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SUMMARY:Un Dimanche à la galerie
DESCRIPTION:Dimanche 16 Octobre 2022 de 14h à 18h\nUn Dimanche à la galerie\n8ème édition \n \n+ de 100 galeries d’art vous ouvrent leurs portes\nOuverture exceptionnelle de la galerie Depardieu ce dimanche 16 octobre\, avec les expositions Daniel Rothbart – Dîner avec Robbe-Grillet à Naples & Jean-Paul Ducarteron – L’ivresse du réel \nProgramme complet\nhttps://www.comitedesgaleriesdart.com/actualites/un-dimanche-a-la-galerie-2022-edition-8/ \nEntrée libre
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SUMMARY:Daniel Rothbart  – Dîner avec Robbe-Grillet à Naples
DESCRIPTION:Daniel Rothbart – Dîner avec Robbe-Grillet à Naples\nVernissage le jeudi 13 Octobre de 16h à 21h\, en présence de l’artiste. \nExposition jusqu’au 26 novembre 2022\nEntrée libre \n \nLa galerie Depardieu a le plaisir de vous présenter Dîner avec Robbe Grillet à Naples\, le dernier travail de Daniel Rothbart. Seize collages digitaux et une installation cinétique seront exposés. La première mondiale d’un film éponyme\, réalisé pour cette exposition\, aura lieu à La Napoule Art Foundation – Château de la Napoule.\nAlors qu’il vivait à Naples au début des années 1990\, Rothbart a participé à une conférence avec l’écrivain et cinéaste Alain Robbe-Grillet\, auteur de L’Année dernière à Marienbad. Après le premier jour de la conférence\, Rothbart a dîné avec Robbe-Grillet\, sa femme et d’autres personnes. Selon les mots de l’artiste et critique culturel Wayne Koestenbaum\, “ce moment d’il y a si longtemps\, à Naples\, en 1992\, s’est installé dans la conscience de l’artiste Daniel et a fait germer des décennies de fantaisie et d’itinéraires”.\nLes projets de studio de Rothbart incluent Inscrutable Theologies\, Aix-la-Chapelle\, Allemagne; STREAMING II au Frank Institute @ CR10\, Linlithgo\, New York ; Rumsey Street Project\, Grand Rapids\, Michigan ; Air de Venise\, Venise\, Italie ; et WATERLINES à la Galerie Depardieu\, Nice. Il a exposé à Ventisette artisti e una rivista\, Galleria Nazionale d’Arte Moderna\, Rome\, Italie; Citydrift\, Momenta Art\, Brooklyn\, New York ; But I’m an American\, Centre culturel de Belgrade\, Serbie ; et Meditation | Mediation\, Life is Art Foundation\, Nouvelle-Orléans\, Louisiane. Rothbart a également exposé à la galerie Andrea Meislin\, à Exit Art\, à WhiteBox\, à la LAB Gallery à New York\, au Hudson Valley Center for Contemporary Art à Peekskill\, New York\, et à la Artists Residence Gallery à Herzliya\, Israël. Rothbart a reçu la bourse Fulbright-Hays en Italie\, une bourse de la New York Foundation for the Arts et une résidence à La Napoule Art Foundation à Mandelieu-la-Napoule. Son travail a fait l’objet d’une monographie d’Enrico Pedrini publiée en 2010 par Ulisse e Calipso de Naples\, Italie.\nIl est l’auteur de trois livres. Jewish Metaphysics as Generative Principle in American Art (1994) explore la relation entre la culture juive et l’abstraction américaine d’après-guerre. The Story of the Phoenix (1999) examine l’identité culturelle américaine\, Hollywood et la transmutation du sens à travers des collages digitaux habités par sa sculpture. Seeing Naples: Reports from the Shadow of Vesuvius (2018) est un livre d’écriture de voyage inspiré des expériences de Rothbart en tant que boursier Fulbright à Naples au début des années 1990. L’œuvre combine un récit personnel avec l’histoire de la ville\, ancienne et moderne\, qui parlent des valeurs et de la culture napolitaines.\nLe travail de Rothbart se trouve dans des collections publiques et privées\, dont le Museum of Modern Art de New York. \nLeg Parthenope\, 1968-2021\, impression jet d’encre\, 61 x 48.25 cm.
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SUMMARY:Jean-Paul Ducarteron – L'ivresse du réel
DESCRIPTION:Jean-Paul Ducarteron – L’ivresse du réel\nVernissage le jeudi 6 octobre de 18h à 21h. \nExposition jusqu’au 19 novembre 2022\nEntrée libre \n \n« La caresse de l’œil sur la peau est d’une excessive douceur. ” Jean-Paul Ducarteron ne démentirait certainement pas ces mots de Georges Bataille dont il est un lecteur assidu. Et son « JEU INTIME » sous l’intitulé duquel s’exposent des peintures troublantes passe par le regard du voyeur et l’interprétation du poète. On devine des jambes\, des fesses\, des battements de coeur\, des veines palpitantes de sang bouillonnant. Comme le dit l’artiste « Le corps fourmille de turbulences picturales contrastées… Il est le reflet de la vie\, la carte précise de l’intériorité de l’œil qui le regarde ».\nCet œil est mis à mal dans la série « LES ASSISES » où l’abstraction ne gomme pas la sensation vertigineuse du vide. Ce vide symbolisé par le trou\, « projection dramatique de la perte de soi »\, nous entraîne vers des abysses dont on ne sort pas indemne. Expérience amoureuse\, artistique\, voire mystique\, elle participe au voyage intérieur que le créateur d’une œuvre entreprend à se risques et périls.\nChez Jean-Paul Ducarteron il n’est pas question de boussole\, de prudence ou d’économie de soi. Jusqu’au-boutiste de la pensée et de l’analyse\, ce plasticien hors normes accumule les traits\, les courbes et les couleurs pour traduire cet excès de vie qui conjure la mort sans jamais toutefois parvenir à l’oublier.\nEt il est guère surprenant qu’il exerce ses talents de portraitiste en s’attachant à la figure d’Antonin Artaud dont il partage à coups sûr toutes les bataille(s) perdues d’avance. Cet « ARTOTAL » présente un visage peu à peu déformé par « l’excès de vie » qui le submerge. Et Jean-Paul Ducarteron nous pose une question à nous\, les regardeurs: « L’immense vertu d’Artaud n’est-elle pas de casser nos carcans et nos certitudes\, en divulguant ses folles vérités? »\nEt si le « jeu intime » participait de cette entreprise démiurgique? Et si « Les assises » n’avaient précisément pour objet de troubler notre repos intellectuel? C’est ici qu’opère l’insondable profondeur de cette peinture. \nNicole Laffont
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SUMMARY:Exposition Anne-Sarah Le Meur  – Résurgence
DESCRIPTION:Anne-Sarah Le Meur – Résurgence\nVernissage le jeudi 8 septembre de 16h à 21h\, en présence de l’artiste. \nExposition jusqu’au 8 octobre 2022\nEntrée libre \n \nZeste de vert dans l’orangé. Fine auréole cramoisie – ou bien est-elle jaune d’abord ? – autour d’une pastille sombre. Un quasi-carré encadre ces sas colorés de quatre coins gris au violet flottant. Le fond marron terne\, qui borne l’ensemble\, stabilise les liaisons enchâssées. Ailleurs\, poussé par une zone blanche\, le cœur obscur est devenu béance noire\, qu’une langue verte traverse de biais\, dans un cadre pourpre et soyeux. Tout est flou et précis à la fois. Tout est fixe et instable tour à tour. Fusion et émergence des teintes\, comme revenues des profondeurs.\nCes façons de tableau ne représentent rien d’identifié\, mais seulement des étendues de tons divers qui jouent à se rencontrer. Plages simples de couleur pure. Abstraction minimale. Dans cet élémentaire\, que voit-on ? Sait-on ce qu’on voit et ce qu’on ressent ? Éveil perceptif ? Auberge du regard\, escadrille de sensations : inattendues\, fraîches\, apaisantes bien que mystérieuses… \nPour sa seconde exposition à la Galerie Depardieu\, Anne-Sarah Le Meur explore d’étranges verts. Mais\, parcimonieux ou envahissants\, estompés ou tranchants\, en camaïeux ou bordés de rouge\, ils irradient de vitalité. \nDu lundi au samedi de 14h30 à 18h30\nLa galerie sera fermée en août. Réouverture le lundi 5 septembre 2022
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SUMMARY:Exposition Sylvie Teissier – Eau de là
DESCRIPTION:Sylvie Teissier – Eau de là\nVernissage le mercredi 6 juillet de 18h à 21h. \nExposition jusqu’au 1er octobre 2022\nEntrée libre \n \nCe n’est pas la première fois que Sylvie Teissier expose ses photos à la galerie Depardieu\, images-hommages à la mort\, à la vie.\n« Du gris à l’âme » ( 2018 ) magnifiait le classicisme de la statuaire funéraire ou encore le baroque de silhouettes déformées par des vitrines.\nSes « Entrelacs » ( 2019 ) transfiguraient les guirlandes des perles de cimetière en luxuriantes végétations ou en insectes mystérieux.\nSes « Entailles » ( 2020 ) révélaient\, avec les cicatrices des plantes grasses refermées sur des cœurs ou des initiales\, la similitude de nos chairs souffrantes.\n« Pariétal » (2021) : De Lecce ( ville des Pouilles )\, Sylvie Teissier nous rapporte de véritables tableaux en éclairant\, recadrant affiches et tracts collés sur des plaques de raccordement au gaz ou à l’électricité\, puis déchirés\, rehaussés de traces de peinture. Ainsi\, travail industriel\, gestes de passants et vision de l’artiste s’enrichissent-ils mutuellement. \nNous voici en 2022 face aux reflets photographiés au col de Vence\, après la pluie.\nSi le réceptacle est modeste\, voire dérisoire ( la flaque )\, l’espace se déploie sur les trois dimensions et la terre a bien ici vocation de planète.\nLa terre\, l’eau\, le ciel sont matériaux grâce au travail de la lumière quand le regard de Sylvie Teissier impose à l’appareil l’impulsion appropriée. Le bleu\, dominante\, reflète le ciel que l’eau absorbe et que capte même le roc. L’arrêt sur image respecte ainsi l’esprit du lieu.\nL’image révélée sur le papier joue avec l’illusion\, introduisant alors dans un autre monde où les paysages souvent admirés gagnent une nouvelle et étrange beauté.\nL’inversion et la symétrie du reflet en appellent à la traversée des miroirs\, plaçant notre regard au seuil d’un univers fantastique. On ne s’étonnera donc point que le gris plombé de l’orage se transmue en or et en argent.\nAvec des moyens simples ( Sylvie Teissier ne retouche jamais ses clichés)\, c’est une traversée de l’espace et du temps qu’elle nous propose\, c’est la vision d’une artiste qui modifie le monde dans ses instantanés et nous laisse rêver.\nRégine LAURO
