BEGIN:VCALENDAR
VERSION:2.0
PRODID:-//Galerie Depardieu - ECPv6.16.3//NONSGML v1.0//EN
CALSCALE:GREGORIAN
METHOD:PUBLISH
X-WR-CALNAME:Galerie Depardieu
X-ORIGINAL-URL:http://www.galerie-depardieu.com
X-WR-CALDESC:Évènements pour Galerie Depardieu
REFRESH-INTERVAL;VALUE=DURATION:PT1H
X-Robots-Tag:noindex
X-PUBLISHED-TTL:PT1H
BEGIN:VTIMEZONE
TZID:Europe/Paris
BEGIN:DAYLIGHT
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:CEST
DTSTART:20180325T010000
END:DAYLIGHT
BEGIN:STANDARD
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:CET
DTSTART:20181028T010000
END:STANDARD
BEGIN:DAYLIGHT
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:CEST
DTSTART:20190331T010000
END:DAYLIGHT
BEGIN:STANDARD
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:CET
DTSTART:20191027T010000
END:STANDARD
BEGIN:DAYLIGHT
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:CEST
DTSTART:20200329T010000
END:DAYLIGHT
BEGIN:STANDARD
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:CET
DTSTART:20201025T010000
END:STANDARD
BEGIN:DAYLIGHT
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:CEST
DTSTART:20210328T010000
END:DAYLIGHT
BEGIN:STANDARD
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:CET
DTSTART:20211031T010000
END:STANDARD
BEGIN:DAYLIGHT
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:CEST
DTSTART:20220327T010000
END:DAYLIGHT
BEGIN:STANDARD
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:CET
DTSTART:20221030T010000
END:STANDARD
END:VTIMEZONE
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20201128T080000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20210227T183000
DTSTAMP:20261025T112944
CREATED:20201128T164723Z
LAST-MODIFIED:20210126T151316Z
UID:3267-1606550400-1614450600@www.galerie-depardieu.com
SUMMARY:Exposition Jacques Renoir "Eaux vives"
DESCRIPTION:Jacques Renoir – Eaux vives\nOuverture de l’exposition le samedi 28 novembre.\nExposition jusqu’au 23 janvier 2021. L’exposition est prolongée jusqu’à fin février 2021. Entrée libre \n  \nJACQUES RENOIR : LE DOUBLE APPEL\nJacques est mon mari. Il me demande d’écrire un texte sur son travail. Plus précisément sur cette exposition\, Eaux vives\, dont je connais bien les photographies pour les avoir vues dans son atelier ou sur le terrain en train d’être prises.\nJ’accepte d’emblée\, même si je suis dans une position doublement délicate en tant qu’épouse du photographe et participante à l’exposition. Nous avons en effet réalisé une œuvre en commun\, un diptyque photographie-poésie. A lui les images\, à moi les mots. Cette œuvre est Le Lac.\nJ’accepte d’emblée parce que j’aime ce qu’il fait. Et comment il le fait. Mais aussi parce que c’est l’occasion pour moi de porter sur ses images un autre regard\, non plus contemplatif mais analytique. Et à sa façon\, conforme à cet « au-delà du regard » dont Jacques se réclame.\nJ’ai sous les yeux l’ensemble de ses Eaux vives. Je les détaille longuement. \nIl me semble qu’il y a dans ses photographies un double appel qu’on pourrait tenir pour contradictoire si l’on n’en éprouvait l’intensité. Ce double appel est celui de la fixité et du mouvement\, de l’instant et de la durée\, du suspens et du cours. En somme celui d’une statique et d’une dynamique.\nJe regarde la photographie des enfants sautant dans les jets d’eau. Un arrêt sur image. Un élan qui se poursuit au-delà de l’image. L’arrêt ne bloque rien. Au contraire il exhibe dans une surprenante précision ce que l’œil ne peut saisir : l’égrènement de chaque goutte d’eau dans la verticalité d’un jet. Mais cette attention si prenante à la présence\, s’allie à une impétuosité que rien ne peut empêcher. Or c’est là une constante de la pratique photographique de Jacques. Fouiller un point de vue en variant les techniques\, les perspectives\, les lumières\, les couleurs\, jusqu’à trouver ce point profond qui est la naissance d’une visibilité neuve. Et la lancer dans son mouvement propre. \nA l’évidence il n’a jamais quitté son métier de cinéaste\, même dans la photographie. Au contraire. Il l’y sublime.\nC’est perceptible en ce que chacune de ses images\, intentionnellement dit-il\, raconte une histoire. Que cela soit une photographie unique comme celle d’un couple minuscule sur une plage\, entre galets et eau\, de la Promenade des Anglais\, ou que cela soit dans le choix d’une série de photographies associées\, en deux\, trois\, cinq\, ou même douze images comme pour Le Lac.\nDans la photographie unique\, c’est le détail qui bouleverse les aplats du paysage marin et qui suggère l’écoute d’un échange intime.\nDans le cas des séries\, comme par exemple dans les trois photographies d’Harlem sous la pluie\, c’est le combat qui est capté\, en des scènes de rue où les passants luttent contre une averse. Dans les douze photographies du Lac\, c’est\, cliché après cliché\, la lente venue de l’orage tombant sur son propre reflet\, à la surface d’un lac. \nToutefois je crois que sa relation au cinéma se fait la plus forte lorsque l’ensemble de ses photographies uniques ou appareillées\, sont elles-mêmes mises en scène autour d’un thème. Celui-ci lui permet en effet d’embrasser dans un mouvement unique et supérieur toutes les déclinaisons qu’il souhaite. Cette cinétique des cinétiques n’est plus simplement narrative mais existentielle car elle inclut tous les possibles. Les Eaux vives se trouvent ainsi circonscrites\, comme par une caméra circulaire et elles s’énumèrent en joie de vivre\, en éclaboussures\, en menace d’orage\, en recherche d’abri\, en paisible contemplation\, en bruissement de ruisseau.\nPour autant le double appel n’en résonne pas moins jusque-là. Car\, en sa force et son paradoxe\, le mouvement embrassant pénètre dans la matière et y trouve une essentialité statique\, à la limite de l’abstraction. Juste à la limite. C’est elle qui saisit dans les gerbes de la tempête Alex la puissance élémentaire de l’eau\, supérieure à toute humanité. Ou dans la somptuosité des couleurs du désastre\, le vert profond des eaux mortelles. \nClaude Montserrat-Renoir\nPhilosophe\nNice\, Novembre 2020 \nBibliographie de Claude Montserrat :\nCette Lumière\, Encre Marine\, 2000 \nConsolation à Dagerman\, Encre Marine\, 2009\n« Sois ! » De l’existence à la présence\, Geuthner\, 2016\nL’à peine ou la façon de l’ange\, Geuthner\, 2019\nDes soirs et des matins\, Geuthner\, 2020-2021 (à paraître)\nDeux portfolios réalisés avec Jacques Renoir :\nPetite ontologie du reste\, 2008\nLe Lac\, 2015
