre \nL’œuvre de Blanche Franssen est une exploration saisissante du concept d’identité à travers le processus de déconstruction. En brisant le miroir\, symbole de l’image de soi\, l’artiste plonge au cœur de sa propre déconstruction intérieure. Cette démarche audacieuse met en lumière la dualité de la matérialité solide et de la fragilité qui caractérise notre perception de nous-mêmes. \n \nL’utilisation de l’acide\, substance corrosive\, pour altérer la surface réfléchissante du miroir\, renforce le sentiment de destruction et de mortalité. Il évoque les forces négatives et destructrices qui ont marqué l’existence de l’artiste. Les parties du miroir qui demeurent intactes et réfléchissantes se font les gardiennes des aspects préservés et valorisés de son identité. Les trous qui parsèment la surface du miroir\, au milieu des parties miroitantes\, sont les cicatrices émotionnelles et les fragments manquants de l’identité. Ils symbolisent les souvenirs enfouis\, les expériences passées et les parties de soi qui n’ont pas encore été explorées ni intégrées. \nPour panser ces blessures\, Blanche Franssen recouvre les parties endommagées du miroir avec des morceaux de papiers et de tissus anciens\, inspirés par la nature. Ces collages deviennent alors des remparts psychologiques\, des constructions défensives destinées à dissimuler les aspects vulnérables et douloureux de l’identité. Ils créent un paysage abstrait où des formes et des couleurs déstructurées se disputent l’espace reflété\, entre cratères\, anfractuosités et particules. \nDans ses œuvres\, l’artiste capture son reflet dans ces miroirs recomposés\, détournant et reconstruisant ainsi l’image de soi. La figure qui émerge porte les marques et les coulures du processus de déconstruction. Les pansements colorés de matière semblent flotter autour d’elle\, dans un chaos qui se transforme en poésie visuelle. À travers ces représentations\, Blanche Franssen met en lumière l’autoréparation et la résilience de l’artiste\, qui trouve dans l’acte même de création une voie vers la guérison. \nLa position de fœtus adoptée par l’artiste devant le miroir dans l’une de ses œuvres évoque un sentiment profond de vulnérabilité et de retour à un état originel. Ce choix artistique reflète le désir de renouer avec l’innocence\, la sécurité et la renaissance. Il symbolise également un processus de transformation personnelle et de réparation\, où l’artiste entreprend de se réinventer et de se reconstruire à partir de ses fondements les plus intimes. \nEn somme\, l’œuvre de Blanche Franssen transcende les limites de la représentation conventionnelle de l’identité. À travers la déconstruction\, la reconstruction et l’exploration de soi. \nSylvana Lorenz
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SUMMARY:Exposition Émilie Gafner L’inconnu\, l’un connu
DESCRIPTION:Vernissage Jeudi 26 Octobre de 16h à 21h\nÉmilie Gafner\nL’inconnu\, l’un connu\nEn présence de l’artiste.\nExposition jusqu’au 2 décembre 2023 \nDu lundi au samedi de 14h30 à 18h30\nEntrée libre \nEmilie Gafner présente des images exclusivement travaillées avec des jeux de reﬂet et de transparence. Ce sont deux procédés qui lui permettent d’approcher la réalité avec une certaine irréalité\, aﬁn de proposer de voir les choses autrement. C’est une course à capturer l’indéﬁni. \n \nCette sélection représente un état actuel de ses recherches qui s’attachent aux détails urbains mettant en avant également ce que l’on ne voit pas. Dans ce sens\, des phrases accompagnent les images. Ni illustration\, ni titre\, les mots suggèrent des pistes d’interprétation et de ﬁction. Le hors-champ prend ainsi une importance pleine de liberté. \nA travers ces photographies prises dans une dizaine de villes diﬀérentes\, comme Zürich\, Paris\, Nice ou Rome\, les notions d’orientation s’évaporent. Le lieu devient récit en abandonnant son identité géographique. Un récit duquel émane des images et des mots qui nous incitent à basculer dans un interstice poétique où la dimension imaginaire prime. \nL’inconnu fait partie de la ville et y dépose une part de mystère qui fait d’elle une source inﬁnie d’histoires. La silhouette\, souvent fugitive\, anonyme\, pousse à la prendre en ﬁlature\, comme si elle détenait les secrets de l’inconnu. C’est comme si elle le personniﬁait. La traque est sans ﬁn.
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SUMMARY:Exposition Bartist - ÉMOTIONS
DESCRIPTION:Bartist – ÉMOTIONS\nVernissage Jeudi 19 Octobre 2023 de 18h à 21h\nExposition au sous-sol jusqu’au 2 décembre 2023 \nDu lundi au samedi de 14h30 à 18h30\nEntrée libre \n \nUn seul format\, cinq émotions primaires et des dizaines de sentiments. Pas de vitre pour être en prise directe avec la réalité de l’œuvre. Bartist propose un voyage intérieur. Prendre le temps de caresser\, reconnaître ou découvrir nos émotions et sentiments. « Entrez » dans le cadre\, sans filtre\, pour ressentir ce que l’œuvre vous révèle. \nNous somme une vibration\, un mouvement non perpétuel\, un rythme qui se construit par nos émotions. Elles nous conduisent de la lumière du premier jour à l’obscurité du dernier. Les ressentir\, les nommer et les vivre\, voila notre quête\nBartist
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