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SUMMARY:Exposition Hommage à John Douglas
DESCRIPTION:Hommage à John Douglas\nVernissage le jeudi 9 juin de 16h à 21h.\nExposition jusqu’au 30 juillet 2022\nEntrée libre \nJohn Douglas nous a quitté en février dernier.\nNous l’avons exposé dans la galerie en 2007\, 2009\, 2012 et en 2014. \n \nJohn Douglas était avant tout un metteur en scène de talent. Il a co réalisé avec son ami Robert Kramer plusieurs films importants dont People’war au Nord Viet-Nam et Milestone\, film culte sur la contre culture américaine\, projeté à Cannes après la mort de Robert Kramer. John Douglas y avait été invité. Nous avons aussi projeté ce film à la galerie. \nDans ses expositions Homeland Security et Dead and Wounded il se photographie\, se clone\, se multiplie\, se met en scène nu et en grand format\, en noir et blanc comme en couleur. Unique sujet de ces séries d’images\, il nous délivre avec efficacité\, profondeur et un humour sardonique\, son message : non à la guerre ! non à la violence !\nPrenant son fusil\, il défend tour à tour les clichés de la société américaine : le gazon\, un massif de fleurs\, un champ de maïs\, un magnifique chêne\, l’Amérique par le nord\, une caravane où sont obligés de vivre beaucoup d’américains pauvres\, etc..\nDans un clin d’œil à la guerre de sécession\, il incarne à lui tout seul une armée de retour du combat. Son soldat est à l’opposé du robot militaire qui nous est servie sur nos écrans de télévision\, bardé de gilet pare balles\, de casque à vision nocturne et autres gadgets. Son soldat à lui est nu\, humain\, vulnérable\, portant une arme dérisoire. Sans uniforme\, on ne sait d’ailleurs plus reconnaître qui est l’ami ou l’ennemi. \nJohn Douglas a aimé son pays. Il lutte contre la dérive du Patriot Act loi prise après le11/09/2001 qui restreint les libertés individuelles\, fondements de la démocratie américaine. Il dénonce la fascination pour les armes et la facilité pour s’en procurer\, sujets plus que jamais actuels. \nLa seule photo où il apparaît habillé n’en est pas moins inquiétante avec une casquette Blackwater\, du nom de cette société de mercenaires présents en grand nombre à coté de l’armée US\, impliquée en toute impunité dans nombre d’actions hautement répréhensibles. \nL’un des cliché les plus saisissant est celui de l’homme redevenu préhistorique dans sa caverne obscure (quelque peu platonicienne) éclairé par la seule lumière cathodique d’un écran de télévision sur lequel il voit (peut-être) l’image du cercueil couvert du drapeau d’un soldat mort en Irak\, que John Douglas veille avec respect\, nu\, l’arme en bandoulière. \nLoin d’être morbides\,ces expositions nous ont rappelé\, en creux\, tout ce que nous aimons en Amérique : La liberté\, la démocratie\, le respect des valeurs qui ont jadis sauvé l’Europe\, les grands espaces\, la nature\, bref tout le contraire du désastre des expéditions militaire d’Irak et d’ailleurs et bien sur de la période trumpiste. \nDans son exposition ROX\, clarté et magie. Est-ce une illusion ? Ces compositions numériques sont comparables à la vision de voyageurs du désert découvrant un étang scintillant au milieu des sables. L’esprit rationnel sait bien qu’il s’agit d’un mirage. Mais cela ne rend pas l’illusion moins réelle à l’œil.\nJohn Douglas nous rappelle que la beauté de notre planète\, les éternelles possibilités d’espoir et d’évolution\, coexistent avec le potentiel de destruction humaine. Il pose une intelligence planétaire au-delà de la compréhension humaine. \n« Les pierres pensent-elles ? Les arbres peuvent-ils voir ? Qu’est-ce que l’eau reflète vraiment ? » John Douglas tente de répondre avec son travail Rox (Roches en français)\, groupe de pierres ovales\, mises en scène semblant à des œufs à couver. Quelque chose d’inimaginable semble sur le point de sortir des fissures de leur surface. Peut-être qu’il s’agit de la « terrible beauté » que William Butler Yeats a vu naître des cendres de rebelles irlandais dans son poème Pâques 1916. Kevin J. Kelley\, Seven Days journal.\nJohn Douglas a toujours lutté pour qu’à travers son art\, le monde dans lequel nous vivons nous apparaisse plus clair. Il expose les contradictions sociales et économiques afin de nous inciter au changement.\nMême si la plupart des images représentent des paysages réels ou fictifs\, il tente de saisir l’urgence ou l’importance de la vie dans ce monde\, de la même manière que lorsqu’il réalisait des documentaires sur la révolution ou sur diverses luttes.\n« La possibilité réelle de notre monde au changement\, semble exiger une réévaluation sérieuse de notre approche de la vie elle-même. Cette série de travaux\, ROX\, représente une nouvelle connexion\, une autre façon d’envisager ce qui est possible. Jusqu’à ce que nous puissions effectuer ce réel saut de la pensée collective\, les chances de survie de l’espèce humaine restent bien minces »\nJohn Douglas\, Octobre 2014
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SUMMARY:Régis Rizzo  – Brisages
DESCRIPTION:Régis Rizzo – Brisages\nVernissage le jeudi 12 mai de 18h à 21h. \nEn présence de l’artiste\nExposition au sous-sol jusqu’au 2 juillet 2022\nEntrée libre \n \nLa série Brisages\, dont le titre est formé par la contraction des termes bris et visage\, prend l’allure d’un miroir brisé dans les éclats duquel se reflètent une multitude d’individus. Fragments épars d’une totalité disloquée\, ils semblent appartenir à une fresque humaniste disparue.\nMais s’ils évoquent les ruptures contemporaines ils sont aussi le signe d’une volonté persistante de faire surgir le visage sur un support inattendu.   \nLes Brisages sont peints sur des morceaux de verre provenant de vitrines brisées lors de mouvements sociaux. \nRien de prémédité dans la trouvaille du support : le peintre au lendemain des manifestations découvre les traces de l’histoire contemporaine. Il glane ces bris scintillants de vitrines avec l’intuition que quelque chose adviendra.\n[…]\nEmmanuelle Montagnese\, critique d’art pour la presse et auteure.
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SUMMARY:Lecture de Frédérique Wolf-Michaux
DESCRIPTION:Samedi 7 mai 2022 à 18h\nA l’occasion de l’exposition Dualités de Jean Yves Cousseau \nLecture de Frédérique Wolf-Michaux \n \nLa comédienne Frédérique Wolf-Michaux lira les textes de Claude Ber\, Claudine Bohi\, Sarah Clément\, Hania Daoud\, Carole Darricarrère\, Catherine Jullien\, Claire Le Cam\, Marcelline Roux et Anne Talvaz. Neuf autrices qui ont chacune apposé leurs mots sur les photographies de Jean Yves Cousseau donnant ainsi naissance à Dualités. \nEntrée libre.
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SUMMARY:Jean Yves Cousseau  – Dualités
DESCRIPTION:Jean Yves Cousseau – Dualités\nVernissage le jeudi 5 mai de 16h à 21h. \nEn présence de l’artiste\nExposition jusqu’au 4 juin 2022\nEntrée libre \n \nCoutumier des rapports entre la littérature et la photographie\, Jean Yves Cousseau a invité neuf autrices  à choisir une série de dix images chacune sur lesquelles elles ont apposé leurs mots\, croisé leur texte.\nCe corpus de quatre-vingt-dix photographies et de neuf textes a donné naissance au livre Dualités.\nLe chiffre neuf est particulièrement fécond\, il symbolise l’aboutissement\, l’achèvement ; il évoque les neuf mois de la grossesse et\, chez les Grecs\, les neuf muses représentent les sciences et les arts. Placé à la fin du cycle décimal\, ce chiffre est le début de quelque chose de nouveau\, de « neuf » et\, interprété\,\nil est souvent lié à l’altruisme\, l’ouverture d’esprit et la connaissance de l’autre.\nPoésie et photographie ne sont pas illustratives l’une de l’autre mais complémentaires ; chaque univers joue en résonance\, en écho avec l’autre\, laissant s’élaborer de multiples scenarii. Source de rêveries\, cet assemblage de figures et d’allégories prend un sens autant pour ce qu’il montre et dit\, que pour ce qu’il suggère ; à chaque personne d’apprécier ce métissage visuel et poétique autant pour ce qu’elle voit et lit\, que pour ce qu’elle imagine.\nL’exposition présente les quatre-vingt-dix photographies de l’ouvrage assemblées en diptyque ; cette dualité laissant ouvertes les portes de l’imaginaire.\nJean Yves Cousseau / avril 2022
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SUMMARY:Exposition Bernard Pourrière  – Collages sonores
DESCRIPTION:Bernard Pourrière – Collages sonores\nVernissage le jeudi 31 mars de 16h à 21h. \nEn présence de l’artiste\nExposition jusqu’au 30 avril 2022\nEntrée libre \n \nBernard Pourrière et Colette Colomb qui est musicienne développent une collaboration depuis une quinzaine d’années. Ce sont d’incessants aller-retours entre le sonore et le graphique auxquels ils se sont dès lors livrés conjointement. Ainsi ont-ils multiplié des échanges sur des notions susceptibles de se révéler communes aux arts visuels et sonores\, telles que point\, ligne\, texture\, à-plat\, profondeur\, superposition. […]\nJean-Yves Bosseur \nBernard Pourrière et Colette Colomb ont mis au point un processus de création couplée qui ouvre des perspectives inédites sur les chances de confronter les domaines du sonore et du visuel. Loin de toute prétention à un art total\, il s’agit plutôt\, pour eux\, de questionner les principes de la notation\, du signe graphique\, des rapports qui peuvent se tisser avec des phénomènes acoustiques\, et de concevoir ainsi des œuvres qui tiennent à la fois de l’installation et de la performance. \nLieu :\nGalerie Depardieu\n6 rue du docteur Jacques Guidoni\n06000 Nice\nTel 0 966 890 274\nwww.galerie-depardieu.com\nDu lundi au samedi de 14h30 à 18h30
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SUMMARY:Exposition Jacques Renoir – Délices en cieux