URL:http://www.galerie-depardieu.com/event/exposition-jacques-renoir-eaux-vives/
LOCATION:Galerie Depardieu\, 6 rue du docteur Jacques Guidoni\, Nice\, 06000\, France
CATEGORIES:Agenda,exposition
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20201008T160000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20201121T183000
DTSTAMP:20261025T112944
CREATED:20200926T153219Z
LAST-MODIFIED:20200926T153306Z
UID:3225-1602172800-1605983400@www.galerie-depardieu.com
SUMMARY:Haralampi G. Oroschakoff -  Hommage à Nicolas de Staël
DESCRIPTION:Haralampi G. Oroschakoff – Hommage à Nicolas de Staël\nInauguration le jeudi 8 octobre à partir de 16h\nExposition jusqu’au 21 novembre 2021\nDu lundi au samedi de 14h30 à 18h30\nEntrée libre. \n \n« Je profite de ces moments\, je vis dans mes pensées\, debout à la fenêtre\, immobile »\, déclare Haralampi G. Oroschakoff\, méditatif\, à propos de sa résidence Théoulienne: « avec ce bleu vif devant moi\, de plus en plus sombre dans les innombrables baies jusqu’à devenir cobalt profond au loin\, avec ce vert frais en face\, mis en valeur par le brun\, le rouille et le gris\, il n’en faut vraiment pas plus pour se sentir bien. » \nHaralampi G.Oroschakoff expose à la galerie Depardieu pour la troisième fois après 2010 et 2017. Cette fois-ci\, il présente 18 tableaux inédits en différents formats et une sculpture\, tous spécialement conçus pour cette exposition et il rend hommage à Nicolas de Staël. \nHaralampi G. Oroschakoff\, né en 1955\, est un peintre\, dessinateur et écrivain autrichien\, issu d’une vieille famille russe exilée. Il vit et travaille à Berlin\, Vienne et Cannes.\nHaralampi G. Oroschakoff est considéré comme un pionnier du dialogue Est-Ouest dans l’art et un rénovateur de la réception de l’iconographie orientale dans la peinture occidentale.\nIl est l’auteur de « Die Battenberg Affäre » et l’un des auteurs du « Moskau-Berlin Stereogramme » (tous deux publiés aux éditions Berlin). En 2016\, sa monographie complète « Doppelkreuz » a été publiée par Hatje Cantz. \n« J’avais déjà écrit ces lignes lorsque j’ai appris de notre artiste qu’on ne pourrait imaginer une relation plus étroite que celle qui le lie à Nicolas de Staël. Né l’année même de sa mort\, non seulement il l’admire et sait tout de lui\, mais il a même repris un tableau inachevé de de Staël. Vingt ans après la mort de l’artiste\, Oroschakoff termine ainsi son tableau Le concert. » (Michael Maar) \nSur la Côte d’Azur\, Haralampi G. Oroschakoff a participé à plusieurs expositions importantes. Présentées à la galerie Joachim Becker à Cannes\, ses œuvres ont été données à voir à l’occasion de concepts d’exposition de grande envergure de Christian Bernard\, dont « Sous le soleil exactement » I et II à la Villa Arson à Nice en 1988-1989\, et avec Gina Pane dans « Icônes » sous Francois Nedellec au musée de la Castre à Cannes en 1988. Sa vaste réflexion picturale sur l’avant-garde russe « Être là au Bord du Monde : Voyageurs et Orientalistes »\, commencée sous la direction artistique de Christian Bernard au Musée d´Art moderne et contemporain (Mamco) à Genève en 1998\, l’a mené au State Russian Museum/Museum Ludwig à Saint-Pétersbourg en 1999\, puis en 2000 au Centre Contemporain/Espace St. Bernardin au Cannet\, en suite 2013 à l´espace Bonnard à Cannes et en 2017 et 2010 il a exposé dans la Galerie Depardieu. \n 
URL:http://www.galerie-depardieu.com/event/haralampi-g-oroschakoff-hommage-a-nicolas-de-stael/
LOCATION:Galerie Depardieu\, 6 rue du docteur Jacques Guidoni\, Nice\, 06000\, France
CATEGORIES:Agenda,exposition
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20200917T143000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20201031T183000
DTSTAMP:20261025T112944
CREATED:20200813T194220Z
LAST-MODIFIED:20200826T131533Z
UID:3194-1600353000-1604169000@www.galerie-depardieu.com
SUMMARY:Exposition Giuseppe Fabris -  Lockdown
DESCRIPTION:Ouverture de l’exposition le 17 septembre.\nExposition au sous-sol jusqu’au 31 octobre 2020.\nEntrée libre \nLa bella e l’ostrica\nLa réalité dépasse toujours de toute façon la fiction. \nCette série de dessins est un foisonnement de signes\, dans lequel l’unique fil conducteur est la silhouette qui apparaît toujours au bas de la feuille. L’univers qui se crée dans l’espace est\, la plupart du temps\, indéfini et composé de gribouillis incertains\, de traits à peine suggérés et interrompus comme un griffonnage d’enfant\, ultime particule d’un mouvement qui erre sans but à travers un automatisme qui construit ou déstructure le signe\, qui peut donner forme à un reconnaissable\, tel qu’un objet\, un visage\, un animal ou autre et c’est seulement à cet instant qu’il se décide à se définir pour se mettre au point ou le laisser comme un fond voilé. Cette façon d’agir nous oblige à aiguiser notre regard pour découvrir différentes situations à peine suggérées\, qui donnent ainsi assez d’espace à l’observateur pour imaginer une ou plusieurs histoires qui\, en fin de compte\, vont toujours rester suspendues et indéfinies.\nAprès avoir observé le premier dessin\, m’est venue à l’esprit une phrase liée à une image : « Le sommeil de la raison engendre des monstres »\, titre d’une eau-forte de Francisco Goya\, dans la série des Caprices.\nL’espace blanc et neutre a toujours été pour moi un défi en dessin\, mais c’est aussi beaucoup plus que cela\, un acte de conscience\, tout ce qui transparaît de ce fond neutre\, de la parole et du dessin à la peinture et qui est\, qu’on le veuille ou pas\, un signe. C’est pour cette raison que j’ai longtemps utilisé le dessin d’une façon graphique et pour ainsi dire aseptique et analytique\, pour qu’on lise clairement ce que je voulais dire.