DESCRIPTION:Jacques Renoir – Délices en cieux\nVernissage le jeudi 17 février de 16h à 21h. \nEn présence de l’artiste\nExposition jusqu’au 26 mars 2022\nEntrée libre \nUn catalogue sera édité dans le cadre de l’exposition.\nJacques Renoir fera une présentation et dédicace le jeudi 17 février 2022\, pendant le vernissage. \n \nLa délicencieuse exposition de Jacques Renoir \nLa photographie de nu remonte aux années 1850. C’est dire l’ancienneté de ce motif qui représentait alors presque la moitié des prises de vue en circulation. Avec le portrait et le paysage\, on a l’essentiel des thèmes portés par une technique nouvelle qui venait tout juste de naître.\nLa peinture gardait jalousement ses prérogatives multiséculaires et renvoyait cet art naissant aux animations de foire\, aux besoins des artistes d’avoir des modèles à reproduire pour pas cher\, et aux scientifiques. Quant aux nus\, les salons de l’Académie proposaient en couleurs des scènes audacieuses\, incroyablement sensuelles et qui s’affichaient avec le voile pudique des références antiques et de l’autorité incontestable des maîtres anciens.\nPourquoi ce rappel du passé quand il s’agit de parler d’une exposition qui se tient aujourd’hui à plus de cent cinquante ans de distance ? Parce que la parenthèse de la « révolution sexuelle » et du « il est interdit d’interdire » a vécu. Nous en revenons a des problématiques d’un XIXe siècle qui nous parait plus proche que jamais. On excuse la présentation muséale et non voilée de la peinture de Courbet « L’origine du monde »\, mais la même réalité en photo dans le même contexte enflammerait le tribunal des réseaux sociaux.\nOr Jacques Renoir a voulu cette présentation\, avec l’indépendance du créateur qui poursuit ses propres exigences. Chaque photo a été choisie avec soin\, avec cette ingénuité qui est la signature de sa souveraine liberté.\nLes photos « enflammées » retiennent l’attention. On pense à un autodafé de représentations érotiques\, à moins que ce ne soit le corps lui-même qui prenne feu de désir. Le temps de la disparition est suspendu\, laissant le spectateur à sa méditation. Les mêmes photos sont exposées dans leur intégralité. Certaines d’entre elles ont été prises dans le contexte d’une chapelle privée désaffectée. La position du corps évoque souvent une crucifixion à moins que ce ne soit un abandon\, un envol ou une offrande. On pourra toujours évoquer le martyr de sainte Julie ou d’autres saintes crucifiées parfois représentées avec la poitrine nue\, ou encore le martyr de femmes chrétiennes arméniennes durant le Génocide.\nLa photo de l’affiche joue avec le double sens de son titre : « Délices en cieux ». On y voit ce que j’appelle une « Fleur du mal » : un corps mort ou endormi\, aux bras étendus\, peut-être déposé dans cette fosse éclaboussée alentour de coquelicots comme autant de taches de sang. On pense aux « poppies » de la tradition anglo-saxonne qui font référence à la Première Guerre mondiale et au poème de John McCrae qui évoque les tombes des soldats morts au combat : « In Flanders Fields » : « Dans les champs des Flandres\, les coquelicots fleurissent entre les croix… ». On pourrait également penser en voyant ces papavéracées au dieu du sommeil et des rêves\, Morphée\, dont ils sont le symbole. Il y a ici une inquiétante étrangeté.\nLes images de corps blancs sur fond blanc\, ou de corps noirs sur fond noir\, sont particulièrement intéressantes. Ce n’est plus seulement le corps qui est dévêtu\, mais l’image elle-même qui se dépouille. Ici la photographie se montre telle qu’elle est : une « écriture avec la lumière \nLes blancs sur fond blanc sont particulièrement émouvants. Le corps féminin est opalescent\, à peine habillé d’un trait. On est au bord d’une disparition dans la lumière qui s’écrirait presque totalement.\nJacques Renoir n’est pas un jeune homme certes\, mais c’est un jeune artiste. Il n’hésite pas à se renouveler et à prendre des risques comme de se mettre en scène nu au milieu d’une de ses expositions.\nL’autre prise de risque est celle du triptyque « Le berceau » que j’appellerai les « crèches ». Ces photos peuvent produire sur le spectateur un effet que je rapprocherai du « Déjeuner sur l’herbe » de Manet\, et que le peintre désignait familièrement de « Partie carrée ». Dans les deux cas\, il s’agit d’un détournement de l’allégorie ou de la représentation traditionnelle. L’un y verra un objet de scandale\, ou au mieux une de ses images limites qu’il vaudrait mieux réserver pour l’alcôve. Un autre méditera sur la réalité de l’enfantement que masque la représentation sacrée. Un autre encore fera comme Émile Zola devant « Le déjeuner ». Celui-ci précise que la foule aurait dû juger « comme doit être jugée une véritable œuvre d’art… Elle a cru que l’artiste avait mis une intention obscène et tapageuse dans la disposition du sujet… Le sujet est un prétexte\, Tandis que pour la foule le sujet seul existe » (in Édouard Manet\, 1867).\nJe voudrais terminer sur une des photos qui me parait la plus emblématique\, celle ou une femme nue\, vue de dos est enserrée d’ombre entre les deux lèvres de la cavité d’un tronc d’arbre. Il y a là un effet de mise en abîme que vient renforcer une forte ligne parcourant le corps de haut en bas. Le travail de la lumière fait un effet de Bocca della Verità\, de Bouche-de-la-Vérité. Si le corps ne disparaît pas\, c’est qu’il dit la vérité\, vérité du corps\, vérité du magnifique et soutenu travail de Jacques Renoir. \nR. Sélavy. Prêtre\, écrivain.
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SUMMARY:Alain Lestié – Stances détachées
DESCRIPTION:Alain Lestié – Stances détachées\nVernissage le jeudi 13 janvier de 16h à 21h. \nEn présence de l’artiste\nExposition jusqu’au 13 février 2022\nEntrée libre \nStances détachées \nSous ce titre inspiré de la poésie\, Alain Lestié nous propose une suite d’œuvres lyriques\, formant un poème structuré et cohérent\, une sorte de monologue d’inspiration élégiaque.\nEncore une fois\, le titre souligne le caractère éphémère\, ponctuel\, non figé et épars\, de ce magnifique ensemble réalisé comme toujours avec un simple crayon Nero sur un papier Fabriano traditionnel et très épais (640 gr/m²) dans la sobriété et la rigueur du noir et blanc.et les formats semblables.\nLes titres de chacune de ces œuvres sont un chemin qui nous entraîne jusqu’au plus profond de sa réflexion pour s’éclaircir et s’adoucir ensuite vers une « promenade ». Les titres sont évocateurs de cette progression : \n« -à la fin -à temps perdus -aller simple -au bout -destination -éclats des lieux -en somme -escale -état second -marine -mémento -nuageux -nuit -peinturage -respice finem -traces -travaux pratiques -une éclaircie -vers la sortie -voix sourdes -du testamentaire -habitation -restes -tableau -une autre fin -une promenade » \nLoin de tout effet spectaculaire\, les œuvres de cette exposition nous interrogent sur le monde dans lequel nous vivons en autant de messages d’une force et d’une efficacité qui lui sont toutes personnelles. Fruit d’une profonde réflexion\, toujours situées entre l’abstrait et le concret\, ses œuvres concentrent un savoir faire acquis de longue date. Elles expriment magnifiquement ses interrogations et ses doutes. \nNous vous invitons à partager les émotions que nous procurent cette nouvelle exposition\, loin des phénomènes de mode\, pour nous faire vivre et apprécier ce qui a du sens.\nChristian Depardieu \n  \nLieu :\nGalerie Depardieu\n6 rue du docteur Jacques Guidoni\n06000 Nice\nTel 0 966 890 274\nwww.galerie-depardieu.com\nDu lundi au samedi de 14h30 à 18h30
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SUMMARY:Brigitte NaHoN – Dessins de sculptures & Sylvain Lang – Urban Butterfly
DESCRIPTION:Brigitte NaHoN – Dessins de sculptures\nSylvain Lang – Urban Butterfly\nVernissage jeudi 18 novembre de 16h à 21h\nExposition jusqu’au 8 janvier 2022\nEntrée libre \n \nBrigitte NaHoN – Dessins de sculptures\nDepuis 35 ans je cherche à montrer le point d’équilibre en sculpture où le moi intérieur atteint une nouvelle harmonie avec le monde extérieur en toute liberté. Mon objectif esthétique est de donner un sentiment de liberté par un équilibre inattendu de matériaux et de formes que j’utilise sans limitation. C’est ainsi que je crée des sculptures aussi bien monumentales que miniatures\, des dessins ou des peintures.\nVarier les matériaux (fil\, acier inoxydable poli miroir\, verre\, cristal\, eau huile d’olive\, pierre\, bois etc.) est une façon de vivre pleinement et de repousser les limites de vie pourtant inévitables. \nSylvain LANGS « URBAN BUTTERFLY »\nDepuis 2008\, Sylvain Lang incorpore les codes du Street-art dans ces tableaux\, il s’inspire directement de l’art de la rue. Il pose un regard anachronique sur la peinture traditionnelle\, dite de chevalet et l’art urbain\, mélangeant ainsi graffs\, tags\, pochoirs\, chef d’œuvres de la renaissance et peinture figurative (série Mike Angelo Crew).\nEn 2017\, il commence une nouvelle série intitulée URBAN BUTTERFLY. Ces peintures acryliques sur toiles et ses photographies représentent des papillons-graffitis. Les motifs des ailes sont inspirés par les graffitis urbains posés sur les murs de nos métropoles. Tous deux ont en commun une richesse plastique et des couleurs extraordinaires d’inventivité. Ses peintures et ses photographies nous donnent des extraits de mur à contempler. Il fait le lien avec le côté éphémère du graffiti et celui des papillons. La symétrie des ailes génère d’étranges formes\, donnant ainsi une nouvelle lecture du graffiti original. La vue de dessus ombrée volontairement encadrée dans une caisse américaine noire suggère le côté « collectionneur de papillon » donnant ainsi encore plus de rareté à ces étranges Lépidoptères. \nGalerie Depardieu\n6 rue du docteur Jacques Guidoni\n06000 Nice\nTel 0 966 890 274\nwww.galerie-depardieu.com\nDu lundi au samedi de 14h30 à 18h30\nAccueil dans le respect des normes sanitaires – Label confiance sanitaire de la ville de Nice.
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SUMMARY:Exposition Giorgia Fincato  – Horizon
DESCRIPTION:Giorgia Fincato – Horizon\nVernissage le mercredi 10 novembre de 16h à 21h\nExposition au sous-sol jusqu’au 31 décembre 2021.\nEntrée libre \n \nGiorgia Fincato raconte que son trait s’est révélé au cours de l’étude du corps humain\, pendant les leçons d’anatomie à l’Académie\, sur l’analyse des lignes-structures portantes du corps. Avec le corps en mouvement\, ces lignes toujours plus essentielles se fondent en une ligne continue portant l’artiste à ne plus détacher la main de la feuille et à abandonner définitivement la représentation anatomique du corps.\nFincato se concentre sur le trait-structure en le transformant en une ligne infinie qui devient la matrice stylistique de ses œuvres. Ses dessins sont des extensions de son corps\, des parties d’elle-même projetées et “sublimées” sur une surface.\nLe travail de Giorgia Fincato se greffe dans le difficile rapport de médiation avec soi-même et avec le monde. Il construit du sens. Il est une pensée avant qu’il ne prenne forme\, avant qu’il ne se fixe dans un langage intelligible. Le dessin s’impose donc à l’artiste comme nécessaire. Dessiner c’est vivre. C’est la possibilité de donner sens à la vie.\nLe langage de Giorgia est un trait qui\, tout en mettant au premier plan\, sans pudeur\, la dimension émotive\, pulsionnelle\, privée du sujet/artiste\, glorifie la force de l’action répétitive comme déclaration de sa présence dans le temps.\nLe geste de la main permet à la pensée de se structurer. Il rend visibles\, sous une forme abstraite\, les parcours mentaux de l’artiste : ses répétitions\, son obstination sur un point qui fait obstacle\, le dépassement inattendu et le vol successif vers un autre point\, l’ouverture d’une nouvelle perspective. Celles tracées par Giorgia Fincato sont des lignes de pensée. Ce sont les sédiments expérimentaux et spirituels de l’artiste dans sa vie quotidienne. Le dessin marque une évolution de l’artiste et de sa façon de penser-expérimenter le monde. L’éducation du geste entraîne le trait à de véritables envols\, à des changements de perspective improvisés\, à comprendre ici autant comme technique géométrique de représentation que comme perception et lecture d’un fait déterminé. L’élaboration de la réalité semble donc se présenter à l’artiste moins difficile\, moins tourmentée. Changement qui confirme comment les œuvres de l’artiste rendent visibles ses méditations dans une sorte de carte émotionnelle ayant un rythme précis de blanc et noir\, de plein et de vide.\nSon œuvre vit de ces contrastes : le trait\, rigide dans sa monochromie froide\, est en contraste net avec la douce chaleur des surfaces bleues de la série réalisée à Nice. Le geste obsessionnel de la main qui court sur la feuille devient une sorte de danse fluide. La répétition plate d’un trait donne vie à des profondeurs tridimensionnelles étonnantes. Giorgia Fincato transforme l’absurdité de la répétition en magie de la création.\nCette harmonie de contrastes\, est le fruit d’un dur et assidu travail. C’est une éducation que l’on pourrait définir domestication qui rend douce et inoffensive la charge effrayante et inquiétante du trait. Une émotivité débordante qui trouve dans le rituel du geste non seulement une défense du monde qui semble insensé mais aussi la création d’un espace à habiter où se reconnaître.\nL’écriture asémique donne forme et sens à un indicible qui habite au plus intime de l’artiste. Le trait se présente\, alors\, comme une possibilité d’exploration\, sous différents angles\, du soi profond. C’est un trait/écriture qui soigne.\nL’artiste récolte\, aussi\, des objets rouillés durant ses promenades et puis les organise dans la série d’installations intitulées “ Continue à me chercher\, je rougis”.\nAvec ces éléments de rebus\, avec ces restes modifiés par l’usure du temps\, avec ces structures en décomposition\, Giorgia Fincato construit des sortes de frises qui rappellent des inscriptions dans une langue inconnue\, des inscriptions mystérieuses\, ésotériques imputables à un culte inconnu ou perdu qui devient toujours plus illisible au cours du temps.\nEn fait\, la solidité du fer est recueillie dans sa transformation en poussière\, quand la forme originale n’est plus reconnaissable. Ces transformations sont donc de vraies et propres vanitas\, des memento mori\, qui rappellent\, inexorablement\, que même les structures les plus résistantes\, les conquêtes apparemment les plus solides\, sont destinées à s’effriter avec le passage du temps.\nCes installations pourraient être la matérialisation tridimensionnelle de ses dessins où la rigidité friable du fer s’oppose à la fragilité fixée sur le papier\, la statique à la fluidité. \nPatrizio Peterlini\, Août 2021 \nGalerie Depardieu\n6 rue du docteur Jacques Guidoni\n06000 Nice\nTel 0 966 890 274\nwww.galerie-depardieu.com\nDu lundi au samedi de 14h30 à 18h30\nAccueil dans le respect des normes sanitaires – Label confiance sanitaire de la ville de Nice.
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SUMMARY:Un Dimanche à la galerie 7ème édition
DESCRIPTION:Dimanche 7 novembre 2021 de 14h à 18h\nUn Dimanche à la galerie\n7ème édition \n \n120 galeries d’art vous ouvrent leurs portes\nOuverture exceptionnelle de la galerie Depardieu ce dimanche 7 novembre\, avec l’exposition 3traverser les grilles » de Serge Maccaferri.\nProgramme complet\nhttp://www.comitedesgaleriesdart.com/ \nEntrée libre\nAccueil dans le respect des normes sanitaires – Label confiance sanitaire de la ville de Nice.
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SUMMARY:Finissage de l'exposition Isabelle Hupfer – Jeter l'encre – Performance de l'artiste
DESCRIPTION:Samedi 30 octobre 2021 à 18h\nIsabelle Hupfer – Jeter l’encre\nFinissage de l’exposition Isabelle Hupfer – Jeter l’encre – Performance de l’artiste \nLe 30 octobre\, pour le dernier jour de son exposition\, \nà 18h PERFORMANCE \nDanse & musique improvisée \navec le violoniste\, Simon Diego Attal Santos et l’artiste Isabelle Hupfer. \n \nSimon Diego Attal Santos\nIl a commencé le violon à l’âge de 6 ans\, par la suite a fait le conservatoire de Nice et a obtenu en 1998 le 1er prix (musique de chambre et classique) et\, possède un diplôme d’études musicales.\nL’année suivante\, il s’est inscrit à l’école supérieure du conservatoire de la rue de Madrid à Paris\, il y est resté deux ans et est revenu à Nice pour y suivre un 3è cycle « jazz et violon baroque ».\nIl a joué pendant quelques mois dans un orchestre et\, a accompagné\, notamment la chanteuse Dee Dee Bridgewater avant d’entamer une carrière solo.\nSon intérêt pour le métier d’artiste de rue s’est imposé à lui tout comme son goût prononcé pour la musique du monde improvisée.\nIl s’est produit\, sur le parvis de la Mairie de Paris en 2011 avec le guitariste Jacek Piotrowitz avec lequel il a collaboré par la suite.\nIl a joué également avec le percussionniste marocain Medhi Iraqui. \nEntrée libre\nAccueil dans le respect des normes sanitaires – Label confiance sanitaire de la ville de Nice – port du masque. \nLieu :\nGalerie Depardieu\n6 rue du docteur Jacques Guidoni\n06000 Nice\nTel 0 966 890 274\nwww.galerie-depardieu.com
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SUMMARY:Exposition Serge Maccaferri – Traverser les grilles
DESCRIPTION:Serge Maccaferri – Traverser les grilles\nVernissage le jeudi 14 octobre de 16h à 21h\nExposition jusqu’au 13 novembre 2021\nEntrée libre \n \nSerge Maccaferri vient de loin. Il fait partie de ces artistes qui à la fin des années soixante ne se satisfont plus des espaces préconçus (les formats codés de toile tendue sur châssis) pour envisager la peinture. C’est que le monde a bien changé et les rapports (matériels et imaginaires) que l’on entretient aux espaces physiques et au temps ont été\, consciemment ou inconsciemment\, perturbés par ses changements. Alors\, avant toute action picturale\, on nie et défait ces espaces préconçus\, devenus obstacle plutôt que promesse\, et les matériaux qui le constituaient s’offrent en des allures inédites qui engagent l’acte de peindre et l’objet peinture lui-même de façons aussi inédites. \nSerge Maccaferri a entrepris la peinture\, littéralement\, par la bande. Cette forme sera récurrente dans son travail jusqu’à aujourd’hui (les lattes en bois). En 1969\, il les terminait par des flèches incitant le regard à franchir les limites. \nSerge Maccaferri\, depuis\, pousse ou tire – sans doute les deux à la fois – la cohérence de son travail de ce saut de la surface supposée plane où se produit un travail d’une profondeur illusoire\, dans la profondeur concrète des matériaux et des espaces physiques qu’elle nécessite. Oui\, il s’agit alors de masses\, de volumes\, d’étendues\, de liquidités\, de solidités\, de gains et de pertes (je me réfère aux travaux où il brûle une partie de troncs ou branches\, en recueille les cendres qu’il mélange à l’huile de lin et au siccatif et qu’il dépose sur des papiers couverts d’une fine grille (moustiquaire) ou une toile libre.) en des procédures qui mettent en action la découpe\, le pliage\, la torsion\, l’agglomération\, le ponçage\, le grattage\, le brûlage\, l’assemblage\, l’accumulation de strates\, le coulage de pâtes… On pense alors au remue-ménage que produisent les volcans avec les matières à leurs dispositions. \nC’est que Serge Maccaferri a passé sa vie professionnelle rémunératrice à se confronter au bâti. Il était peintre en bâtiment. De là\, il tire la plupart de ses modèles\, ses « paysages quotidiens » (outils et techniques)\, pour les transmuter et sublimer dans ce que l’on nomme les espaces symboliques de l’art où ils perdent leur nature première et leur fonction pour en acquérir d’autres. Ils les perdent…mais ne les oublient pas ; leur mémoire\, pour un œil averti\, est apparente. \nPour cette exposition\, Serge Maccaferri propose un travail où s’opposent formes préconçues et formes aléatoires. Il met en place des trames diverses de grilles (formes préconçues) sur lesquelles il déverse du plâtre préalablement coloré (formes aléatoires). Ce plâtre a les mêmes comportements que la peinture : passage du liquide onctueux à la solidité. Ce plâtre/peinture a une double fonction : ornementale par ses couleurs et ses formes courbes et d’objet de maintien par l’étroite liaison qu’il entretient avec les grilles ; car le plâtre passe à travers les grilles et\, lorsqu’il rencontre le support solide recouvert d’une feuille plastique\, il déborde derrière les grilles\, les enserrant comme un étau. \nNotons que ce travail\, contrairement aux pratiques courantes\, se fait en aveugle car la face qui sera montrée est hors du regard de l’acteur et que le support permettant ce travail\, disparaît lors de l’accrochage aux regards\, non sans avoir laissé quelques indices de sa présence passée (cela rappelle des pratiques plus classiques comme la gravure ou la céramique) \nCe travail porte la mémoire du tableau classique *: le bois des châssis\, l’orthogonalité des angles et jusqu’à la souplesse (la toile) révélée par des plis\, ici\, ceux d’une feuille en plastique. Il porte aussi la mémoire des plâtriers et des anciens plafonds dont le plâtre était déposé/poussé sur des lattes de bois préalablement fixées. \nDe toutes ces mémoires se constitue un objet où se greffent les nôtres propres. Un objet qui s’offre à toutes les mises en rapport possibles et toutes les imaginations qu’elles permettent. Il va sans dire que l’induction du moteur à émotions\, nous appelle à traverser les grilles. \n* Outre l’objet tableau\, il poursuit ce qui fut inauguré par Braque et Picasso (l’utilisation d’objets du quotidien comme éléments plastiques constitutifs de l’œuvre) et amplement développé par Kurt Schwitters et l’art du vingtième siècle. Et lorsque je dis que le support a disparu c’est que les objets plastiques qui y sont constitués et déposés n’ont plus besoin de lui pour tenir et exister\, ils s’en affranchissent. \nMiguel Martin\, septembre 2021. \n  \nGalerie Depardieu\n6 rue du docteur Jacques Guidoni\n06000 Nice\nTel 0 966 890 274\nwww.galerie-depardieu.com\nDu lundi au samedi de 14h30 à 18h30\nAccueil dans le respect des normes sanitaires – Label confiance sanitaire de la ville de Nice.
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SUMMARY:Exposition Simon Couvin "A deux pas du bois"
DESCRIPTION:Simon Couvin – A deux pas du bois\nVernissage le vendredi 10 septembre de 16h à 21h\nExposition jusqu’au 9 octobre 2021.\nEntrée libre \n \nSimon Couvin est de retour à la précieuse Galerie Depardieu. Après avoir collecté\, tiré\, étiré son matériau de prédilection\, voici qu’il se penche à nouveau au plus proche du cheveu et nous le découvre comme une véritable matière\, graminées gorgées de lumière\, mycélium en filet retenant sous sa maille l’empreinte de nos vies éclatées par nos pas. A voir absolument. \nGalerie Depardieu\n6 rue du docteur Jacques Guidoni\n06000 Nice\nTel 0 966 890 274\nwww.galerie-depardieu.com\nDu lundi au samedi de 14h30 à 18h30\nAccueil dans le respect des normes sanitaires – Label confiance sanitaire de la ville de Nice.