\nAujourd’hui le signe improvisé et sans modèle devient chaud et nomade en passant du paradoxe au confusionnisme\, mais n’est jamais utilisé comme remplissage stérile puisque conscient. Le signe peut être lyrique\, cacophonique\, analytique\, statique \, paradoxal\, poétique\, vulgaire\, parfois violent même si tout est maîtrisé et contrôlé.\nAvant tout il y a l’homme\, le leitmotiv\, je m’achemine donc sur un parcours jamais défini ou tracé\, comme dans une aventure\, comme une marche dans un bois sans sentier\, comme un voyage sans but\, comme… Le Voyage.\nJe déambule dans cet espace réduit à peine plus grand qu’un A4 qui devient incroyablement vaste par rapport au moyen utilisé\, un feutre à pointe fine\, tel le transmetteur minuscule des synapses qui fluctuent dans le macrocosme de l’inconscient.\nCette immersion en moi-même pendant que je me promène ou que je cours dans le noumène porte aussi\, pour qui veut donner le temps à son temps\, à faire un parcours intime et méditatif\, donc un non-dit\, une image cachée\, une histoire à composer qui fait la place à l’interprétation personnelle.\nDans ce voyage dans l’inconnu\, les définitions des limbes et du Bardo coïncident\, bien que dans le premier cas ce non-lieu est animé d’angoisse et d’inquiétude\, alors que dans le deuxième il nous est dit qu’avec la profonde libération de l’esprit nous sommes prêts à rencontrer sereinement et sans peur les divinités pacifiques et courroucées.
URL:http://www.galerie-depardieu.com/event/exposition-giuseppe-fabris-dessins/
LOCATION:Galerie Depardieu\, 6 rue du docteur Jacques Guidoni\, Nice\, 06000\, France
CATEGORIES:Agenda,exposition
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20200905T143000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20201003T183000
DTSTAMP:20261025T112944
CREATED:20200813T193621Z
LAST-MODIFIED:20200813T193930Z
UID:3189-1599316200-1601749800@www.galerie-depardieu.com
SUMMARY:Exposition Anne-Sarah Le Meur  - Lumière limite
DESCRIPTION:Ouverture de l’exposition le 5 septembre. \nL’artiste sera présente les 5\, 7 et 8 septembre et le 3 octobre \nExposition jusqu’au 3 octobre 2020. \nEntrée libre \n \nIMAGES PROGRAMMÉES \nDans le tréfonds de son être\, la machine… suinte. Y battent nombres\, opérations\, calculs. \nPercent à l’écran les couleurs. Entre câbles et logiciels\, par carte graphique interposée\, en travers de la mémoire\, l’artiste programme et contamine la sérieuse géométrie. Dans l’espace virtuel et immatériel si étrange\, la lumière oscille\, caracole et engendre des formes. Les teintes évoluent\, éclatent\, s’estompent. Coups et douceurs\, œillades et béances\, aspirations. \nUn jour\, une valeur – pas n’importe laquelle ! –\, inversée – pour voir ! – a renversé la lumière… devenue alors négative\, absorbante et noire. Initialement noirs (eux aussi)\, pseudo-cosmiques\, les fonds ont osé bientôt changer : rouges\, roses… Mouvements de surface\, de tons\, de temps. Abstraction et sensations spatiales renouvelées. \nDepuis une trentaine d’années\, Anne-Sarah Le Meur tapote sur un clavier pour créer des images. Inlassablement\, elle tape et teste ses lignes de code\, ses variables\, ses boucles\, ses conditions\, pour explorer et régénérer la couleur en des tableaux mouvants et infinis. \nAnne-Sarah LE MEUR. Médiation réflexive d’après deux œuvres contemplées : Rusting_261\, 2019\, et Jaunebleui_24\, 2012. \n«  Tu feras ensuite un voile d’étoffe d’azur\, de pourpre\, d’écarlate\, et de lin retors\, \non le fabriquera artistiquement\, en le damassant de chérubins » in Exode\, Chapitre 26 \nTraduction du Rabbinat \nDécouvrant la démarche et les œuvres d’Anne-Sarah Le Meur\, et notamment celles indiquées en préambule\, j’ai été touché par l’articulation des couleurs\, obtenues via les puissances du calcul et de la virtualité\, avec ce qui relève du voile. La comparution des couleurs dans le plan toujours oscillant du voile\, simultanément pli et dé-pli\, et\, notons le\, ce dual de couleurs (l’écarlate et le pourpre bleuté)\, clairement nommées ArGaMaN et TeKèleT dans l’hébreu du Premier Testament\, a reconduit en moi-même ce que j’appelle une médiation réflexive à propos de la radicalité de l’abstraction : retrait du figurable\, états vibratoires libérés de l’impératif de représentation\, du redoublement illusoire ou illusionniste de ce qu’on appelle\, à tort\, la réalité… \nLa description du voile du temple ou Parokhet\, aux versets 31 et 36 du chapitre 26 de l’Exode\, est un moment déterminant de la réflexion judaïque à propos du regard et de la vocation du geste artistique\, entre le monde visible et ce qui ne peut recevoir aucune image\, le Kadosh Hakadoshim ou Saint des Saints\, situé juste à l’arrière d’une série de voiles. Le dernier voile\, ou Parokhet\, sépare le Saint\, où se tient l’assistance\, d’un second lieu\, où se trouve l’arche d’alliance (le Saint des Saints)\, coffret dans lequel sont resserrés les rouleaux de la Thora. \nCette description biblique est à l’origine d’enjeux cruciaux dans l’histoire de la création artistique : elle fonde la contestation péjorative de l’abstraction en tant qu’émanation sémitique. La culture gréco-romaine\, puis le christianisme\, et plus tard\, toute politique prenant les images comme emblèmes des pouvoirs et des dominations\, considéreront irrecevable une telle abstraction\, parce qu’irrécupérable par la propagande des images entre monumentalité et sentimentalité. En atteste la haine hitlérienne pour l’abstraction\, la désignant comme art spécifiquement juif. Plus largement\, dans notre monde actuel\, détenu comme jamais par la communication collective des images\, l’abstraction n’est-elle pas toujours incomprise\, déniée\, tenue pour dépassée ou ramenée à une variation décorative ? \nL’abstraction\, dans l’histoire de l’art moderne et contemporain\, advient juste avant l’horreur de la première guerre et des totalitarismes\, et sera reprise et revisitée\, en Europe comme aux États-Unis\, tout après les abominations de la seconde guerre mondiale (Shoah et bombardements atomiques). Le grand peintre américain Mark Rothko (1903-1970) n’a pas adopté au hasard l’étendue sans image des couleurs effrangées et vibratoires et particulièrement ces pourpres qui dérivent entre l’orangé et le noir. Le Parokhet\, ou voile du temple\, devient le dispositif déterminant de son œuvre\, alors qu’il prend conscience de l’épouvante de la Shoah (rappelons que Rothko arrive à 10 ans sur le sol américain\, en 1913). Dans un texte – The artist’s reality – écrit pendant la 2e guerre mondiale\, le peintre déclare que la mission de l’artiste est la réparation du monde. Il nous paraît évident que l’œuvre d’Anne-Sarah Le Meur est en relation directe avec cette abstraction radicale\, celle du voile vibratoire sans images. \nDevenue une voie d’émancipation artistique entre 1910 et 1915\, l’abstraction met en œuvre une expérience de l’art qui échappe à l’image comme moyen technologique généralisé de reproduction et de diffusion. L’abstraction\, en revendiquant la prévalence du plan du tableau contre la profondeur illusionniste de la perspective\, privilégiant l’expérience intérieure\, questionne ce qui constitue l’image comme puissance de fascination et de persuasion\, à savoir la propagande et la manipulation falsificatrice. Dans les périodes d’effondrement démocratique et de passage à la guerre\, via les épisodes précurseurs de guerres civiles\, émerge ce trait commun : la confusion entre la place des images et la place de l’expérience personnelle\, frappée alors d’interdit\, ni reconnue ni même nommée. \nAinsi\, l’abstraction porte en elle\, foncièrement\, un duel à jamais ouvert : refus des puissances de l’image en tant que double pouvant prendre la place de toute chose et toute créature\, contre la fascination pour l’illusion du vraisemblable En cela\, elle est profondément politique. \nDavantage : ce plan qui oscille n’est pas sans figures et\, particulièrement\, chez Rothko comme chez notre artiste\, nous trouvons celles de la négativité : teintes sombres\, obscurité\, ambivalence\, érotique de la couleur\, vide…\, Expérimentées par inversion des degrés de lumière dans les couleurs. Mais ne revient-il pas à l’artiste d’assumer la reconnaissance du négatif comme puissance à l’œuvre\, négatif sinon caché par l’illusion de la figuration ? Pour Rothko\, faire apparaître la puissance du négatif par les moyens de l’art renvoie au Tikkun Haolam : le service de la réparation du monde\, mission de l’artiste. \nDans nos temps chaotiques\, après ce premier enfermement-confinement\, démultipliant les séances de télé-présences et autres systèmes d’image à illusion\, par l’alliance libérale d’un empire du visuel avec une communication collective appauvrie\, dans une atmosphère de fascination pour les techniques de remplacement de l’homme en ses images\, avatars et robots\, cet élément nous revient brutalement : quelles sont notre conscience et notre responsabilité\, à chacune et à chacun ? L’artiste\, si incompris et maltraité aujourd’hui\, en dépit des proclamations\, rendu invisible ou forcé à communiquer de façon outrancière\, ne devrait-il pas retrouver cette profonde vocation désignée par Rothko ? \nAlors même qu’Anne-Sarah Le Meur utilise les outils numériques\, désormais mondialisés\, permettant une circulation insensée des images en lieu et place de la possibilité de dire ou d’être\, elle nous reconduit à cette expérience du voile aniconique (ie : sans images). Ce voile\, en tant que seuil vibratoire\, interdit la fusion et proclame l’intervalle vide (appelé par Rothko « le quelque part entre »). Il proclame la résistance du sujet aux forces inquiétantes et hypnotiques de la communication et de la consommation généralisées des images. Par l’assombrissement des rouges et l’opposition indécidable entre le pourpre violacé (TeKèleT) et le pourpre incarnat (ArGaMaN)\, ce voile\, retravaillé de façon laïque et immanente par notre artiste\, impose de nous tenir à une distance contemplative et méditative de toutes les oppositions morales et\, particulièrement celles des figures archaïques du bien et du mal. Cette distance permet alors le suspens nécessaire de l’agir. Ainsi\, Anne-Sarah Le Meur nous invite à considérer que la vocation de l’art n’est pas de refléter les décisions du pouvoir. \nLe philosophe Jacques Derrida regardait l’expérience du voile du temple comme la possibilité de soutenir en nous la tension entre le voilement et le secret. Il en faisait même un état déterminant de l’acte artistique pour le séparer du spectacle et de la consommation sans fin des images\, au profit d’un éprouvé de l’intervalle que rien ne vient occuper : détachement de l’homme de sa réduction aliénée d’exténuateur-consommateur face à tout de qui existe\, jusqu’à ce quil n’en reste plus rien : terre desséchée et artifices technologiques qui tournent à vide… et plus rien ! \nJean-Rodolphe LOTH – juin 2020 \nCritique d’art pour Octopus\, Précis artistique des mots de bouche
URL:http://www.galerie-depardieu.com/event/exposition-anne-sarah-le-meur-lumiere-limite/
LOCATION:Galerie Depardieu\, 6 rue du docteur Jacques Guidoni\, Nice\, 06000\, France
CATEGORIES:Agenda,exposition
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20200625T143000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20200801T183000
DTSTAMP:20261025T112944
CREATED:20200611T140433Z
LAST-MODIFIED:20200611T140631Z
UID:3151-1593095400-1596306600@www.galerie-depardieu.com
SUMMARY:Exposition Jean Yves Cousseau « Pas perdus »