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SUMMARY:Exposition Isabelle Hupfer "Jeter l'encre"
DESCRIPTION:Isabelle Hupfer – Jeter l’encre\nVernissage le jeudi 9 septembre de 16h à 21h\nExposition au sous-sol jusqu’au 30 octobre 2021\nEntrée libre \n \nQuand on arrive en ville… \nDe son enfance québécoise Isabelle Hupfer a conservé le goût du large\, le besoin des grands espaces et de l’air pur\, une attirance vers l’extérieur qui accompagne ses différentes phases de création. Ses fragilités\, d’abord cultivées par la danseuse et la juriste\, finiront par nourrir l’artiste\, du dessin judiciaire à la bande dessinée\, au fil d’un parcours accidenté\, de friches en galeries\, de rencontres en rebonds. \nReflet de six ans de relatif isolement dans une proximité fusionnelle avec la nature\, cette sélection résonne comme une restitution de notes intimes en sortie d’un long confinement. Comme il se doit\, les oiseaux\, la montagne\, les femmes et parfois les enfants – notamment « celui en colère qui casse ses jouets »\, précise-t-elle – se retrouvent au cœur de cette série. Les vingt-deux dessins présentés relèvent d’un choix minutieux de médium\, de format et de support. Sur un papier très fin – « un peu buvard\, un peu Japon » – l’encre de Chine parfois mélangée à de la colle impose sa couleur et sa texture dans une unité de forme ouvrant sur la diversité des sujets et des émotions. \nÀ condition que l’observateur accepte de faire le premier pas en offrant un regard pur\, sans porter de jugement de valeur\, tout un peuple muet et secret se révèle alors dans le mystère de sa vie\, avec son vacarme\, son mouvement\, ses gestes et ses paysages. Une petite société mémorielle active et contemplative\, dont ni la chaleur ni même l’éventuelle bienveillance collective ne seront toutefois en mesure de surmonter le vertige de l’identité individuelle qui explose ici comme chez James Agee : « …but will not\, no\, will not\, not now\, not ever; but will not ever tell me who I am. » \nAlors qui êtes-vous Isabelle Hupfer ? Sans totalement résoudre l’énigme\, cette première présentation marque un retour en ville chargé de sens : porter aux citadins le message de simplicité hérité de Walden ou la vie dans les bois\, une douce résistance à la modernité par l’exemple\, l’humour et le trait\, oser jeter l’encre à l’heure où la liberté de chacun n’est plus qu’un « vide qui hurle ». \nFrédérik Brandi\nConférencier et musicographe\, directeur du CIAC de Carros \nLe 30 octobre\, pour le dernier jour de son exposition\, à 18h PERFORMANCE Danse & musique improvisée avec le violoniste\, Simon Diego Attal Santos et l’artiste Isabelle Hupfer.\nEntrée libre \nGalerie Depardieu\n6 rue du docteur Jacques Guidoni\n06000 Nice\nTel 0 966 890 274\nwww.galerie-depardieu.com\nDu lundi au samedi de 14h30 à 18h30\nAccueil dans le respect des normes sanitaires – Label confiance sanitaire de la ville de Nice.
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SUMMARY:Alberto Biasi\, Sandi Renko\, Claudio Rotta Loria et Samuele Ventanni - Structures visuelles d'aujourd'hui
DESCRIPTION:Alberto Biasi\, Sandi Renko\, Claudio Rotta Loria et Samuele Ventanni – Structures visuelles d’aujourd’hui\nInauguration le vendredi 11 juin à partir de 14h30.\nExposition jusqu’au 31 juillet 2021.\nEntrée libre \n \nLa galerie Depardieu (Nice) accueille du 11 juin au 31 juillet une importante exposition en collaboration avec la galerie Matteo Ragni (Forlì). \nQuatre artistes :  Alberto Biasi\, Sandi Renko\, Claudio Rotta Loria et Samuele Ventanni\, appartenant à trois générations différentes\, proposent leur vision structurelle et optique/cinétique italienne. Avec des modalités très différentes\, ils donnent vie et poursuivent leurs recherches dans le cadre d’une esthétique structurelle sur les thèmes historiques de la surface\, de la forme\, de la couleur\, de la tridimensionnalité et du mouvement.  \nLa Galleria Depardieu (Nice) accoglie dal 11 giugno al 31 luglio un’importante mostra in collaborazione con la Galleria Matteo Ragni (Forlì). \nQuattro artisti: Alberto Biasi\, Sandi Renko\, Claudio Rotta-Loria e Samuele Ventanni\, appartenenti a tre generazioni differenti\, propongono la loro visione strutturale e ottica/cinetica italiana. Con delle modalità molto differenti\, danno vita e proseguono le loro ricerche nell’ambito di una estetica strutturale\, sui temi storici della superficie\, della forma\, del colore\, della tridimensionalità e del movimento. \nFrom June 11 to July 31\, the Gallery Depardieu (Nice) is hosting a major exhibition in collaboration with the Gallery Matteo Ragni (Forlì).  \nFour artists: Alberto Biasi\, Sandi Renko\, Claudio Rotta-Loria and Samuele Ventanni\, from three different generations\, propose their Italian structural and optical/kinetic vision. With very different modalities\, they give life and pursue their research within the framework of a structural aesthetic on the historical themes of surface\, shape\, color\, three-dimensional and movement.
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SUMMARY:Francesca Angelini - Lignes de mémoire
DESCRIPTION:Francesca Angelini – Lignes de mémoire\nInauguration le jeudi 3 juin à partir de 14h30.\nExposition au sous-sol jusqu’au 31 juillet 2021.\nEntrée libre \n \nLignes de mémoire \nLa mémoire en tant que mère\, en tant que berceau où la pensée oscille et grandit ; là où la nouvelle ligne est née. Mémoire qui devient un nouveau regard\, un œil interne.\nAvec la technique du dessin aveugle j’ai pu mieux puiser à cette matrice où la sensation est plus vivante\, plus vraie.\nPosée sur le sol\, face à ma feuille\, j’ai fermé les yeux et j’ai attendu l’image. J’ai attendu que l’expérience\, me trouvant dans l’obscurité d’un regard fermé\, puisse finalement se faire un espace et devenir une vision de substitution à la vision rétinienne. Le cadeau était suspendu pour que mes yeux puissent regarder vers l’intérieur et non vers l’extérieur. Les souvenirs ont alors commencé leur danse. Sans ordre déterminé\, ils ont dansé et un à un leur pas de danse se sont promenés derrière les paupières. Et\, avec seulement deux craies\, une rouge et une noire\, j’ai essayé avec mon corps de retracer ces visions\, de donner de la matière ses frissons épidermiques qui accompagnaient mes souvenirs.\nLa ligne est le passage de cette danse. Elle est l’empreinte d’un pas léger mais pas vide\, signe d’une dimension invisible qui habite en nous et qui est\, en réalité\, en dialogue continu avec ce qui nous accable dans le présent. Ce qui a été n’est jamais définitivement clos\, ce qui a été beau au fil du temps peut à la rencontre du monde\, se transformer\, se blesser\, ou au contraire\, devenir encore plus plein qu’il ne l’était réellement. Un baiser\, en se balançant dans l’inconscient\, grandit\, devient un enfant qui court ou qui crie. Cela devient une nouvelle vie. C’est toujours le même baiser\, mais nourri par les pensées qui bougent en nous. \nLignes de Mémoire c’est une vie qui vient à la surface\, un esprit qui\, en l’absence du regard organique\, recherche une vision émotionnelle. Ces travaux sont le fruit de longues attentes. Attentes que la pensée rationnelle disparaisse pour laisser la place à un écoulement liquide de visions. Attentes qui deviennent ligne en entendant le cri de l’image.\nLignes de Mémoire est une naissance\, un enfant qui vient au monde\, ce n’est pas une répétition du passé\, c’est vie qui resurgit de façon jamais vue\, inconnue\, tout en étant toujours elle-même. C’est la beauté du fantasme humain qui peut faire d’une émotion une image. \nFrancesca Angelini
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SUMMARY:Exposition Sylvie Teissier - Pariétal
DESCRIPTION:Sylvie Teissier « Pariétal »\nExposition au sous-sol jusqu’au 29 mai 2021 \n\nCes photos ont été prises dans les rues de Lecce\, au sud de L’Italie.\nDans cette ville des Pouilles\, les bornes de raccordement au gaz\, à l’électricité ou à l’eau apposées sur les façades ont de quoi surprendre. Ce sont elles qui font en grande partie l’objet de cette série.\nLes dénicher dans les rues\, révéler ce qui s’affiche aux yeux de tous sans pourtant retenir le regard.\nRecomposer comme une oeuvre des fragments décomposés par l’oeuvre du temps.\nRecueillir et réorganiser l’expression spontanée d’inconnus. Lui redonner du sens avant sa destruction.\nRendre la superposition des matières\, leur cohabitation hasardeuse. Cette fois-ci\, métal\, papier\, peinture.\nVoir les couleurs écaillées\, les lignes qui flottent\, les déchirures qui affleurent\, et qui impriment à la conscience qu’un rien obtenu par aventure peut être beau et parlant.\nSylvie Teissier \nNB : ENEL est la principale compagnie de distribution d’électricité et de gaz en Italie
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SUMMARY:Exposition Najah Alboukai et Alireza Shojaian - Ombres d'hommes
DESCRIPTION:Najah Alboukai et Alireza Shojaian – Ombres d’hommes\nCarte blanche à Muriel Mayette-Holtz actuelle directrice du Théâtre National de Nice\, ex directrice de la Villa Médicis à Rome.\nOuverture de l’exposition le jeudi 4 mars jusqu’au 3 avril 2021. Exposition prolongée jusqu’au 17 avril.\nEntrée libre \n \nOmbres d’hommes\,\nAu bout de la main\, d’une plume ou d’un stylo\,\nAu bout d’un couteau\, d’un désir ou d’une souffrance\,\nAu bout de leur mémoire\, de leur voyage et de leur expérience\,\nPar petits bouts de corps\,\nPar petits coups de crayons\,\nDeux artistes dessinent l’homme \nCelui qu’ils ont connu\, celui qu’ils ont perdu\ndans l’ombre du souvenir et du cauchemar\, à la lumière de leur attente\,\nIls vont chercher dans leur douloureuse histoire la trace de ceux qu’ils ont laissés en arrière.\nIls dessinent sans relâche presque le même sujet toujours\,\nUn homme\, des hommes\, l’homme. \nL’un Najah Alboukai est un artiste rescapé qui a laissé ses compagnons de cellules dans l’enfer des prisons syriennes.\nA travers son œuvre\, il témoigne sans relâche pour redonner un corps aux numéros de chair humaine oubliés au moyen orient.\nPetit à petit\, il réussit à offrir un peu de couleur aux corps fusains qui noircissent ses cahiers depuis si longtemps.\nIl peint pour ne pas pleurer\, pour extraire les souvenir de sa mémoire\, pour leur rendre un ultime hommage et leur redonner un visage…\nMais c’est sans doute lui qu’il dessine à travers ces corps maigres aux visages torves et suppliants…\nIl peint pour dénoncer\, pour accuser la violence de cette guerre inhumaine au sang d’une encre noire.\nSon désarmant sourire ne nous laisse transparaître aucune de ses souffrances ; seuls ses tableaux nous percent le cœur. \nL’autre Alireza Shojaian est iranien\, il fut chassé pour ses penchants d’amour.\nIl peint l’homme trop en vrai\, trop en détail comme pour nous offrir ce qui ne se dit pas\, un tremblement d’en dessous la peau.\nSur un support couleur de chair\, il scrute chaque pore\, chaque poil et le sang fini toujours par affleurer.\nLe dessin est pur\, troublant\, d’un réalisme théâtrale\, presque gênant.\nCes corps\, nus\, anguleux\, barbus\, chevelus\, ces corps offerts semblent chaque fois un peu le sien.\nLui\, l’enfant étranger qui connaît tout du masculin. \nCe qui les unit\,\nSans doute un sourire d’enfant rescapé des ténèbres\nUn trait sur et perçant\nL’obsession de cet homme frère\nDeux univers singuliers que la vie a rapprochés par hasard\nCe qui les unit réside au moyen orient dans la lutte d’une liberté opprimée\nCe qui les unit est un voile presque imperceptible dans le regard de leur sujets.\nUne ombre sur l’homme. \nMuriel Mariette-Holtz\nDirectrice du Théâtre de Nice