DESCRIPTION:Exposition du 25 juin au 1er août 2020.\nL’artiste sera présent jusqu’au 28 juin 2020\nEntrée libre \n \nPAS PERDUS\nSur le passage de Guy Debord\nà travers une assez courte unité de temps\n« Les tromperies dominantes de l’époque sont en passe de faire oublier que la vérité peut se\nvoir aussi dans les images. »\nGuy Debord\, Panégyrique\, tome second\, 1997 \nL’ouvrage Pas perdus\, dont cette exposition rend en partie compte\, est à la fois un livre photographique et une anthologie littéraire.\nJean Yves Cousseau a composé cette anthologie à partir d’une liste de 63 auteurs – de Dante à Cocteau – que lui a confiée en 1987 Guy Debord\, théoricien de l’Internationale Situationniste. Ce potlatch lui échut en retour de Lieux d’écrits qu’il venait de publier et de lui offrir ; cet ouvrage\, tant photographique que littéraire\, fut élaboré autour de 39 écrivains ayant séjournés à Paris ou en Île-de-France. \nCher Jean-Yves\,\nJe te remercie pour Lieux d’écrits\, et si je ne t’avais pas encore dit tout le bien que j’en pense\, c’est parce qu’il est évidemment mieux d’en parler de vive voix. […]\nVoici\, pour ton volume II\, une liste de 60 noms (+3). On peut donc prévoir du déchet. J’ai mis en capitales une vingtaine de noms qui\, en cas de moindre succès\, pourraient faute de mieux constituer un « indispensable complément »\, pour corriger « l’injustice » de la première liste des 39. […]\nAmitiés. Guy \nCette liste d’écrivains\, malencontreusement égarée dans les méandres de la vie nocturne parisienne\, fut retrouvée par Jean Yves Cousseau\, après la mort de Guy Debord\, dans sa correspondance\, laquelle venait d’être intégralement publiée aux éditions Fayard.\nLes « morceaux choisis » qu’il propose dans Pas perdus dialoguent avec ses photographies. Allusives\, jamais illustratives\, celles-ci livrent dans leurs formes les plus diverses\, des plus « classiques » aux plus « iconoclastes »\, son propre passage à travers ces trente dernières années. Noir et blanc ou couleur\, argentiques ou numériques\, coloriées ou imprimées\, préservées ou oxydées\, l’assemblage de ces différents états photographiques\, comme celui des images et des textes\,\nnous révèlent des perspectives temporelles multiples. \n« Si ce foisonnement\, ce métissage\, traduisent la seule chose commune à toute vie\, l’incessante alternance de clairs et d’obscurs menant à l’inéluctable issue\, je ne sais pourquoi l’on serait plus difficile avec un assemblage protéiforme qu’avec une oeuvre monolithique\, si ce n’est pour se rassurer. » \nEn recomposant les traces photographiques disparates qu’il en a conservées\, Jean Yves Cousseau non seulement dévoile les chemins de traverse qu’il a empruntés mais rend sensibles les mutations qu’il a accomplies durant ce temps écoulé entre sa rencontre avec Guy Debord et la gestation de son ouvrage. Cette « assez courte unité de temps » – biographique – répond à un très grand nombre d’années – historique –\, la pérennité littéraire conversant avec le momentané photographique\, l’Histoire faisant écho au vécu singulier.
URL:http://www.galerie-depardieu.com/event/exposition-jean-yves-cousseau-pas-perdus/
LOCATION:Galerie Depardieu\, 6 rue du docteur Jacques Guidoni\, Nice\, 06000\, France
CATEGORIES:Agenda,exposition
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20200618T143000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20200801T183000
DTSTAMP:20261025T112944
CREATED:20200611T140056Z
LAST-MODIFIED:20200611T140719Z
UID:3149-1592490600-1596306600@www.galerie-depardieu.com
SUMMARY:Exposition Agnès Jennepin  « Les effrontées »
DESCRIPTION:Ouverture de l’exposition le 18 juin en présence de l’artiste.\nExposition au sous-sol jusqu’au 1er août 2020.\nEntrée libre \n \nLes effrontées \nElles sont styliste de mode\, architecte\, aviatrice\, physicienne\, géologue\, avocate\, footballeuse\, actrice\, peintre\, sculptrice ou écrivaine. Elles s’appellent Coco Chanel\, Gae Aulenti\, Amelia Earhart\, Marie Curie\, Florence Bascom\, Gisèle Halimi\, Ada Hegerberg\, Hedy Lamarr\, Pauline Boty\, Camille Claudel et Daphnee du Maurier… Ce sont Les Effrontées\, des portraits de femmes d’exception qui se sont inscrites dans leur temps par leur travail et leur vision du monde\, chacune dans sa spécialité. Certaines sont devenues mondialement célèbres\, d’autres ont été en partie occultées par leurs homologues masculins\, d’autres enfin ont fait l’objet d’un oubli progressif. Mais les choses sont en train de changer et c’est sous la forme d’un autre récit qu’Agnès Jennepin a conçu ces portraits. Les Effrontées sont autant d’hommages d’une femme à d’autres femmes placés sous le signe de la dualité : en noir et blanc mais aussi en couleur\, à la fois figuratifs et abstraits\, entre dessin et peinture\, entre apparition et disparition.\nPour comprendre la démarche de l’artiste\, il est important de préciser que le point de départ de ces portraits de femmes est\, sauf exception\, la photographie.\nIl arrive qu’elle ait recours à l’imaginaire pour certains portraits de femmes comme celui de Peseshet\, femme médecin ayant vécu en Égypte antique sous la IVᵉ dynastie et qui est\, à ce jour\, la première doctoresse connue dans l’histoire de l’humanité.\nDans ses portraits\, elle reprend l’immédiateté du rendu photographique dans le sens où ses visages sont traités en noir et blanc et où leur rendu lisse possède cette dimension de trace et\, tout à la fois\, de perte propre à la technique de la photographie. Le remarquable portrait intitulé Coco est particulièrement métaphorique à cet égard : il donne à voir une Gabrielle Chanel mélancolique\, perdue dans ses pensées\, presque hors d’atteinte comme le sont les souvenirs enregistrés dans de vieux clichés.\nLe processus adopté participe pleinement de cette esthétique de la disparition puisque l’artiste procède par un travail de soustraction de la matière à l’inverse de la technique de la peinture qui consiste à rajouter des couches. Dans un premier temps\, Agnès Jennepin recouvre entièrement son support de papier d’encre de Chine\, puis\, dans un second temps\, elle efface à l’aide d’un détergent le surplus d’encre dans le but de faire apparaître les figures. C’est ainsi que surgit du fond noir Polaire. Il est intéressant de souligner que cette opération d’effacement chimique est réalisée à la javel\, produit domestique par excellence. En rendant visibles ces vie féminines avec un produit ménager\, l’artiste pointe l’invisible travail des femmes au foyer mais elle opère également un tour de force puisqu’elle fait remonter à la surface du papier ces identités féminines qu’elle soustrait à l’oubli. Le visage de Pauline Boty\, seule artiste pop du groupe britannique\, morte à 28 ans d’un cancer et oubliée des récits de l’histoire de l’art pendant 30 ans\, surgit du fond dans un sfumato à la poudre de quartz qui donne une brillance presque cosmétique à ses cheveux et à son visage candide.