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SUMMARY:Exposition Silva Usta - Femmes pionnières
DESCRIPTION:Silva Usta – Femmes pionnières\nOuverture de l’exposition le jeudi 17 décembre 2020.\nExposition au sous-sol jusqu’au 30 janvier 2021. L’exposition est prolongée jusqu’à fin février 2021. Entrée libre \n \nSi parfois dans l’histoire de l’humanité on a pu penser que les femmes sont apparues au XXème siècle dans leur désir d’affirmation d’une identité libre\, Silva Usta nous rappelle dans son précieux travail que\, de tous temps\, les femmes ont joué leur rôle dans tous les domaines\, de la connaissance\, de la création\, de la Vie…\nCes femmes pionnières ont fait basculer l’histoire de l’humanité. \nLe pionnier étymologiquement est celui qui marche : d’abord un fantassin\, puis celui qui met en valeur de nouvelles terres\, enfin l’aspect métaphorique devient primordial\, il fait avancer\, progresser l’humanité. Le féminin de ce mot donne aux différentes actions de femmes courageuses cette dimension humaniste libératrice. \nSilva crée\, avec un cœur en perpétuel travail\, une interaction constante entre les siècles et la pluralité des parcours.\nCertains noms célèbres et d’autres plus voilés participent de cette unité universelle. La volonté\, le défi et la persévérance sont les moteurs d’un changement fondamental : vivre librement sa vie et choisir son destin !\nSilva nous présente ces femmes dans leur diversité et individualité singulière\, comme elle est elle-même une artiste protéiforme. \nUne technique précise les rassemble : l’utilisation du feutre noir bien-sûr et le choix du tulle collé sur les dessins. N’exprime-t-il pas cette légèreté de l’être\, cette féminité qui refuse de s’engluer dans les ravins de la colère ? Certes ces Pionnières ont pu vivre la soif comme la faim\, les rires comme les larmes\, les blessures et/ ou la douceur mais elles se maintiennent ouvertes sur leur seuil et l’avenir reste Lumière. \nSilva nous rend sensible à cette nuit et à cette lumière.\nDans le désert s’ouvre une oasis où Vie et Création font goûter l’infinie saveur de la Vie. \nNicole Deleu\n26/10/2020
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SUMMARY:Exposition Jacques Renoir "Eaux vives"
DESCRIPTION:Jacques Renoir – Eaux vives\nOuverture de l’exposition le samedi 28 novembre.\nExposition jusqu’au 23 janvier 2021. L’exposition est prolongée jusqu’à fin février 2021. Entrée libre \n  \nJACQUES RENOIR : LE DOUBLE APPEL\nJacques est mon mari. Il me demande d’écrire un texte sur son travail. Plus précisément sur cette exposition\, Eaux vives\, dont je connais bien les photographies pour les avoir vues dans son atelier ou sur le terrain en train d’être prises.\nJ’accepte d’emblée\, même si je suis dans une position doublement délicate en tant qu’épouse du photographe et participante à l’exposition. Nous avons en effet réalisé une œuvre en commun\, un diptyque photographie-poésie. A lui les images\, à moi les mots. Cette œuvre est Le Lac.\nJ’accepte d’emblée parce que j’aime ce qu’il fait. Et comment il le fait. Mais aussi parce que c’est l’occasion pour moi de porter sur ses images un autre regard\, non plus contemplatif mais analytique. Et à sa façon\, conforme à cet « au-delà du regard » dont Jacques se réclame.\nJ’ai sous les yeux l’ensemble de ses Eaux vives. Je les détaille longuement. \nIl me semble qu’il y a dans ses photographies un double appel qu’on pourrait tenir pour contradictoire si l’on n’en éprouvait l’intensité. Ce double appel est celui de la fixité et du mouvement\, de l’instant et de la durée\, du suspens et du cours. En somme celui d’une statique et d’une dynamique.\nJe regarde la photographie des enfants sautant dans les jets d’eau. Un arrêt sur image. Un élan qui se poursuit au-delà de l’image. L’arrêt ne bloque rien. Au contraire il exhibe dans une surprenante précision ce que l’œil ne peut saisir : l’égrènement de chaque goutte d’eau dans la verticalité d’un jet. Mais cette attention si prenante à la présence\, s’allie à une impétuosité que rien ne peut empêcher. Or c’est là une constante de la pratique photographique de Jacques. Fouiller un point de vue en variant les techniques\, les perspectives\, les lumières\, les couleurs\, jusqu’à trouver ce point profond qui est la naissance d’une visibilité neuve. Et la lancer dans son mouvement propre. \nA l’évidence il n’a jamais quitté son métier de cinéaste\, même dans la photographie. Au contraire. Il l’y sublime.\nC’est perceptible en ce que chacune de ses images\, intentionnellement dit-il\, raconte une histoire. Que cela soit une photographie unique comme celle d’un couple minuscule sur une plage\, entre galets et eau\, de la Promenade des Anglais\, ou que cela soit dans le choix d’une série de photographies associées\, en deux\, trois\, cinq\, ou même douze images comme pour Le Lac.\nDans la photographie unique\, c’est le détail qui bouleverse les aplats du paysage marin et qui suggère l’écoute d’un échange intime.\nDans le cas des séries\, comme par exemple dans les trois photographies d’Harlem sous la pluie\, c’est le combat qui est capté\, en des scènes de rue où les passants luttent contre une averse. Dans les douze photographies du Lac\, c’est\, cliché après cliché\, la lente venue de l’orage tombant sur son propre reflet\, à la surface d’un lac. \nToutefois je crois que sa relation au cinéma se fait la plus forte lorsque l’ensemble de ses photographies uniques ou appareillées\, sont elles-mêmes mises en scène autour d’un thème. Celui-ci lui permet en effet d’embrasser dans un mouvement unique et supérieur toutes les déclinaisons qu’il souhaite. Cette cinétique des cinétiques n’est plus simplement narrative mais existentielle car elle inclut tous les possibles. Les Eaux vives se trouvent ainsi circonscrites\, comme par une caméra circulaire et elles s’énumèrent en joie de vivre\, en éclaboussures\, en menace d’orage\, en recherche d’abri\, en paisible contemplation\, en bruissement de ruisseau.\nPour autant le double appel n’en résonne pas moins jusque-là. Car\, en sa force et son paradoxe\, le mouvement embrassant pénètre dans la matière et y trouve une essentialité statique\, à la limite de l’abstraction. Juste à la limite. C’est elle qui saisit dans les gerbes de la tempête Alex la puissance élémentaire de l’eau\, supérieure à toute humanité. Ou dans la somptuosité des couleurs du désastre\, le vert profond des eaux mortelles. \nClaude Montserrat-Renoir\nPhilosophe\nNice\, Novembre 2020 \nBibliographie de Claude Montserrat :\nCette Lumière\, Encre Marine\, 2000 \nConsolation à Dagerman\, Encre Marine\, 2009\n« Sois ! » De l’existence à la présence\, Geuthner\, 2016\nL’à peine ou la façon de l’ange\, Geuthner\, 2019\nDes soirs et des matins\, Geuthner\, 2020-2021 (à paraître)\nDeux portfolios réalisés avec Jacques Renoir :\nPetite ontologie du reste\, 2008\nLe Lac\, 2015
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SUMMARY:Haralampi G. Oroschakoff -  Hommage à Nicolas de Staël
DESCRIPTION:Haralampi G. Oroschakoff – Hommage à Nicolas de Staël\nInauguration le jeudi 8 octobre à partir de 16h\nExposition jusqu’au 21 novembre 2021\nDu lundi au samedi de 14h30 à 18h30\nEntrée libre. \n \n« Je profite de ces moments\, je vis dans mes pensées\, debout à la fenêtre\, immobile »\, déclare Haralampi G. Oroschakoff\, méditatif\, à propos de sa résidence Théoulienne: « avec ce bleu vif devant moi\, de plus en plus sombre dans les innombrables baies jusqu’à devenir cobalt profond au loin\, avec ce vert frais en face\, mis en valeur par le brun\, le rouille et le gris\, il n’en faut vraiment pas plus pour se sentir bien. » \nHaralampi G.Oroschakoff expose à la galerie Depardieu pour la troisième fois après 2010 et 2017. Cette fois-ci\, il présente 18 tableaux inédits en différents formats et une sculpture\, tous spécialement conçus pour cette exposition et il rend hommage à Nicolas de Staël. \nHaralampi G. Oroschakoff\, né en 1955\, est un peintre\, dessinateur et écrivain autrichien\, issu d’une vieille famille russe exilée. Il vit et travaille à Berlin\, Vienne et Cannes.\nHaralampi G. Oroschakoff est considéré comme un pionnier du dialogue Est-Ouest dans l’art et un rénovateur de la réception de l’iconographie orientale dans la peinture occidentale.\nIl est l’auteur de « Die Battenberg Affäre » et l’un des auteurs du « Moskau-Berlin Stereogramme » (tous deux publiés aux éditions Berlin). En 2016\, sa monographie complète « Doppelkreuz » a été publiée par Hatje Cantz. \n« J’avais déjà écrit ces lignes lorsque j’ai appris de notre artiste qu’on ne pourrait imaginer une relation plus étroite que celle qui le lie à Nicolas de Staël. Né l’année même de sa mort\, non seulement il l’admire et sait tout de lui\, mais il a même repris un tableau inachevé de de Staël. Vingt ans après la mort de l’artiste\, Oroschakoff termine ainsi son tableau Le concert. » (Michael Maar) \nSur la Côte d’Azur\, Haralampi G. Oroschakoff a participé à plusieurs expositions importantes. Présentées à la galerie Joachim Becker à Cannes\, ses œuvres ont été données à voir à l’occasion de concepts d’exposition de grande envergure de Christian Bernard\, dont « Sous le soleil exactement » I et II à la Villa Arson à Nice en 1988-1989\, et avec Gina Pane dans « Icônes » sous Francois Nedellec au musée de la Castre à Cannes en 1988. Sa vaste réflexion picturale sur l’avant-garde russe « Être là au Bord du Monde : Voyageurs et Orientalistes »\, commencée sous la direction artistique de Christian Bernard au Musée d´Art moderne et contemporain (Mamco) à Genève en 1998\, l’a mené au State Russian Museum/Museum Ludwig à Saint-Pétersbourg en 1999\, puis en 2000 au Centre Contemporain/Espace St. Bernardin au Cannet\, en suite 2013 à l´espace Bonnard à Cannes et en 2017 et 2010 il a exposé dans la Galerie Depardieu. \n 