\nQuant au visage à la fois affirmé et silencieux de l’architecte italienne du Musée d’Orsay Gae Aulenti il pourrait à tout moment être absorbé par l’ombre du fond. Cette subtile dissolution de la frontière entre fond et forme esquissée par Agnès Jennepin n’est pas sans rapport avec le processus de révélation de la photographie. La différence étant que le travail de l’artiste apparaît progressivement et que tout cliché photographique est voué à s’effacer avec le temps.\nOn note que l’artiste prend parfois des distances avec la photographie et que pendant la réalisation\, elle peut transformer certains traits en fonction de la perception qu’elle a de la femme qu’elle représente. D’une certaine manière\, Agnès Jennepin s’approprie le vécu et la personnalité de l’héroïne peinte. Ainsi\, le visage de Camille Claudel est-il allongé et la fixité de son regard intériorisé accentuée\, évoquant son internement et la malnutrition.\nDans tout ce camaïeu de gris\, Agnès Jennepin introduit de la couleur en appliquant\, au niveau des vêtements de ses personnages\, un collage de papier Wenzhou sur lequel elle travaille le motif. Les éléments décoratifs constituent ici un joyeux pattern abstrait qui contraste avec le traitement figuratif plus sobre des visages. Ils sont aussi le prétexte d’un jeu fait d’indices qui visent à faire deviner\, en le caractérisant\, le personnage peint. Les dessins en forme de petits nuages stylisés qui figurent sur le chemisier de la toute jeune Marguerite Duras ont un parfum d’Asie qui n’est pas étranger à son parcours. Par ailleurs\, l’utilisation du collage qui possède une légère épaisseur et une discontinuité plastique s’oppose à ces visages fantomatiques impalpables comme pour rappeler que le vêtement a une pérennité que le corps n’a point.\nDe cette galerie de personnages féminins désireux de produire\, de conceptualiser\, d’interagir avec le réel au même titre que les hommes\, on retient que l’artiste a choisi de réduire les titres aux prénoms des femmes représentées\, ce qui participe à ce jeu de devinette.\nCatherine Macchi février 2020\n(Historienne de l’art \, critique d’art)
URL:http://www.galerie-depardieu.com/event/exposition-agnes-jennepin-les-effrontees/
LOCATION:Galerie Depardieu\, 6 rue du docteur Jacques Guidoni\, Nice\, 06000\, France
CATEGORIES:Agenda,exposition
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20200311T160000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20200411T183000
DTSTAMP:20261025T112944
CREATED:20200228T170127Z
LAST-MODIFIED:20200305T172025Z
UID:3121-1583942400-1586629800@www.galerie-depardieu.com
SUMMARY:Exposition Nasreddine Bennacer Sous la mer les mots
DESCRIPTION:Exposition du 12 mars au 11 avril 2020\nNasr-eddine BENNACER « Sous la mer les mots »\nVernissage mercredi 11 Mars de 16h à 21h\nEntrée libre \n \nNasreddine Bennacer Sous la mer les mots\nL’artiste franco-algérien Nasreddine Bennacer retourne à la Galerie Depardieu avec l’exposition « Sous la mer les mots » du 12 mars au 11 avril 2020. Le visiteur est plongé dans une ambiance sous-marine\, ponctuée par des pièges invisibles : des appâts de pêche\, des hameçons suspendus\, un filet de pêche éclairé par un néon. Certains de ces objets se fondent avec le décor de la galerie\, d’autres réclament avec insistance l’attention du spectateur et se font porteur d’une signification symbolique : ils représentent les innumérables ruses qui influencent nos choix quotidiens. Les fonds marins évoqués par Bennacer sont loin de l’esprit escapiste et idyllique qui souvent accompagne l’imaginaire naturel et\, à la place\, incarnent la métaphore de la face cachée de la société\, celle qui est constituée par un système imperceptible de mécanismes d’oppression et conditionnement. Dans cet univers\, nous ne sommes jamais à l’abri\, toujours hantés par la présence d’un prédateur indistinct qui nous menace. \nLa mer constitue aussi un lieu d’espoir et a représenté la promesse d’une vie meilleure pour des milliers d’individus qui\, au fil des siècles\, ont traversés ses flots poussés par un désir de connaissance ou d’évasion\, à la recherche de nouveaux mondes\, de liberté ou de paix. Ce territoire contesté a été le berceau de conflits et de découvertes\, ainsi que le témoin silencieux d’une historie immémoriale de migration et colonisation. Dans la série « Je respire sous l’eau »\, des messages lancés à la mer remontent à la surface comme des bulles d’air fragiles\, contenant un dernier cri d’aide. Il s’agit des messages des victimes anonymes qui ont perdu leur vie à la mer\, parfois conditionnés par ces mêmes pièges invisibles contenant de vaines promesses de progrès\, de démocratie\, de libération. Leurs mots ne sont plus que de traces floues et brouillées parmi lesquelles on discerne la déclaration des espoirs et des souhaits qui ont motivés leur traversée\, ainsi que des mots de réconfort\, de repentance et des demandes de pardons. Dans ces traits illisibles résonne aussi l’écho d’un avertissement contre la vanité et le caractère trompeur de cette entreprise. \nÀ travers ce parcours périlleux\, l’artiste nous encourage à considérer les contradictions qui sous-tendent l’économie migratoire. Les piliers du « rêve occidental »\, les idées de progrès\, de réalisation de soi\, de démocratie et liberté\, sont dévêtues de leur aura charmante pour dévoiler un système qui est lui-même oppresseur et corrompu. L’invitation est celle de toujours aller au fond\, de creuser la surface\, pour révéler la déception qui souvent se cache derrière le brandissement superficiel d’idéaux et derrière le discours d’amélioration et de progrès qui a longtemps servi comme instrument d’oppression.
URL:http://www.galerie-depardieu.com/event/exposition-nasreddine-bennacer-sous-la-mer-les-mots/
LOCATION:Galerie Depardieu\, 6 rue du docteur Jacques Guidoni\, Nice\, 06000\, France
CATEGORIES:Agenda,exposition
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20200305T180000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20200502T183000
DTSTAMP:20261025T112944
CREATED:20200228T164629Z
LAST-MODIFIED:20200228T164629Z
UID:3109-1583431200-1588444200@www.galerie-depardieu.com
SUMMARY:Exposition Sylvie Teissier  « Entailles»
DESCRIPTION:Vernissage jeudi 5 mars de 18h à 20h \nSylvie Teissier « Entailles» \nExposition au sous-sol jusqu’au 2 mai 2020 \nEntrée libre \n \nENTAILLES \n« La relation millénaire de l’Homme à la nature ressemble à celle d’un parent à son enfant : inévitable\, turbulente\, éperdue. Elle ne peut souffrir ni raccourci ni discours facile\, ni bourreau ni victime. Ecrire son nom dans la chair vulnérable du végétal : détruire pour exister\, geste humain\, dérisoire et nécessaire. De nos vies rapides et anonymes laisser une trace. A-t-on si peur d’être oublié ? D’où vient ce cri ardent ?La nature qui ne craint ni l’oubli ni le nom nous tend sa chair pour papier\, s’offre impassible au pillage.Puissions-nous apprendre de sa clémence. » \nMarie Marlard \n« Il y a chez Sylvie Teissier une singularité du coup d’œil.  Un reflet transforme la banale vitrine en tableau surréaliste. Une coulure grisâtre transfigure le gisant du cimetière et parle du temps qui passe. Un entrelac de perles dans l’ombre d’un caveau murmure la splendeur d’autrefois. Et ici\, les entailles débusquées en bordure des chemins accusent l’innocente cruauté des cupidons du dimanche\, entailles tatouées dans la fibre végétale mise à nue\, griffonnant les pleins et les déliés d’un archaïque babil amoureux. Car pour la photographe\, les épines ne font pas plus obstacle à l’incise qu’à la prise…de vue ! » \nPaul Laurent \nToutes ces photos ont été prises dans le périmètre limité de la colline du Château\, à Nice. \nMerci aux agaves et aux figuiers de barbarie.
URL:http://www.galerie-depardieu.com/event/exposition-sylvie-teissier-entailles/
LOCATION:Galerie Depardieu\, 6 rue du docteur Jacques Guidoni\, Nice\, 06000\, France
CATEGORIES:Agenda,exposition
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20200214T180000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20200218T183000
DTSTAMP:20261025T112944
CREATED:20200124T171657Z
LAST-MODIFIED:20200124T171745Z
UID:3066-1581703200-1582050600@www.galerie-depardieu.com
SUMMARY:Halo-Halo une série photographique de l'artiste philippin Ryan Arbilo
DESCRIPTION:Vernissage le 14 février de 18h à 21h\nHalo-Halo une série photographique de l’artiste philippin Ryan Arbilo\nA cette occasion\, Christian Depardieu et Sylvana Lorenz vous invitent à fêter la Saint-Valentin et leur anniversaire respectif\nAvec « Bulle musique et cœurs » \n \nRyan Arbilo est un artiste photographe philippin\, né le 7 novembre 1981. Il vit et travaille à Paris\, en France. Son précédent travail de 9 portraits photographiques en noir et blanc\, intitulé « Chicken hands »\, s’attache à représenter des femmes de ménage philippines et leurs mains qui servent à leur survie. Cette série a été exposée le 16 septembre 2016 au « Musée Européen de la Photographie »\, à Paris. L’artiste poursuit son propos de montrer la difficile condition de ses compatriotes émigrées avec une nouvelle série de portraits\, intitulée « Halo-Halo ». Le Halo-halo (du tagalog halò\, mélange) est un dessert populaire des Philippines qui est un mélange de glace pilée et de lait concentré auquel on ajoute divers ingrédients. Il s’agit de montrer des familles mixtes\, Philippines et Italiens ainsi que leur progéniture\, dans un décor typiquement italien. Rencontres\, épouser un homme de ce pays et fonder une famille est le meilleur moyen qu’ont trouvé ces femmes pour s’intégrer dans cette société étrangère. Ces portraits de famille pris à Padova\, Bologna\, Milan\, Venise\, Rome\, relatent différentes histoires d’amour\, de joies\, de douleurs. \nExposition au sous-sol jusqu’au 18 février 2020 \nGalerie Depardieu\n6 rue du docteur Jacques Guidoni\n06000 Nice\nTel 0 966 890 274\nwww.galerie-depardieu.com\nDu lundi au samedi de 14h30 à 18h30
URL:http://www.galerie-depardieu.com/event/halo-halo-une-serie-photographique-de-lartiste-philippin-ryan-arbilo/
LOCATION:Galerie Depardieu\, 6 rue du docteur Jacques Guidoni\, Nice\, 06000\, France
CATEGORIES:Agenda,exposition
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20200206T160000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20200307T183000
DTSTAMP:20261025T112944
CREATED:20200124T170729Z
LAST-MODIFIED:20200124T170729Z
UID:3060-1581004800-1583605800@www.galerie-depardieu.com
SUMMARY:Exposition Elli Chrysidou  « The big exodus»
DESCRIPTION:Vernissage jeudi 6 février de 16h à 21h Elli Chrysidou « The big exodus» \nExposition jusqu’au 7 mars 2020 – Entrée libre \n \n« Les illustrations imagées cachent des dangers. Elles donnent l’impression qu’elles sont faciles à lire et encore plus simples à expliquer\, qu’elles se réfèrent à une réalité tangible. C’est exactement là où se situe le piège. Ce piège\, Elli Chrysidou sait le manier avec dextérité. En insistant sur une peinture monochromatique\, toujours illustrative\, exprimée à travers l’utilisation de la couleur rouge\, elle crée des images transparentes. Des images qui se situent « entre ». Entre l’image\, son signifié et son signifiant\, entre les différents niveaux de la peinture\, entre la représentativité des peintures et l’absence de pertinence du fond blanc\, entre le devant et le derrière\, entre ce que l’on voit et ce qui est caché\, entre ce qui est présenté et ce qui est montré. Emotionnellement contrôlée\, la peinture de Elli Chrysidou utilise les motifs comme frontières d’image et de référence ; elle les utilisent