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SUMMARY:Exposition Giuseppe Fabris -  Lockdown
DESCRIPTION:Ouverture de l’exposition le 17 septembre.\nExposition au sous-sol jusqu’au 31 octobre 2020.\nEntrée libre \nLa bella e l’ostrica\nLa réalité dépasse toujours de toute façon la fiction. \nCette série de dessins est un foisonnement de signes\, dans lequel l’unique fil conducteur est la silhouette qui apparaît toujours au bas de la feuille. L’univers qui se crée dans l’espace est\, la plupart du temps\, indéfini et composé de gribouillis incertains\, de traits à peine suggérés et interrompus comme un griffonnage d’enfant\, ultime particule d’un mouvement qui erre sans but à travers un automatisme qui construit ou déstructure le signe\, qui peut donner forme à un reconnaissable\, tel qu’un objet\, un visage\, un animal ou autre et c’est seulement à cet instant qu’il se décide à se définir pour se mettre au point ou le laisser comme un fond voilé. Cette façon d’agir nous oblige à aiguiser notre regard pour découvrir différentes situations à peine suggérées\, qui donnent ainsi assez d’espace à l’observateur pour imaginer une ou plusieurs histoires qui\, en fin de compte\, vont toujours rester suspendues et indéfinies.\nAprès avoir observé le premier dessin\, m’est venue à l’esprit une phrase liée à une image : « Le sommeil de la raison engendre des monstres »\, titre d’une eau-forte de Francisco Goya\, dans la série des Caprices.\nL’espace blanc et neutre a toujours été pour moi un défi en dessin\, mais c’est aussi beaucoup plus que cela\, un acte de conscience\, tout ce qui transparaît de ce fond neutre\, de la parole et du dessin à la peinture et qui est\, qu’on le veuille ou pas\, un signe. C’est pour cette raison que j’ai longtemps utilisé le dessin d’une façon graphique et pour ainsi dire aseptique et analytique\, pour qu’on lise clairement ce que je voulais dire.\nAujourd’hui le signe improvisé et sans modèle devient chaud et nomade en passant du paradoxe au confusionnisme\, mais n’est jamais utilisé comme remplissage stérile puisque conscient. Le signe peut être lyrique\, cacophonique\, analytique\, statique \, paradoxal\, poétique\, vulgaire\, parfois violent même si tout est maîtrisé et contrôlé.\nAvant tout il y a l’homme\, le leitmotiv\, je m’achemine donc sur un parcours jamais défini ou tracé\, comme dans une aventure\, comme une marche dans un bois sans sentier\, comme un voyage sans but\, comme… Le Voyage.\nJe déambule dans cet espace réduit à peine plus grand qu’un A4 qui devient incroyablement vaste par rapport au moyen utilisé\, un feutre à pointe fine\, tel le transmetteur minuscule des synapses qui fluctuent dans le macrocosme de l’inconscient.\nCette immersion en moi-même pendant que je me promène ou que je cours dans le noumène porte aussi\, pour qui veut donner le temps à son temps\, à faire un parcours intime et méditatif\, donc un non-dit\, une image cachée\, une histoire à composer qui fait la place à l’interprétation personnelle.\nDans ce voyage dans l’inconnu\, les définitions des limbes et du Bardo coïncident\, bien que dans le premier cas ce non-lieu est animé d’angoisse et d’inquiétude\, alors que dans le deuxième il nous est dit qu’avec la profonde libération de l’esprit nous sommes prêts à rencontrer sereinement et sans peur les divinités pacifiques et courroucées.
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SUMMARY:Exposition Anne-Sarah Le Meur  - Lumière limite
DESCRIPTION:Ouverture de l’exposition le 5 septembre. \nL’artiste sera présente les 5\, 7 et 8 septembre et le 3 octobre \nExposition jusqu’au 3 octobre 2020. \nEntrée libre \n \nIMAGES PROGRAMMÉES \nDans le tréfonds de son être\, la machine… suinte. Y battent nombres\, opérations\, calculs. \nPercent à l’écran les couleurs. Entre câbles et logiciels\, par carte graphique interposée\, en travers de la mémoire\, l’artiste programme et contamine la sérieuse géométrie. Dans l’espace virtuel et immatériel si étrange\, la lumière oscille\, caracole et engendre des formes. Les teintes évoluent\, éclatent\, s’estompent. Coups et douceurs\, œillades et béances\, aspirations. \nUn jour\, une valeur – pas n’importe laquelle ! –\, inversée – pour voir ! – a renversé la lumière… devenue alors négative\, absorbante et noire. Initialement noirs (eux aussi)\, pseudo-cosmiques\, les fonds ont osé bientôt changer : rouges\, roses… Mouvements de surface\, de tons\, de temps. Abstraction et sensations spatiales renouvelées. \nDepuis une trentaine d’années\, Anne-Sarah Le Meur tapote sur un clavier pour créer des images. Inlassablement\, elle tape et teste ses lignes de code\, ses variables\, ses boucles\, ses conditions\, pour explorer et régénérer la couleur en des tableaux mouvants et infinis. \nAnne-Sarah LE MEUR. Médiation réflexive d’après deux œuvres contemplées : Rusting_261\, 2019\, et Jaunebleui_24\, 2012. \n«  Tu feras ensuite un voile d’étoffe d’azur\, de pourpre\, d’écarlate\, et de lin retors\, \non le fabriquera artistiquement\, en le damassant de chérubins » in Exode\, Chapitre 26 \nTraduction du Rabbinat \nDécouvrant la démarche et les œuvres d’Anne-Sarah Le Meur\, et notamment celles indiquées en préambule\, j’ai été touché par l’articulation des couleurs\, obtenues via les puissances du calcul et de la virtualité\, avec ce qui relève du voile. La comparution des couleurs dans le plan toujours oscillant du voile\, simultanément pli et dé-pli\, et\, notons le\, ce dual de couleurs (l’écarlate et le pourpre bleuté)\, clairement nommées ArGaMaN et TeKèleT dans l’hébreu du Premier Testament\, a reconduit en moi-même ce que j’appelle une médiation réflexive à propos de la radicalité de l’abstraction : retrait du figurable\, états vibratoires libérés de l’impératif de représentation\, du redoublement illusoire ou illusionniste de ce qu’on appelle\, à tort\, la réalité… \nLa description du voile du temple ou Parokhet\, aux versets 31 et 36 du chapitre 26 de l’Exode\, est un moment déterminant de la réflexion judaïque à propos du regard et de la vocation du geste artistique\, entre le monde visible et ce qui ne peut recevoir aucune image\, le Kadosh Hakadoshim ou Saint des Saints\, situé juste à l’arrière d’une série de voiles. Le dernier voile\, ou Parokhet\, sépare le Saint\, où se tient l’assistance\, d’un second lieu\, où se trouve l’arche d’alliance (le Saint des Saints)\, coffret dans lequel sont resserrés les rouleaux de la Thora. \nCette description biblique est à l’origine d’enjeux cruciaux dans l’histoire de la création artistique : elle fonde la contestation péjorative de l’abstraction en tant qu’émanation sémitique. La culture gréco-romaine\, puis le christianisme\, et plus tard\, toute politique prenant les images comme emblèmes des pouvoirs et des dominations\, considéreront irrecevable une telle abstraction\, parce qu’irrécupérable par la propagande des images entre monumentalité et sentimentalité. En atteste la haine hitlérienne pour l’abstraction\, la désignant comme art spécifiquement juif. Plus largement\, dans notre monde actuel\, détenu comme jamais par la communication collective des images\, l’abstraction n’est-elle pas toujours incomprise\, déniée\, tenue pour dépassée ou ramenée à une variation décorative ? \nL’abstraction\, dans l’histoire de l’art moderne et contemporain\, advient juste avant l’horreur de la première guerre et des totalitarismes\, et sera reprise et revisitée\, en Europe comme aux États-Unis\, tout après les abominations de la seconde guerre mondiale (Shoah et bombardements atomiques). Le grand peintre américain Mark Rothko (1903-1970) n’a pas adopté au hasard l’étendue sans image des couleurs effrangées et vibratoires et particulièrement ces pourpres qui dérivent entre l’orangé et le noir. Le Parokhet\, ou voile du temple\, devient le dispositif déterminant de son œuvre\, alors qu’il prend conscience de l’épouvante de la Shoah (rappelons que Rothko arrive à 10 ans sur le sol américain\, en 1913). Dans un texte – The artist’s reality – écrit pendant la 2e guerre mondiale\, le peintre déclare que la mission de l’artiste est la réparation du monde. Il nous paraît évident que l’œuvre d’Anne-Sarah Le Meur est en relation directe avec cette abstraction radicale\, celle du voile vibratoire sans images. \nDevenue une voie d’émancipation artistique entre 1910 et 1915\, l’abstraction met en œuvre une expérience de l’art qui échappe à l’image comme moyen technologique généralisé de reproduction et de diffusion. L’abstraction\, en revendiquant la prévalence du plan du tableau contre la profondeur illusionniste de la perspective\, privilégiant l’expérience intérieure\, questionne ce qui constitue l’image comme puissance de fascination et de persuasion\, à savoir la propagande et la manipulation falsificatrice. Dans les périodes d’effondrement démocratique et de passage à la guerre\, via les épisodes précurseurs de guerres civiles\, émerge ce trait commun : la confusion entre la place des images et la place de l’expérience personnelle\, frappée alors d’interdit\, ni reconnue ni même nommée. \nAinsi\, l’abstraction porte en elle\, foncièrement\, un duel à jamais ouvert : refus des puissances de l’image en tant que double pouvant prendre la place de toute chose et toute créature\, contre la fascination pour l’illusion du vraisemblable En cela\, elle est profondément politique. \nDavantage : ce plan qui oscille n’est pas sans figures et\, particulièrement\, chez Rothko comme chez notre artiste\, nous trouvons celles de la négativité : teintes sombres\, obscurité\, ambivalence\, érotique de la couleur\, vide…\, Expérimentées par inversion des degrés de lumière dans les couleurs. Mais ne revient-il pas à l’artiste d’assumer la reconnaissance du négatif comme puissance à l’œuvre\, négatif sinon caché par l’illusion de la figuration ? Pour Rothko\, faire apparaître la puissance du négatif par les moyens de l’art renvoie au Tikkun Haolam : le service de la réparation du monde\, mission de l’artiste. \nDans nos temps chaotiques\, après ce premier enfermement-confinement\, démultipliant les séances de télé-présences et autres systèmes d’image à illusion\, par l’alliance libérale d’un empire du visuel avec une communication collective appauvrie\, dans une atmosphère de fascination pour les techniques de remplacement de l’homme en ses images\, avatars et robots\, cet élément nous revient brutalement : quelles sont notre conscience et notre responsabilité\, à chacune et à chacun ? L’artiste\, si incompris et maltraité aujourd’hui\, en dépit des proclamations\, rendu invisible ou forcé à communiquer de