plus comme prétextes et moins comme objets. Motifs qui\, alors qu’ils pourraient nous renvoyer à des détails de tableaux de la Renaissance\, déterminent un type de temps identifié soit comme un moment précis soit comme durée permanente. Et ils révèlent l’expérience et le ressenti\, la place et la connaissance\, la vue et conception de ce frémissement provoqué par la proximité de la présence imminente de l’Autre: d’un rhinocéros\, d’une forme qui nous rappelle les peintures de Dürer\, d’un autre rhinocéros avec des ailes qui blessent son dos. Rhinocéros : symboles de l’absurdité de l’art et de la vie\, des animaux qui furent humains avant leur transformation. Dans l’œuvre emblématique de Ionesco\, à laquelle Elli Chrysidou se réfère finement\, tous les habitants d’une ville sont touchés de « rhinocérite » sauf Bérenger\, Dudard et Daisy. Bérenger est enfermé dans son appartement\, entendant les cris des rhinocéros\, qui se précipitent pour détruire la civilisation. Dans sa solitude\, il commence à douter de sa propre existence\, de sa langue\, de son apparence et de son cerveau. Seul\, il se trouve fautif et essaie de se changer en rhinocéros. Il se bat et échoue… Dans ce combat où tout le monde essaie de se réconcilier\, mais échoue\, Elli Chrysidou prend parti. Elle revient devant son propre miroir\, face à face avec ses images\, elle se bat pour construire un nouvel espace et renouvelle à travers chaque œuvre la confrontation avec les rhinocéros. Elli\, comme Bérenger\, crie courageusement au public « je ne capitule pas ! ». Elle ne capitule pas\, elle insiste sur ses œuvres rouges issues de passions subtiles et\, je pense\, elle entretient le questionnement : peut-on soulever le poids du vide qui persiste comme durée ou le moment récurent de l’absence ? » \nThouli Misirloglou \n-Historienne d’art \n-Directrice adjoint de MOMus-Centre Experimental pour les arts (Thessalonique) \nDu lundi au samedi de 14h30 à 18h30
URL:http://www.galerie-depardieu.com/event/exposition-elli-chrysidou-the-big-exodus/
LOCATION:Galerie Depardieu\, 6 rue du docteur Jacques Guidoni\, Nice\, 06000\, France
CATEGORIES:Agenda,exposition
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20200109T160000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20200201T183000
DTSTAMP:20261025T112944
CREATED:20200109T165210Z
LAST-MODIFIED:20200109T172403Z
UID:2878-1578585600-1580581800@www.galerie-depardieu.com
SUMMARY:N_VR "Ice BlueS"
DESCRIPTION:La série de diptyques « Ice BlueS » est née de la rencontre fortuite d’un Ice bar de Copenhague et d’un glacier de Patagonie. \n \nDeux séries de photos bleues\, deux séries de photos de glace mais en contradiction profonde l’une avec l’autre. La glace de l’Ice bar\, artificielle et scintillante\, arbore le bleu de méthylène des becs bunsen\, est issue d’un gaspillage éhonté d’énergie et participe de la fonte des glaciers de Patagonie. Ceux-ci\, d’un bleu naturel et délicat semblent crier ; ils se tordent\, craquent et s’effondrent à force de réchauffement\, à force d’indifférence. Le rapprochement de ces deux séries permet à la photographe de tenir ensemble les deux bouts de la chaîne du réchauffement climatique ; les causes [fabriquer de la glace artificielle a un coût énergétique important]\, et les conséquences [la fonte des glaciers du bout du monde par suite du réchauffement climatique.] \nCette série permet de dénoncer le réchauffement climatique\, ses causes et ses conséquences sans pour autant se priver de belles images\, car la glace qu’elle soit artificielle ou naturelle garde\, pour l’oeil\, sa part de beauté et de mystère. \nL’exposition sera complétée par une installation « Time Is Up » où une boule de glace bleue fondra en direct durant le vernissage et les temps forts de l’exposition.
URL:http://www.galerie-depardieu.com/event/n_vr-ice-blues/
LOCATION:Galerie Depardieu\, 6 rue du docteur Jacques Guidoni\, Nice\, 06000\, France
CATEGORIES:Agenda,exposition
END:VEVENT
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20191122T143000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20200201T183000
DTSTAMP:20261025T112944
CREATED:20200109T171343Z
LAST-MODIFIED:20200109T172211Z
UID:2891-1574433000-1580581800@www.galerie-depardieu.com
SUMMARY:Sylvain LANG "Aerials"
DESCRIPTION:Sylvain LANG\n« Aerials »\nExposition au sous-sol prolongée jusque fin janvier 2020\nEntrée libre \n \nAERIALS\nAu premier regard\, la série des « Aerials » nous apparaît comme une collection d’insectes et de papillons\, le souvenir d’une beauté conservée. Puis c’est la réalité qui nous illumine\, car contrairement à la planche d’un entomologiste\, S. LANG fait renaître la peinture\, libérée dans une délicate mise en espace des couleurs en apesanteur. \nAinsi\, peut-on voir l’instant d’émerveillement d’un artiste qui dans la contemplation retrouve son regard d’enfant\, qu’il nous retransmet dans cette incarnation de la lumière. En effet\, ici la lumière est partout\, elle inonde la surface immaculée de la toile\, se glisse sous la figuration du geste en mouvement\, elle est comme projetée par le regard ému du spectateur invité par les trois dimensions sublimées par les ombres portées et les transparences. \nLoin de l’anecdotique\, ce travail nous ramène à l’essentiel de la peinture\, chaque touche de couleur à une vie propre et révèle la magie des croisements de la matière et des pigments. Un processus de création où l’acte pictural devient la « preuve physique » de la présence du plasticien\, où le temps et l’espace s’impriment dans la trace. \nLes « Aerials » nous racontent avec élégance l’histoire d’un monde plein de vie où magnifiée et célébrée\, la peinture reprend sa liberté. \nJac Vitali.
URL:http://www.galerie-depardieu.com/event/sylvain-lang-aerials/
LOCATION:Galerie Depardieu\, 6 rue du docteur Jacques Guidoni\, Nice\, 06000\, France
CATEGORIES:Agenda,exposition
END:VEVENT
END:VCALENDAR