façon outrancière\, ne devrait-il pas retrouver cette profonde vocation désignée par Rothko ? \nAlors même qu’Anne-Sarah Le Meur utilise les outils numériques\, désormais mondialisés\, permettant une circulation insensée des images en lieu et place de la possibilité de dire ou d’être\, elle nous reconduit à cette expérience du voile aniconique (ie : sans images). Ce voile\, en tant que seuil vibratoire\, interdit la fusion et proclame l’intervalle vide (appelé par Rothko « le quelque part entre »). Il proclame la résistance du sujet aux forces inquiétantes et hypnotiques de la communication et de la consommation généralisées des images. Par l’assombrissement des rouges et l’opposition indécidable entre le pourpre violacé (TeKèleT) et le pourpre incarnat (ArGaMaN)\, ce voile\, retravaillé de façon laïque et immanente par notre artiste\, impose de nous tenir à une distance contemplative et méditative de toutes les oppositions morales et\, particulièrement celles des figures archaïques du bien et du mal. Cette distance permet alors le suspens nécessaire de l’agir. Ainsi\, Anne-Sarah Le Meur nous invite à considérer que la vocation de l’art n’est pas de refléter les décisions du pouvoir. \nLe philosophe Jacques Derrida regardait l’expérience du voile du temple comme la possibilité de soutenir en nous la tension entre le voilement et le secret. Il en faisait même un état déterminant de l’acte artistique pour le séparer du spectacle et de la consommation sans fin des images\, au profit d’un éprouvé de l’intervalle que rien ne vient occuper : détachement de l’homme de sa réduction aliénée d’exténuateur-consommateur face à tout de qui existe\, jusqu’à ce quil n’en reste plus rien : terre desséchée et artifices technologiques qui tournent à vide… et plus rien ! \nJean-Rodolphe LOTH – juin 2020 \nCritique d’art pour Octopus\, Précis artistique des mots de bouche
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SUMMARY:Exposition Jean Yves Cousseau « Pas perdus »
DESCRIPTION:Exposition du 25 juin au 1er août 2020.\nL’artiste sera présent jusqu’au 28 juin 2020\nEntrée libre \n \nPAS PERDUS\nSur le passage de Guy Debord\nà travers une assez courte unité de temps\n« Les tromperies dominantes de l’époque sont en passe de faire oublier que la vérité peut se\nvoir aussi dans les images. »\nGuy Debord\, Panégyrique\, tome second\, 1997 \nL’ouvrage Pas perdus\, dont cette exposition rend en partie compte\, est à la fois un livre photographique et une anthologie littéraire.\nJean Yves Cousseau a composé cette anthologie à partir d’une liste de 63 auteurs – de Dante à Cocteau – que lui a confiée en 1987 Guy Debord\, théoricien de l’Internationale Situationniste. Ce potlatch lui échut en retour de Lieux d’écrits qu’il venait de publier et de lui offrir ; cet ouvrage\, tant photographique que littéraire\, fut élaboré autour de 39 écrivains ayant séjournés à Paris ou en Île-de-France. \nCher Jean-Yves\,\nJe te remercie pour Lieux d’écrits\, et si je ne t’avais pas encore dit tout le bien que j’en pense\, c’est parce qu’il est évidemment mieux d’en parler de vive voix. […]\nVoici\, pour ton volume II\, une liste de 60 noms (+3). On peut donc prévoir du déchet. J’ai mis en capitales une vingtaine de noms qui\, en cas de moindre succès\, pourraient faute de mieux constituer un « indispensable complément »\, pour corriger « l’injustice » de la première liste des 39. […]\nAmitiés. Guy \nCette liste d’écrivains\, malencontreusement égarée dans les méandres de la vie nocturne parisienne\, fut retrouvée par Jean Yves Cousseau\, après la mort de Guy Debord\, dans sa correspondance\, laquelle venait d’être intégralement publiée aux éditions Fayard.\nLes « morceaux choisis » qu’il propose dans Pas perdus dialoguent avec ses photographies. Allusives\, jamais illustratives\, celles-ci livrent dans leurs formes les plus diverses\, des plus « classiques » aux plus « iconoclastes »\, son propre passage à travers ces trente dernières années. Noir et blanc ou couleur\, argentiques ou numériques\, coloriées ou imprimées\, préservées ou oxydées\, l’assemblage de ces différents états photographiques\, comme celui des images et des textes\,\nnous révèlent des perspectives temporelles multiples. \n« Si ce foisonnement\, ce métissage\, traduisent la seule chose commune à toute vie\, l’incessante alternance de clairs et d’obscurs menant à l’inéluctable issue\, je ne sais pourquoi l’on serait plus difficile avec un assemblage protéiforme qu’avec une oeuvre monolithique\, si ce n’est pour se rassurer. » \nEn recomposant les traces photographiques disparates qu’il en a conservées\, Jean Yves Cousseau non seulement dévoile les chemins de traverse qu’il a empruntés mais rend sensibles les mutations qu’il a accomplies durant ce temps écoulé entre sa rencontre avec Guy Debord et la gestation de son ouvrage. Cette « assez courte unité de temps » – biographique – répond à un très grand nombre d’années – historique –\, la pérennité littéraire conversant avec le momentané photographique\, l’Histoire faisant écho au vécu singulier.
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SUMMARY:Exposition Agnès Jennepin  « Les effrontées »
DESCRIPTION:Ouverture de l’exposition le 18 juin en présence de l’artiste.\nExposition au sous-sol jusqu’au 1er août 2020.\nEntrée libre \n \nLes effrontées \nElles sont styliste de mode\, architecte\, aviatrice\, physicienne\, géologue\, avocate\, footballeuse\, actrice\, peintre\, sculptrice ou écrivaine. Elles s’appellent Coco Chanel\, Gae Aulenti\, Amelia Earhart\, Marie Curie\, Florence Bascom\, Gisèle Halimi\, Ada Hegerberg\, Hedy Lamarr\, Pauline Boty\, Camille Claudel et Daphnee du Maurier… Ce sont Les Effrontées\, des portraits de femmes d’exception qui se sont inscrites dans leur temps par leur travail et leur vision du monde\, chacune dans sa spécialité. Certaines sont devenues mondialement célèbres\, d’autres ont été en partie occultées par leurs homologues masculins\, d’autres enfin ont fait l’objet d’un oubli progressif. Mais les choses sont en train de changer et c’est sous la forme d’un autre récit qu’Agnès Jennepin a conçu ces portraits. Les Effrontées sont autant d’hommages d’une femme à d’autres femmes placés sous le signe de la dualité : en noir et blanc mais aussi en couleur\, à la fois figuratifs et abstraits\, entre dessin et peinture\, entre apparition et disparition.\nPour comprendre la démarche de l’artiste\, il est important de préciser que le point de départ de ces portraits de femmes est\, sauf exception\, la photographie.\nIl arrive qu’elle ait recours à l’imaginaire pour certains portraits de femmes comme celui de Peseshet\, femme médecin ayant vécu en Égypte antique sous la IVᵉ dynastie et qui est\, à ce jour\, la première doctoresse connue dans l’histoire de l’humanité.\nDans ses portraits\, elle reprend l’immédiateté du rendu photographique dans le sens où ses visages sont traités en noir et blanc et où leur rendu lisse possède cette dimension de trace et\, tout à la fois\, de perte propre à la technique de la photographie. Le remarquable portrait intitulé Coco est particulièrement métaphorique à cet égard : il donne à voir une Gabrielle Chanel mélancolique\, perdue dans ses pensées\, presque hors d’atteinte comme le sont les souvenirs enregistrés dans de vieux clichés.\nLe processus adopté participe pleinement de cette esthétique de la disparition puisque l’artiste procède par un travail de soustraction de la matière à l’inverse de la technique de la peinture qui consiste à rajouter des couches. Dans un premier temps\, Agnès Jennepin recouvre entièrement son support de papier d’encre de Chine\, puis\, dans un second temps\, elle efface à l’aide d’un détergent le surplus d’encre dans le but de faire apparaître les figures. C’est ainsi que surgit du fond noir Polaire. Il est intéressant de souligner que cette opération d’effacement chimique est réalisée à la javel\, produit domestique par excellence. En rendant visibles ces vie féminines avec un produit ménager\, l’artiste pointe l’invisible travail des femmes au foyer mais elle opère également un tour de force puisqu’elle fait remonter à la surface du papier ces identités féminines qu’elle soustrait à l’oubli. Le visage de Pauline Boty\, seule artiste pop du groupe britannique\, morte à 28 ans d’un cancer et oubliée des récits de l’histoire de l’art pendant 30 ans\, surgit du fond dans un sfumato à la poudre de quartz qui donne une brillance presque cosmétique à ses cheveux et à son visage candide.\nQuant au visage à la fois affirmé et silencieux de l’architecte italienne du Musée d’Orsay Gae Aulenti il pourrait à tout moment être absorbé par l’ombre du fond. Cette subtile dissolution de la frontière entre fond et forme esquissée par Agnès Jennepin n’est pas sans rapport avec le processus de révélation de la photographie. La différence étant que le travail de l’artiste apparaît progressivement et que tout cliché photographique est voué à s’effacer avec le temps.\nOn note que l’artiste prend parfois des distances avec la photographie et que pendant la réalisation\, elle peut transformer certains traits en fonction de la perception qu’elle a de la femme qu’elle représente. D’une certaine manière\, Agnès Jennepin s’approprie le vécu et la personnalité de l’héroïne peinte. Ainsi\, le visage de Camille Claudel est-il allongé et la fixité de son regard intériorisé accentuée\, évoquant son internement et la malnutrition.\nDans tout ce camaïeu de gris\, Agnès Jennepin introduit de la couleur en appliquant\, au niveau des vêtements de ses personnages\, un collage de papier Wenzhou sur lequel elle travaille le motif. Les éléments décoratifs constituent ici un joyeux pattern abstrait qui contraste avec le traitement figuratif plus sobre des visages. Ils sont aussi le prétexte d’un jeu fait d’indices qui visent à faire deviner\, en le caractérisant\, le personnage peint. Les dessins en forme de petits nuages stylisés qui figurent sur le chemisier de la toute jeune Marguerite Duras ont un parfum d’Asie qui n’est pas étranger à son parcours. Par ailleurs\, l’utilisation du collage qui possède une légère épaisseur et une discontinuité plastique s’oppose à ces visages fantomatiques impalpables comme pour rappeler que le vêtement a une pérennité que le corps n’a point.\nDe cette galerie de personnages féminins désireux de produire\, de conceptualiser\, d’interagir avec le réel au même titre que les hommes\, on retient que l’artiste a choisi de réduire les titres aux prénoms des femmes représentées\, ce qui participe à ce jeu de devinette.\nCatherine Macchi février 2020\n(Historienne de l’art \, critique d’art)
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